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Critique du Film : Le commencement

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 6 juin 2011 à 18:20

Un préquelle à la hauteur des premiers films...

Si l'adaptation de la saga X-Men au cinéma avait débuté sur les chapeaux de roues avec les deux films signés par Bryan Singer, elle avait par la suite sérieusement perdu en intérêt avec un troisième opus franchement débilitant, ainsi qu'avec un épisode Origins pour le moins décevant. Après l'abandon de l'épisode consacré au personnage de Magnéto, et après le départ de Darren Aronofsky de Wolverine 2, la franchise commençait à sérieusement sentir le sapin, et l'on présentait déjà un gentil reboot de la part des producteurs (le casting de la saga étant désormais trop cher pour pouvoir être réuni à l'écran). C'est en partie chose faite avec ce First Class, qui, sans avouer franchement son statut de reboot, lance une nouvelle série de films autour des mutants Marvel, avec des comédiens différents, plus jeunes, moins connus, moins chers. Malins, les producteurs ont ainsi opté pour l'option de la préquelle, où comment faire un film autour des premières armes de personnages devenus mythiques.

Revenu aux commandes de la franchise, Bryan Singer en a profité pour reprendre le contrôle sur sa saga. Exit, donc L'affrontement Final et Wolverine, ce nouvel opus ne prend en compte que les évènements qui se sont déroulés dans les deux premiers films. Si l'on excepte quelques incohérences mineures, le tout se tient suffisamment pour que, désormais, les trois films ne constituent qu'une seule et même histoire (ne cherchez en revanche pas à le relier avec l'opus de Brett Ratner, là, ça ne tient pas une seule seconde). On retrouve donc ce qui faisait la force des premiers films : des personnages plus consistants que la moyenne, des thématiques fortes qui servent de pilier au scénario, des pouvoirs intelligemment utilisés, une histoire moins manichéenne qu'à l'habitude et un casting de haut vol. Et si Singer n'a pas rempilé derrière la caméra, il aura eu l'intelligence de passer le flambeau à un faiseur honnête et efficace, Matthew Vaughn, qui revient derrière la caméra tout auréolé du succès de Kick-Ass.

Si X-men avait lancé de manière qualitative la mode des adaptations de super-héros au début des années 2000, First Class assure correctement la relève en faisant figure de tête de file au regard des médiocres productions actuelles. On pourra, certes, reprocher au scénario de surfer sur la vague du "j'apprend à être un super-héros" (comme l'immense majorité des productions actuelles), il n'empêche qu'il s'appuie tout de même sur une histoire solide (même si classique) : celle de la naissance d'une rivalité entre deux personnages intéressants, Charles Xavier et Erik Lehnsherr. Ainsi, si cette relation était au coeur des deux premiers X-Men, elle est ici expliquée et développée pour donner plus de corps aux deux personnages. Conséquence : le film ne prend finalement toute son envergure qu'avec les spectateurs déjà familiers de l'histoire des X-Men. Définitivement, donc, First Class est un film de fan fait pour les fans, quitte à laisser le grand public sur le ban de touche. Pourquoi pas...

Le problème, paradoxalement, c'est que cette histoire était suffisamment forte pour pouvoir tenir sur plusieurs longs-métrages. Tel quel, First Class est donc prisonnier de son format de one-shot, devant caser un cahier des charges très conséquent au sein d'un seul et même film. Matthew Vaughn, ainsi condamné à devoir tout traiter, ne fait finalement que survoler l'ensemble de ses sujets. Il en résulte que le tout perd une partie de sa profondeur, et notamment dans le fait que la longue amitié entre Charles Xavier et Erik Lehnsherr dure en tout et pour tout deux semaines, délai pendant lequel ils vont aller chercher des mutants, les entrainer, empêcher la troisième guerre mondiale, et où l'un va réussir à se venger quand l'autre va perdre l'usage des jambes. Le programme est chargé, et cela se fait au détriment d'une bonne progression dramatique, ainsi que de la psychologie des personnages, certes belle et bien présente, mais totalement sous-exploitée.

Le tout est d'autant plus dommage que Matthew Vaughn a dégoté, pour l'occasion, un excellent casting. Reprenant les rôles de Patrick Stewart et Ian McKellen, James McAvoy et Michael Fassbender sont tout simplement excellents, leurs prestations ne faisant jamais pâle figure en comparaison de celles de leurs ainés. A leurs côtés, on trouve également nombre de comédiens convaincants, du vétéran Kevin Bacon (trop rare sur les écrans) aux plus jeunes Jennifer Lawrence et Nicholas Hoult, en passant par la très classe January Jones. Si l'on reprochera tout de même l'injection de mutants peu charismatiques - voire ridicules - dans l'équation, il n'empêche que l'ensemble du casting bénéficie d'un niveau qualitatif peu souvent atteint dans ce style de productions, démontrant une fois encore que Matthew Vaughn est un excellent directeur d'acteurs. On pourra, de plus, s'amuser à repérer les nombreux caméos qui parsèment le film, plus ou moins visibles et plus ou moins flagrants.

Enfin, il reste à noter que l'ambiance générale du film s'inscrit dans une ambiance seventies particulièrement réussie. Cela se joue au niveau des costumes ou de la musique (Henry Jackman, dont c'est le premier long-métrage en tant, gagne ses galons de compositeur à surveiller), mais surtout au regard de décors particulièrement inspirés (à l'image de la pièce secrète du personnage de Sebastien Shaw, très cinégénique). D'une manière générale, le film bénéficie d'ailleurs d'un aspect technique soigné, ainsi que d'une réalisation honnête qui, sans jamais aller au delà des canons du genre, s'avère être très efficace. Plus qu'un long-métrage d'action, First Class s'apparente plus à un film d'espionnage renvoyant aux épisodes les plus excentriques de James Bond, et, honnêtement, ça fait vraiment plaisir à voir (enfin un film de super-héros dont le scénario n'est pas calqué sur la concurrence !). Dommage, donc, que le final expéditif laisse un goût d'inachevé dans la bouche.

70

Avec un sujet comme celui-ci, Matthew Vaughn avait de la matière pour au moins deux gros long-métrages. Le problème, c'est qu'en faisant tout tenir en un unique film, passant par toutes les figures imposées pour respecter son cahier des charges, il ne traite finalement que très partiellement son sujet. Résultat, l'histoire va trop vite, les personnages perdent en profondeurs, et les thématiques sont survolées. Néanmoins, ce First Class n'en demeure pas moins être un opus très qualitatif. S'appuyant sur une histoire classique mais solide, et interprété par un groupe de comédiens très doués, ce long-métrage s'impose comme l'un des meilleurs épisodes de la saga au cinéma.

Critique de publiée le 6 juin 2011.

Que faut-il en retenir ?

  • Un excellent casting,
  • Un look 70's réussi,
  • Une histoire classique, mais solide,
  • Une mise en scène sans génie, mais efficace,
  • Dans la parfaite continuité des deux premiers films.

Que faut-il oublier ?

  • Beaucoup de matière, mais survolée,
  • Une conclusion beaucoup trop rapide,
  • S'appuie trop sur un cahier des charges prédéfini,
  • De nouveau mutants peu charismatiques.

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