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Critique du Film : X-Men 2
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Critique du Film : X-Men 2

Avis critique rédigé par Gil P. le dimanche 4 mai 2003 à 1143

Un orgasme cinématographique

Un 2 mais pas une suite
Bryan Singer ne s’en cache pas, X-Men a toujours été prévu comme une trilogie. L’entrée en matière que constituait le premier épisode nous mettait dans l’ambiance, le 2 pose les bases d’un dénouement intenable et la clôture sera probablement grandiose, au vu de cet intermédiaire proche de la perfection tant artistique que du point de vue de l’Entertainment.
Le deuxième épisode est donc le déclenchement d’une guerre qui couvait dans le premier épisode, une guerre souterraine mais où les forces armées humaines sont prêtes à toutes les bassesses pour vaincre l’avènement des mutants.
Dans ce deuxième épisode, côté mutant, on apprécie particulièrement un passage de témoin indicible entre une génération qui a préparé l’avenir et une jeunesse en plein essor qui veut prendre sa part dans ce conflit. Ainsi le trio Pyro (le feu), Iceberg (Bobby – la glace) et Malicia (Rogue – le catalyseur de pouvoir) n’est plus là en tant que témoin mais commence à prendre une part active dans l’intrigue ce qui laisse présager qu’ils devraient être l’un des éléments de l’apothéose de l’histoire.
L’action décrite est en permanence encadrée par une réalisation énergique qui propose une lecture claire permettant de suivre parfaitement tout ce qui se passe. C’est incroyablement bien fait même pour les personnes ne connaissant pas le comics car le réalisateur sait accompagner son public, ne pas tomber trop dans l’admiration de fan mais bien dans une histoire dans le cadre d’un film (au contraire du récent Daredevil).
Singer sait aussi ménager quelques pauses utiles à l’histoire, attachant une importance particulière aux interactions entre ses personnages, en cela il est moins étouffant qu’un Matrix (le 1, nous verrons si le 2 reproduit le même schéma) dont l’histoire n’est pas assez profonde pour souffrir le moindre ralentissement. Ici on parle de richesse scénaristique basée sur des années de comics, et cette adaptation est brillante ! Bien qu’elle saute allégrement des dizaines d’histoires secondaires, l’adaptation a su prendre les plus grandes têtes de pont du comics original pour y asseoir une action certes plus rapide, moins posées mais ou subsiste l’essentiel tant pour les grands principes que pour les rapports entre les membres de l’équipe, entre les ennemis mutants, avec les ennemis humains... Quelques clins d’oeil par dessus tout cela et tout le monde est ravi du résultat.X-Men : une histoire adulte
Chaque Comics à sa spécificité, son niveau de réflexion, son code et sa noirceur. X-Men est une métaphore sur l’adolescence, une période où l’on se sent différent des autres et où l’on souhaite être accepté tout en ne pouvant se conformer au moule attendu par l’entourage. Si ce n’est bien entendu que les mutants restent mutants, ils ne peuvent jamais atteindre l’état adulte. Parmi l’équipe, il y a différents tempéraments, de l’instinctif animal (Wolverine) au calme posé de la glace (Bobby) et l’ensemble aligne des capacités permettant de résoudre les problèmes rencontrés. La réflexion sur l’acceptation, sur la bonne entente entre des populations différentes et les positions extrêmes (entre les mutants anti-humains et les humains anti-mutants) est distillée au fur et à mesure de l’action du film à l’image du comics.
Ces propos sont d’une rare violence intellectuelle et prouvent que le matériau original était tout à fait dans le vrai depuis ces 30 dernières années. Les récents conflits et la position américaine actuellement mis à mal aurait pu provoquer un apaisement des propos des scénaristes et pourtant on a le sentiment que c’est plutôt l’inverse qui se produit. Le sentiment visible dans le monde réel est indiciblement présent dans le film : les américains proches des milieux artistiques habitués à réfléchir et à mettre en perspective trouvent des moyens détournés pour parler de l’actualité de leur point de vue, à contrario du pouvoir exécutif en place. L’armée américaine et les vrais décideurs de ce monde en prennent pour leur grade, une notion qui était déjà fortement présente dans la bande dessinée originale.
Ajoutez à cela, après quelques morts dans le premier épisode, une vraie violence physique et particulièrement quelques scènes assez meurtrières ainsi que la mort hommage de l’un des personnages principaux (hommage car ce personnage meurt dans le comics) et vous obtenez un film adulte, loin de la candeur affichée du Spiderman de Sam Raimi.

La conclusion de

Dans un cinéma hollywoodien en pleine mutation, X-Men 2 est la confirmation que le grand spectacle a passé une échelle dans l’évolution, preuve s’il en était besoin que les studios savent protéger les intérêts et que l’Entertainment a repris la voie de la qualité pour la joie des spectateurs. C’est du grand Singer, du grand Hollywood et une vraie joie pour les fans des X-Men que ce deuxième opus, plein d’idées, de clins d’oeil, d’action et de réflexion.

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