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Critique du Film : Wolverine

Avis critique rédigé par Vincent L. le dimanche 3 mai 2009 à 20:53

Juste un navet...

Après les importants succès commerciaux des trois premiers opus de la franchise cinématographique X-Men, il était difficile de croire que Marvel allait laisser sa poule aux oeufs d'or dans un coin, à prendre la poussière. Pourtant, la mise en place d'un quatrième volet semblait tout de même assez peu probable tant le casting original était devenu, depuis le succès des premiers films, financièrement trop onéreux à réunir. Alors que diverses pistes avaient été explorées via des effets d'annonce de la part de la 20th century fox (un reboot, une suite avec une équipe de mutants totalement nouvelle), c'est finalement la solution du spin-off qui a été retenue, c'est à dire celle d'un film dérivé qui ne serait pas nécessairement une suite. Force est de constater que les producteurs ont ainsi parfaitement saisi toute l'essence de la saga X-Men, c'est à dire sa capacité à mettre en scène des films chorale basés sur des personnages piliers charismatiques capables, par la suite, de porter sur leurs épaules des long-métrages leur étant consacrés.

Honneur au plus emblématique de tous les mutants pour ce que l'on sait déjà être le premier volet de la saga Origins : Wolverine. Brute au grand coeur souvent présentée comme le favori du public, Wolverine présentait nombre d'atouts pour initier cette nouvelle saga : un personnage charismatique, un passé mystérieux à peine effleuré dans X2 et surtout l'envie de Hugh Jackman d'enfiler une quatrième fois les griffes d'adamantium de Logan. Parti d'un point de départ correct, à défaut d'être franchement transcendant, le projet s'est malheureusement très vite présenté comme bancal à cause de l'envie affichée des producteurs de vouloir donner les commandes de ce spin-off à des yes-men comme Brett Ratner ou Len Wiseman ; l'annonce de l'engagement de Gavin Hood, réalisateur des tout de même très surestimés Mon nom est Tsoti ou Détention secrète, n'aura ainsi que trop bien servi le projet : est-ce qu'à l'instar de Bryan Singer, qui n'avait à l'époque du premier jamais tourné de film de studio, Hood allait ramener la franchise X-Men dans les sentiers du blockbuster intelligent, loin des dérives bourrines et crétines de l'Affrontement Final ? Le résultat final laisse malheureusement regretter que Ratner n'ai pas été de la partie. En effet, ce dernier, à défaut d'avoir le moindre sens artistique, a au moins le mérite de savoir correctement utiliser une caméra.

Wolverine, c'est ainsi cent cinq minutes de pure déception, et ce à pratiquement tous les niveaux. Tout ce qui pouvait être évoqué dans la bande-annonce du film, et qui donnait envie de voir le résultat final, de l'aspect épopée à l'amitié liant Wolverine à Dent de Sabre en passant par des scènes d'actions sévèrement burnées, ne s'apparente ici qu'à une immense suite d'échecs, au premier rang desquels se trouve un scénario étonnament médiocre. En effet, si les tenants et aboutissants de cette histoire étaient déjà exposées dans X2, on pouvait être en droit d'en attendre un minimum de construction scénaristique. C'est ainsi que David Benioff et Skip Woods ont pris le parti de concentrer la majeure partie de leur histoire sur la vengeance de Logan après sa transformation en Wolverine plutôt que de s'appensantir sur les raisons qui le poussent à cette transformation. Résultat, le personnage se trouve doté d'une psychologie de pacotille ainsi que d'un intellect très limité qui le fait passer pour le dernier des crétins. On aurait ainsi préféré que le scénario travaille un petit peu plus la personnalité de ce mutant que l'on supposait jusqu'ici complexe (à tort, malheureusement), notamment en se concentrant sur ses siècles de vie plutôt que de les expédier durant les deux minutes du générique. Il en résulte que le personnage n'est jamais construit, que sa relation avec son frère est à ce point inexistante que l'on pourrait aisément croire qu'il se sont rencontrés cinq minutes avant la première scène, que rien de ce qui peut être montré n'évoque jamais chez le spectateur la moindre émotion voire, simplement, la moindre compassion pour ce qui peut arriver à ce neuneu de Wolverine.

A l'instar de X-Men 3, on trouve à graviter autour du personnage principal un certain nombre de "nouveaux" mutants qui ici s'apparentent plus ou moins à des figurants. Pratiquement tous visuellement ridicules - la palme revenant haut la main à Deadpool - ils sont de plus desservis par les aléas d'un scénarios s'acharnant à les ridiculiser lors de scènes peut-être censées être cools, mais en pratique s'avérant posséder un potentiel comique involontaire assez incroyable. C'est ainsi que dans les premières séquences, on assiste bouche bée à une succession de saynètes censées nous montrer les pouvoirs des mutants de la dream team du Colonel Stryker. Entre Wade qui nous fait l'hélicoptère au katana, Zéro qui tombe plus vite que ceux qu'il tue ou les poses à la Annie Pujol d'Emma Frost, tout ce qui tente de jouer la carte du cool est immanquablement raté. Il faut avouer qu'à ce niveau, le casting est assez unanimement mauvais ; si l'on excepte la performance très correcte de Liev Schreiber et la facilité qu'a Hugh Jackman à tenir son rôle, Danny Huston campe un Colonel Stryker grotesque qui ne semble rien avoir à voir avec celui interprété par Brian Cox, Taylor Kitsch traine son charisme d'acteur télé dans les vêtements colorés d'un Gambit stupide et Ryan Reynolds, après ses contre-performances de Blade 3 ou d'Amityville, confirme tout le mal que l'on pouvait penser de lui.

Derrière la caméra, Gavin Hood fait preuve d'un manque de talent assez consternant. Si son traitement de l'histoire rappelle les énervantes facilités dans lesquelles avaient déjà sombré ses autres longs-métrages - propension à sombrer dans le pathos facile, utilisation à outrance des ralentis, traitement caricatural des relations humaines et, surtout, des relations amoureuses - il est assez regretable de constater un flagrant manque d'ambition dans le traitement des scènes d'action. Pas franchement originales, ces scènes accusent de plus d'un manque de rythme assez flagrant. S'appuyant sur des effets spéciaux qui vont du très moyen au totalement raté - mais comment ont-ils pu rater les griffes de Wolverine, élément pourtant central du long-métrage ? - Hood ne réussit jamais à contrebalancer la faiblesse globale du scénario par des séquences visuellement époustouflantes, à l'image du subterfuge qu'avait utilisé tant bien que mal Brett Ratner dans X-Men L'affrontement Final.

On pourra enfin largement pester contre le manque de respect dont fait preuve le script de Benioff et Woods vis à vis des longs-métrages précédent, et plus particulièrement au regard du X2 de Bryan Singer. Censé se passer dans les années soixante-dix, le film accuse d'une avancée technologique assez aberrante : entre les véhicules utilisés et le niveau scientifique atteint en génétique, on croirait sérieusement que le film se passe de nos jours. A côté de cela, les évènements présentés ici, lorsqu'il sont mis en exergue avec les paroles de Stryker dans X2, posent un certain nombre de question ; on se demande notamment où est l'animal qu'évoquait Stryker lorsqu'il parlait de Wolverine, ce dernier n'étant pas spécialement plus brutal qu'à l'habitude. Enfin, Dent de Sabre, bien que clairement supérieur à celui présenté dans le premier X-men, ne semble pas être le même personnage, aucune péripétie n'expliquant le brusque changement de personnalité ou le fait que ce dernier ne semble plus reconnaître son frère. A côté de cela, les quelques clins d'oeil aux films - telle l'apparition de Patrick Stewart - bien que sympathiques, n'arrivent jamais à remonter le niveau et à sauver le film d'une médiocrité quasi-totale.

20

Peut-être Bryan Singer avait-il mis la barre trop haut, toujours est-il que ce X-Men Origins s'apparente au final a un gros pétard mouillé. De ce que pouvait laisser espérer la bande-annonce, il ne reste que diverses images éparpillées ici et là au milieu d'un long métrage tout simplement nul. Ni émouvant, ni rythmé, ni même un minimum cohérent, Wolverine est tout simplement à mettre au niveau d'un quelconque Ghost Rider.

Critique de publiée le 3 mai 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • Liev Schreber et Hugh Jackman, corrects.
  • Parfois involontairement drôle.

Que faut-il oublier ?

  • Réalisation terriblement insipide,
  • Scénario nul et mal construit,
  • Personnages fades ou ridicules,
  • Effets spéciaux laids,
  • Relation Wolverine/Dents de Sabre ratée,
  • Incohérent par rapport aux films.

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