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Critique du film : The Amazing Spider-Man [2012], par Vincent L.

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 18 février 2013 à 14h57

Spider-man 1.2...

Il y a, dans le projet The Amazing Spider-Man, quelque chose qui ressort de l'ordre de la pure fumisterie : celle de rebooter un film vieux de seulement dix ans pour raconter une histoire dans le fond strictement identique. Comme si, après plus de cinquante ans de parutions, il était impossible de proposer autre chose que l'éternelle histoire de la génèse du super-héros. Changer de réalisateur et d'acteurs, à la rigueur (on se doutait bien que Sam Raimi ne ferait pas du Spider-Man toute sa vie), mais pourquoi ne pas s'attaquer à une autre période de la vie de ce personnage ? En l'occurence, les producteurs n'ont pas souhaité partir sur ce postulat, préférant nous refaire encore une fois le coup de l'homme qui apprend à être un super-héros. Après Iron Man, Captain America, Thor, Les 4 fantastiques, Batman Begins et autres consorts, on se demande si les scénaristes savent vraiment raconter autre chose...

De fait, The Amazing Spider-Man subit de plein fouet la comparaison avec son luxueux prédécesseur. En effet, il ne suffit pas de changer l'héroïne (Mary-Jane Watson remplacée par Gwen Stacy, en pratique, cela revient au même) et de réintroduire les tisseurs de toile mécaniques pour aboutir à un long-métrage structurellement différent. Ici, Peter Parker est encore lycéen, encore brimé par ses camarades, va encore visiter un laboratoire expérimental, se fait encore piquer par une araignée (en l'occurence pas radioactive mais génétiquement modifiée, attention au détail qui tue), développe encore des pouvoirs qu'il va apprendre à gérer, se sent encore surpuissant avant que son oncle meurt encore, lui faisant encore prendre conscience des conséquences de ses actes, ce qui l'amènera encore à devenir Spider-Man. Et si tout n'est pas un copier-coller à 100% identique, force est de constater que l'histoire qui nous est racontée est fondamentalement la même.

A cause de cela, The Amazing Spider-Man s'avère quelque peu ennuyeux, et, finalement, n'arrive à vivre que dans la comparaison avec le Spider-Man de Sam Raimi. Oui, tels ou tels aspects sont indéniablement meilleurs, et non, tels ou tels autres sont bien plus ratés, mais en dehors de cela, le long-métrage de Marc Webb peine à avoir une existence autonome, conséquence d'un produit marketing résultant plus d'une volonté commerciale que d'envies artistiques. Pour le spectateur, l'impression de redite est fatale, et ce d'autant plus que cette génèse du héros n'est pas expédiée, mais prend largement le temps de se faire (comme chez Sam Raimi en fait). Pour peu que l'on ne soit pas un über-fan du personnage, pour peu que l'on se fiche royalement de la différence entre toile organique et toile mécanique, toute cette première partie s'avère globalement sans grand intérêt, plutôt ennuyeuse même du fait de l'absence réelle de nouveautés.

Cela est d'autant plus visible dès lors que les choses deviennent plus sérieuses, que le grand méchant arrive et que le film part véritablement dans l'action. On remarquera d'une part que l'équipe du film a réussi à créer des effets spéciaux nettement moins convaincants que ceux datant d'il y a une décennie. Le Lézard, grand méchant du film, est tout simplement atroce, tant en terme de design que d'animation (on croirait presque que l'on est devant une copie de travail tant les effets spéciaux ont l'air de ne pas être finalisés) ; de même, Spider-Man version FPS semble totalement désarticulé, ses mouvements ne traduisant en rien un quelconque "naturel". D'autre part, les scènes d'action du film, si elles sont correctes (comprenez lisibles et rythmées, mais sans aucun génie), n'ont rien à voir avec la maestria dont faisait preuve Sam Raimi dans ses films (surtout au regard des scènes très réussies de Spider-Man 2).

A côté de cela, reconnaissons tout de même que le film s'avère plus intéressant que celui de Sam Raimi sur quelques points, au rang desquels on mettra sans conteste le casting. Si Tobey Maguire faisait un Peter Parker tout juste correct, Andrew Garfield, quant à lui, s'avère convaincant sur toute la ligne. Malgré son physique de trentenaire le rendant quelque peu ridicule en lycéen, il apporte au personnage une profondeur bienvenue, et une intensité que l'on n'avait clairement pas jusque là. A ses côtés, Emma Stone livre une performance sensiblement semblable à celle de Kirsten Dunst, rendant son personnage attachant malgré sa faible épaisseur. Quant à Rhys Ifans, qui interprète ici le Lézard, il donne à son méchant suffisamment d'aplomb pour contrebalancer les faiblesses d'écriture, et ce même s'il ne fait finalement pas de miracle (le personnage est plutôt plat et inintéressant).

On notera également que, derrière la caméra, Marc Webb livre une réalisation soignée et, en dehors des scènes d'action, pose sur les divers personnages un regard permettant de leur donner plus d'envergure. Doublé d'un traitement clairement plus sombre (l'héritage de Christopher Nolan, qui se situe à contrepoint du traitement cartoonesque de Sam Raimi), cela permet de donner à The Amazing Spider-Man un ton plus grave, ce qu'avait clairement échoué à faire Sam Raimi dans le désolant Spider-Man 3. On notera enfin que l'aspect feuilletonnesque relatif au mystérieux passé de Peter Parker, introduit dans ce premier film, ne trouve aucun traitement convaincant (les dialogues y afférent n'apportent absolument rien, la scène post-générique est assez inutile), mais parvient à poser des bases a priori suffisamment solide pour que l'on puisse espérer que le futur deuxième volet raconte enfin quelque chose de nouveau.

La conclusion de à propos du Film : The Amazing Spider-Man [2012]

Vincent L.
55

Sorti dix ans plus tôt, nul doute que notre avis sur ce film aurait été un peu plus positif (sans être transcendant non plus). En l'état, comme il se contente de raconter une histoire globalement similaire à celle de son récent prédécesseur, il souffre d'une impression de redite le rendant quelque peu ennuyeux. Nous voilà donc repartis pour revivre une nouvelle fois la transformation de Peter Parker et son apprentissage de sa condition super-héroïque, le tout s'appuyant sur des éléments toujours aussi basiques. Certes, le traitement est plus sombre, et le tout se rapproche un peu plus du comics d'origine, mais en l'état, l'absence de réelles nouveautés pèse lourdement sur ce long-métrage de plus de deux heures, qui peine à vraiment passionner. Heureusement, la mise en scène soignée de Marc Webb et le jeu inspiré des divers comédiens (le très doué Andrew Garfield en tête) permettent de palier à ces faiblesses pour proposer au final un film finalement pas complètement désagréable.

Que faut-il en retenir ?

  • Des comédiens convaincants,
  • Mise en scène soignée,
  • Traitement plus sombre,
  • Bien rythmé.

Que faut-il oublier ?

  • L'importante impression de redite,
  • Un méchant raté,
  • Des effets spéciaux très moyens,
  • Encore un film sur la genèse d'un super-héros...

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