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Critique du Film : L'affrontement Final
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Critique du Film : L'affrontement Final

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 8 juin 2006 à 0847

Foire aux mutants!

Le temps est passé. Les mutants sont toujours là. La répulsion a cédé lentement la place à une tolérance qui a donné l’occasion aux mutants d’essayer de s’intégrer dans la société. Mais l’épreuve est difficile. Considérés comme des handicapés, des malades, nombre d’entre eux vivent très mal leur vie professionnelle et sociale. Aussi, lorsque est créé un sérum permettant de supprimer les mutations d’un individu sans le blesser, ils sont nombreux à se porter volontaire pour subir le traitement. De son coté, perdu dans sa folie paranoïaque, Magneto considère ce remède comme une nouvelle atteinte à la survie d’une race qu’il estime supérieure. En compagnie de ses plus proches amis, et avec l’appui du puissant Phénix, il décide de mettre un terme à l’expérience.
Tout le monde sait que reprendre à la volée le cours d’une franchise aussi importante que celle des X-men n’est pas chose aisée. Marqués par la patte de Bryan Singer, les deux premiers opus étaient d’intéressantes, mais pas inoubliables, expositions romanesques et dramatiques sur la condition de super héros. Une narration originale et humaniste qui mettait plus en relief le débat éthique sur les notions de différence et de tolérance que les – excellentes – démonstrations surhumaines des principaux protagonistes. Une prise de risque certaine, effectuée en toute conscience par la Fox et le réalisateur, lorsque l’on sait que la tranche d’audience visée par les adaptations de comics se situe en plein cœur des milieux ados et des post-ados. Et, malgré ces choix, ces deux premiers épisodes, en plus de réelles réussites dramatiques – on peut discuter des qualités techniques de réalisation, pas toujours à la hauteur de l’ensemble, notamment dans le premier volet – remportèrent également un net succès populaire. Une alchimie qui réussit le miracle de réunir les avis de la critique et du public.
Ne soyons pas obtus. Ces aspects, ces singularités, Brett Ratner - le cinéaste qui a repris pour ce dernier volet le flambeau des mains de Bryan Singer - les connaissaient parfaitement, ainsi que tous les autres éléments narratifs – notamment le milieu scolastique un peu bourge - qui ont construit les particularismes de la franchise ciné X-men. Encore fallait-il qu’il se sente capable de restituer et de développer plus avant les mêmes enjeux, à savoir le dénouement de relations intimistes entre les quelques principaux personnages de l’histoire. Il n’a pas vraiment pu tenter sa chance, et je me fais désormais l’avocat du diable en affirmant que même Singer, avec un script pareil dans les mains, n’aurait pu y arriver. La faute à ce scénario aussi enflé que la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le bœuf.
Pressé sans doute par une production qui voyait en la surenchère référentielle une méthode idéale pour attirer les dollars – et les euros – des fans, le scénariste Zack Penn (Elektra) a finalement accouché d’une histoire fourre-tout à la trame narrative bordélique et superficielle. Trop de personnages secondaires inutiles entravent le développement plus avant des relations entre les principaux acteurs du drame et les relations mises lentement en place dans les deux premiers volets sont purement expédiées. Les opportunités favorables à l’apparition de démonstrations émotionnelles fortes apparaissent souvent – la ‘’normalisation’’ de Mystic, la ‘’destruction’’ de Cyclope et le départ de Xavier –, mais peu confiant en ses atouts, Brett Ratner se dégonfle et les sacrifient sur l’autel d’un spectaculaire qui ne l’est pas tant que ça.
Je ne suis pas un expert en comics, je laisse donc le soin à Han, par exemple, de débattre sur le degré de fidélité de l’adaptation. De toute manière, il est probablement plus intéressant de juger un produit au préalable pour sa valeur intrinsèque. Je vais donc m’attarder un peu sur les aspects techniques de métrage. Au niveau des effets spéciaux, ils ne sont pas meilleurs ou plus mauvais que dans les précédents opus mais ils ne bénéficient plus du soutien dramatique d’un scénario et d’un découpage qui aurait pu les mettre en valeur – ou masquer leurs carences. Probablement conscient de ce problème, Brett Ratner a accéléré le rythme dans la salle de montage, abandonnant le style démonstratif à base de champs / contre-champs qu’affectionne Bryan Singer. Cela a malheureusement le défaut de noyer le climax dans une masse de données – beaucoup trop de situations différentes mises en image - trop vite exposées et par conséquence mal assimilées par le spectateur. L’exemple le plus flagrant est l’attaque d’Alcatraz par les mutants, avec des points d’ancrage trop nombreux (Magneto et Phenix, les Gardes face à la foule, le jeune mutant, Angel, le combat des deux mutantes, La course-poursuite entre Kitty et le Fléau à l’intérieur du labo) pour le rythme imposé.
Néanmoins, et malgré tous ces défauts, cet X-men 3 ne mérite peut-être pas le pilori. Il est d’ailleurs probable qu’avec les années, l’ire des fans qui en attendaient peut-être trop s’estompe un peu et que ce film trouve sa place à coté de ses deux prestigieux aînés. Adaptation de comics parmi tant d’autres, le film laisse tout de même admirer ses 150 millions de dollars de budget, avec sa séquence du Golden Gate, ridicule mais spectaculaire – de toutes façons, tous ces super-héros en pantalon moule-burnes et au profil psychologique primaire sont ridicules si l’on s’attarde sur le sujet –, et les quelques démonstrations pyrotechniques du plus bel effet d’une Famke Janssen plus femme fatale que jamais.

La conclusion de

Noyé dans une masse d’histoires parallèles mal négociées, voir bâclées, X-men 3 ne convainc pas. Incapable de mettre de l’ordre dans cette exposition anarchique de personnages à peine esquissés, Brett Ratner se contente de nous offrir un simple – mais onéreux - spectacle de divertissement dans la gamme des Quatre Fantastiques. Pas si nul mais incroyablement décevant pour tous ceux, et parmi eux nombre de fans du comics, qui attendaient beaucoup de ce film.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques séquences spectaculaires
  • La rafraîchissante Kitty Pride
  • Une idée originale pas si nulle que ça

Que faut-il oublier ?

  • Mauvais scénario
  • Réalisation impersonnelle
  • Trop de superficialité

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