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Critique de la bande dessinée : Spider-Man : L'Intégrale 1964 #2 [2002], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le samedi 12 octobre 2019 à 18h00

L'envol du Bouffon

L'année 1964 fut extrêmement importante pour Spider-Man puisque ce fut la première année complète de sa propre série qui s'offrit même son premier Annual. Mais c'est aussi une année où bon nombre de ses grands ennemis prirent vie la première fois dont le pire d'entre tous...

Ce second Intégrale centré sur l'année 1964 propose donc les 12 numéros de la série The Amazing Spider-Man (pour 13 histoires puisque le numéro de janvier comportait un bonus) et donc son premier Annual comportant une grosse histoire et deux petits bonus. Toutes les histoires sont scénarisées par l'inévitable Stan Lee (qui préface aussi ce copieux volume de 320 pages) et sont dessinées par Steve Ditko à l'exception du bonus de janvier 1964, œuvre de Jack Kirby (principalement à l'œuvre sur les 4 fantastiques à cette époque). Les pères de Peter Parker sont ainsi toujours aux manettes pour cette année 1964 extrêmement riche. Cet Intégrale Intégrale 1964 parut en France dès 2002 (avec des rééditions depuis) est encore une fois un bel ouvrage entièrement traduit avec les couvertures originelles des comics à la fin.

Pour toutes ces histoires, on retrouve logiquement Peter Parker/Spider-Man qui s'affirme de plus en plus en tant que super-héros mais dont la vie privée reste problématique. L'adolescent (lycéen mineur) reste le souffre douleur de son lycée quand bien même il ne se laisse plus faire face aux brimades du sportif Flah Thompson. En ce qui concerne sa famille, sa tante est fréquemment malade nécessitant plus de prudence et surtout des soins qui coûtent chers. Il profite toujours de ses pouvoirs pour être un photographe freelance pour les journaux de J. Jonah Jameson où travaille sa petite amie, la secrétaire Betty Brant. Sa relation avec elle s'avère compliquée du fait de son statut de super-héros anonyme, de son passé mystérieux qui va la rattraper et des intérêts que la belle blonde Liz Allen commence à porter à Peter au lycée. D'autant plus que ses ennemis ne vont pas lui faciliter la tâche étant donné qu'ils sont de plus en plus revanchards prenant Spider-Man pour cible et plus seulement pour un obstacle. Certains vont même s'assembler pour l'éliminer... La popularité dans l'opinion de notre héros progresse mais reste fragile allant de pair avec sa vie privée parfois désespérante. Peter Parker apprend dans le dur qu'il est décidément dur d'être un super-héros et de protéger son anonymat...

Le travail de Stan Lee est encore une fois extraordinaire et devient de plus en plus solide au fil des épisodes. La première partie de l'année 1964 reste assez classique mais peu à peu, l'auteur décide de créer une vraie trame se suivant sur plusieurs épisodes évitant l'écueil du « méchant de la semaine »  avec des histoires en plusieurs parties. On reste épaté devant sa maîtrise du rythme, du suspense et du développement des personnages. La grande force de Spider-Man est Peter Parker en tant qu'adolescent lambda qui est touché par les tracas du quotidien résonnant évidemment beaucoup chez les lecteurs. On sent que Stan Lee s'amuse avec les aventures de ce personnage et nous communique vraiment sa générosité. Il sait clairement qu'il est là pour divertir et on est sous le charme à ne pas pouvoir s'empêcher de tourner les pages pour enchaîner les aventures.  Alors l'ensemble a certes vieilli mais on reste conquis. On pardonne cette romance faiblarde avec Betty Brant ou ces simplifications scientifiques parfois tirées par les cheveux car on se plonge avec délice dans les succès comme les malheurs du héros dont un épisode excellent alors qu'il n'y a aucun combat...

Au rayon des super-vilains, Spider-Man retrouve en cette année 1964 le Dr. Octopus, le Camaléon et l'Homme-Sable. Mais de nouveaux ennemis sont créés comme les emblématiques Electro, Mysterio, Kraven et bien sur le Bouffon Vert dont la première histoire est quand même assez décevante mais qui se rattrape bien ensuite. D'autres ennemis assez mineurs (pour le grand public) apparaissent aussi comme le robot nommé le Cerveau Vivant, le groupe de gangsters les Exécuteurs ou Le Grand Homme. Pour ce qui est des personnages secondaires, Peter Parker fait la connaissances de journalistes comme Frederick Foswell ou Ned Leeds appelés à jouer de grands rôles dans la série plus tard. Pour ce qui est des guest-stars, Spider-Man combat aux côtés (ou contre) les 4 fantastiques (surtout la Torche encore une fois) mais aussi Daredevil et Hulk. Ce dernier prête par ailleurs son ennemi Ringmaster. Enfin, l'Annual est l'occasion de voir la première formation des Sinister Six qui sont un team-up d'ennemis de Spider-Man afin de le vaincre.

 

Le travail de Steve Ditko reste une nouvelle fois très satisfaisant mais n'évolue pas énormément par rapport à l'année 1963 si ce n'est une meilleure assurance. Le découpage des cases reste toujours aussi sage avec néanmoins de nombreuses variantes par rapport aux trois bandes par page qui étaient la norme. Mais c'était l'époque qui voulait ça. Ditko fait encore une fois preuve d'un certain génie pour faire vivre les joutes acrobatiques entre Spider-Man et ses ennemis. Ditko a parfaitement compris que le dynamisme de ses dessins rendait évidemment justices aux scénarios de Stan Lee et nous permet d'être pris par la frénésie des aventures du Tisseur. On peut néanmoins regretter deux choses : le manque de plans d'ensemble de la part de Ditko et les expressions des visages qui restent quand même son point faible. Il faut néanmoins saluer l'artiste sur la longue histoire de l'Annual mettant en scène l'affrontement entre Spider-Man et le Sinister Six qui propose d'excellentes pleines-pages qui en mettent plein la vue... L'Annual est aussi l'occasion pour Stan Lee et Steve Ditko d'enchaîner les caméos d'autres héros Marvel montrant la volonté de Stan Lee de montrer qu'ils vivent tous dans le même univers. Enfin la courte histoire dessinée par Jack Kirby associant Spider-Man et les 4 fantastiques s'avère anecdotique.

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : Spider-Man : L'Intégrale 1964 #2 [2002]

Bastien L.
85

Cette première année complète des aventures de Spider-Man en 1964 est encore une fois une réussite montrant que la licence est née sous la bonne étoile grâce aux talents de Stan Lee et de Steve Ditko. C'est encore une délicieuse plongée dans l'univers des comics des 60's avec un cocktail d'action, de suspense et de science-fiction/fantasy porté par un héros tellement humain.

On a aimé

  • Du pur divertissement
  • Des histoires plus étoffées
  • De superbes dessins

On a moins bien aimé

  • Ca a forcément vieilli
  • Un niveau inégal entre les différentes histoires
  • Travail sur les visages

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