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Critique de la bande dessinée : Spider-Man :L'Intégrale 1970 #8 [2005], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le vendredi 24 janvier 2020 à 09h00

Le changement dans la continuité pour le Tisseur

L'année 1970 fut charnière pour Spider-Man qui vit l’essoufflement d'une formule et l'arrivée d'un nouveau talent pour prendre les commandes.

L'année 1969 s'était terminée sur une association entre John Buscema et Jim Mooney aux dessins pour transposer les récits de l'indéboulonnable Stan Lee qui sera toujours le seul scénariste à la barre l'année suivante. Spider-Man : L'Intégrale 1970 offre ainsi les douze numéros de la série mensuelle The Amazing Spider-Man de 1970 ainsi qu'un petit bonus datant des Annuals de 1964 et 1965.  Les dessins des numéros de janvier à septembre sont assurés par John Buscema mais aussi par JJohn Romita Sr. par intermittence avec ou sans Jim Mooney pour finaliser. Mike Esposito (sous le pseudonyme de Mikey Demeo) apportera aussi sa touche lors d'un épisode. Cela démontre le poids important pris par Romita Sr. aux côtés de Stan Lee sur une série qu'il a décidément du mal à lâcher puisqu'on le retrouve même pour encrer beaucoup d'histoires. Néanmoins, une décision est prise pour le numéro d'octobre de donner au Tisseur un seul véritable dessinateur en la personne de Gil Kane alors connu à l'époque pour ses travaux chez DC Comics sur Green Lantern et Atom. Une décision véritablement salutaire.

En ce début d'année 1970, Peter Parker sort toujours avec la belle Gwen Stacy même si sa double identité rend vraiment difficile sa relation amoureuse comme sa vie de famille, ses amitiés ou ses études du fait de ses disparitions et absences prolongées quand le danger rôde. La vie amoureuse de Peter Parker va représenter le cœur des intrigues mettant en scène l'adolescent même s'il continue de vouloir prendre des photos pour le Daily Bugle. Pour Spider-Man, l'année est chargée avec surtout deux affrontements au long cours contre le Caïd et le Dr. Octopus avant de se confronter à un politique véreux voulant débarrasser New York de sa présence. Outre les deux ennemis cités plus haut, Spider-Man retrouve aussi le Camaléon comme Electro et va même faire équipe avec un ancien « ennemi », le Rôdeur. Pour ce qui est des nouveaux ennemis, notre héros va découvrir le Kangourou (qu'on préfère ne mentionner qu'une fois par pudeur et immense respect pour Stan Lee...) mais aussi le Conspirateur qui sera présent dans l'histoire consacrée au Caïd. Ce dernier s'épaissit (sans muvais jeu de mot) puisque l'on découvre pour la première fois sa femme, Vanessa Fisk. Enfin, le politicien véreux est aussi un nouveau venu nommé Sam Bullit dont le véritable affrontement est prévu pour l'année 1971. Au niveau des guest-stars, la seule Veuve Noire est de la partie pour un petit événement : c'est en effet dans un épisode de Spider-Man que l'espionne russe adopte le costume/combinaison pour laquelle on la connaît aujourd'hui.

L'année est vraiment divisée en deux pour ce qui est des scénarios comme des dessins pour cette cuvée 1970 de Spider-Man. La première moitié enchaîne des histoires assez sympathiques et d'autres beaucoup plus moyennes sans jamais être complètement ratées grâce au talent de Stan Lee. On reste quand même déçu des nouveaux vilains qui sont anecdotiques ou de l'histoire mettant en scène la Veuve Noire qui est un moyen à peine cachée d'utiliser une série populaire pour en (re)lancer une autre... La suite d'épisodes mettant en scène le Caïd, sa femme et le Conspirateur propose certes beaucoup d'action mais nous replonge une fois de plus dans les guerres de gang déjà trop vues. De même que les histoires de famille du Caïd nous plongent en plein soap-opera rabaissant un peu ce personnage assez mythique. En revanche, une fois que Dr. Octopus entre en scène, cela devient plus intéressant, plus dramatique (peut être aussi plus classique) nous proposant vraiment ce qu'on aime dans Spider-Man. La vie de Peter Parker est toujours aussi plaisante à suivre même si on aimerait un peu plus de lumière pour se sacré poissard. On apprécie aussi grandement le traitement plus noir de New York qui s'apprête à plonger dans des années 1970 plus sombres. Enfin, Stan Lee continue de parler avec subtilité des mouvements étudiants, du racisme et de la guerre de Vietnam démontrant un auteur plus engagé qu'il n'y paraît.

 

La vraie déception de cet Intégrale sont les dessins qui sont un peu laborieux jusqu'à l'arrivée de Gil Kane. Le tumulte en coulisse n'a été résolu qu'au prix d'une sorte d'unité artistique qui fige un peu la série et rend finalement trop lisses les dessins afin d'éviter que les différents dessinateurs offrent des styles trop personnels qui seraient troublant entre chaque numéro... Même si avec nos yeux actuels, les dessins ont pris un coup de vieux, on y voit une sorte de stagnation assez dommageable. Cela n'aide vraiment pas à tirer des histoires souvent poussives. L'arrivée de Gil Kane, à défaut d'apporter un véritable coup de fouet, permet d'apporter un excellent changement dans la continuité. Le dessinateur prend son temps pour proposer son style en partant des excellents travaux de John Romita Sr.. Petit à petit, il s'approprie brillamment les visages des personnages de la série, permet aux coloristes de proposer des teintes plus ternes plus en adéquation avec ce New York plus sombre qu'il dépeint admirablement. Surtout, il propose enfin un découpage des cases plus moderne et dynamique avec des cassures, des pleines-pages, des dessins sortant du cadre... Spider-Man fait un vrai pas dans la modernité !

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : Spider-Man :L'Intégrale 1970 #8 [2005]

Bastien L.
74

L'année 1970 de Spider-Man est de qualité mais reste néanmoins inférieure à ce que toute la série nous avait proposé depuis ses débuts. On sent que ses créateurs étaient légèrement en panne d'inspiration lors de la première moitié de l'année pour un héros surtout porté par le talent de Stan Lee. Les dessins ont pâti des changements trop fréquents de dessinateur avant que Gil Kane vienne remettre de l'ordre avec grand talent.

On a aimé

  • Stan Lee, toujours aussi efficace
  • Une meilleure utilisation de New York
  • Gil Kane venant remettre de l'ordre dans la maison avant de rendre Spider-Man plus moderne

On a moins bien aimé

  • Trop d'histoires dispensables
  • L'embouteillage des dessinateurs pendant une grande partie de l'année
  • Non mais sérieux... Le Kangourou...
     

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