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Critique du film : Days of Future Past #2 [2014], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le mercredi 14 mai 2014 à 18h04

Singer reprend les reines

Dans un futur pas si lointain, les espèces humaine et mutante ont quasiment été toutes décimées par des machines appelées les sentinelles. Les ultimes survivants, désespérés, au péril de leur vie, tente de remédier à cette tragédie en envoyant, grâce aux pouvoirs de Katherine Pryde (Ellen Page), la conscience de Wolverine (Hugh Jackman) dans le passé. Sa mission : retrouver la trace des jeunes Charles Xavier (James McAvoy) et Erik Lensherr (Michael Fassbender) afin d'empêcher Raven, alias Mystique (Jennifer Lawrence), d'assassiner un certain docteur Bolivar Trask (Peter Dinklage).

On ne peut pas vraiment dire que Bryan Singer s'est facilité la tâche en réunissant les jeunes et vieux X-Men dans un seul film, ayant à gérer au passage une multitude d'incohérences qui s'étaient construites au fur et à mesure de la saga et à prendre en compte un troisième opus qui, en plus d'avoir plus que déçu son public, avait fait disparaître un certain nombre de personnages. Si Singer se sort avec les honneurs de ce sac de nœuds, il reste quelques points en suspens, par exemple le retour d'un professeur Xavier sous les traits de Patrick Stewart qui demeure assez énigmatique (dans mes souvenirs, à la fin de l'affrontement final, Xavier avait transféré sa conscience dans un autre corps que le sien). Reste que cette idée de voyage dans le temps, non de manière physique, mais par transfert de l'esprit entre deux périodes, offre à Singer un terrain de jeu réellement ambitieux, surtout qu'au passage, comme pour X-Men : Le commencement, il va jouer d'une uchronie très habile, s'attardant cette fois sur la période des années 70' et alternant avec un futur apocalyptique qui n'est pas sans rappeler celui qu'introduisait Terminator 2.

D'ailleurs, à l'instar de X-Men 2, attendez-vous à être surpris par l'introduction particulièrement spectaculaire montrant que le réalisateur n'a pas son pareil - ou presque - pour vous mettre en appétit, offrant un plat de résistance aussi marquant de par son apport à l'histoire que redoutable de maîtrise sur un plan technique, au point qu'on regrette parfois de ne pas retrouver un équivalent par la suite. Non pas que les morceaux de bravoure ne manquent pas, mais simplement qu'on pourrait aisément se repasser en boucle et indéfiniment les 10 premières minutes. Alors qu'à l'inverse on pourra reconnaître un léger ventre mou au milieu du métrage.

Tornade de retour

Parmi les petits regrets, on pourra évoquer le cas de Wolverine. Non pas que le personnage perde de sa puissance,  le souci est autre et dû à sa forte notoriété. Le X-Men : Le commencement de Matthew Vaughn avait en effet cet avantage d'être un vrai film d'équipe ou chaque pouvoir des mutants venait à se compléter. La raison en était simple, Hugh Jackman ne faisait qu'une très courte - et jubilatoire - apparition. Du coup les autres personnages existaient bien plus. Ici cette impression d'équipe - hormis sur l'introduction - est diminuée puisque Wolverine revient sur le devant de la scène, même si cette fois il doit laisser un peu de la place au personnage de Raven / Mystique, Jennifer Lawrence étant devenue une actrice plus que rentable avec le temps, surtout chez les adolescents. Et sur ce point-là, la dame a la grande classe!  Une mise en avant d'autant plus évidente que les mutants son très nombreux dans ce film, beaucoup possèdent leur moment de bravoure, en particulier vif-argent (Quicksilver) qui apparait courtement, mais de manière à ne pas se faire oublier du spectateur (son passage éclair étant l'un des moments le plus funs et déjantés du film), mais du coup le scénario a tendance à schématiser quelque peu les rapports entre chacun. Par exemple, les relations entre James McAvoy et Michael Fassbender sont beaucoup moins travaillées que sur X-Men : Le commencement et sont réduites à ce qu'on savait déjà d'eux même si le scénariste/producteur Simon Kinberg (Jumper, X-Men - L'affrontement final) tente d'apporter un trauma à Xavier en lui demandant de choisir entre retrouver l'usage de ses jambes et ses pouvoirs de mutants. John Ottman apparait aussi assez fainéant dans la composition de ses thèmes musicaux, dont seul le générique de début et de fin vient à nous rappeler à quel point le thème du regretté Michael Kamen était fortement épique et marquant. Cela reste dommage, car on peut se souvenir que Ottman avait accompli un travail plus que satisfaisant sur le deuxième film qui marquait aussi sa première des nombreuses collaborations qu'il aura avec Singer, du moins musicalement puisqu'il se trouve aussi être son monteur attitré depuis Usual Suspect. Peut-être a-t-il cette fois manqué de temps pour offrir un travail musical un poil plus marquant.

Xavier et Xavier face à face

Maintenant, difficile de dire que X-Men: Days of Future Past n'est pas un pur délice, le haut du panier du film de super-héros, avec un casting tout d'abord admirable, mais aussi une multitude de choses qui fonctionne parfaitement, comme les sentinelles (que ce soit celles du futur ou celles des années 70), ou encore tout l'apport de placer l'intrigue dans un contexte historique que l'on connait et s'amuser de se dire que Magneto alias Erik Lensherr a pu participer à la mort de Kennedy, de savoir que nous sommes en pleine période où Richard Nixon est au pouvoir et venait juste de mettre fin à la guerre du Vietnam et enfin de découvrir un Paris ou le disco - en particulier Claude François - était pleinement à la mode. Sans compter que le final va réjouir les fans. Mais surtout, il apparait indéniable que dès que Singer est rattaché à l'univers des X-Men, celui-ci s'en trouve grandit, le moindre plan, le moindre mouvement de caméra semble fait pour apporter quelque chose amenant à servir un personnage ou des enjeux, ce qui permet d'amener parfois de la profondeur ou de l'émotion là où celle-ci n’apparaît pas toujours dans les dialogues, voire de base dans le script, tant cet aspect semble si personnel au réalisateur qui es un maniaque de l'image et de sa symbolique.

 

À noter par contre que le relief apparaît complètement inutile et que le film aurait très bien pu sortir en 2D comme le reste de la saga.

La conclusion de à propos du Film : Days of Future Past #2 [2014]

Richard B.
85

Si X-MEN: DAYS OF FUTURE PAST ne détrône pas le chef d’œuvre du film de super-héros qu'était le deuxième opus de la Saga - déjà réalisé par Singer - ou encore First Class (dont Singer était producteur, mais mis en image par Vaughn), il se place juste derrière pour procurer un plaisir quasi parfait prouvant si besoin est que Singer est définitivement celui qui sait parler le mieux de nos mutants. Peut-être y a-t-il un léger ventre mou au milieu où qu'une fois encore les multiples bandes-annonces et extraits gâchent un peu la surprise du fait que beaucoup de choses étaient déjà montrées en terme de "spectacle", mais l'ensemble demeure fait avec une intelligence et une maîtrise qui font définitivement plaisir.

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