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Critique de la bande dessinée : Spider-Man : l'intégrale 1969 #7 [2004], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le vendredi 3 janvier 2020 à 09h00

69, année acrobatique

L'Intégrale Spider-Man de 1969 est particulier à plus d'un titre que cela soit lié aux histoires de cette année, au casting derrière ces histoires mais aussi sur sa composition même.

Côté coulisses, le créateur de Spider-Man Stan Lee continue de mener la barre de The Amazing Spider-Man (12 numéros pour cet intégrale) en ce qui concerne les scénarios avec à ses côtés le dessinateur John Romita Sr.. qui ne s'occupe finalement que de la mise en scène et des ébauches avec comme intitulé « inventeur ». Ses dessins sont finalisés par le nouveau venu, Jim Mooney, qui remplace un Don Heck peu satisfaisant. Le dessinateur Jim Mooney était alors plus connu pour ses travaux chez le rival DC Comics notamment sur la série Supergirl. Sur la fin de l'année, Romita Sr. est finalement remplacé par John Buscema occupant le même poste après s'être occupé de la série Les Vengeurs. Ce casting offre néanmoins des histoires plus courtes qu'aux débuts car les douze histoires de la série n'excèdent pas les 20 pages. L'Intégrale est ainsi comblé par de nombreux bonus sur de courtes pages qui sont issus des premiers Annuals de la série. Enfin, une histoire tirée de la revue Marvel Super-Heroes datant de 1968, donc détachée du reste, est proposée avec l'habituel Stan Lee au scénario et Ross Andru aux dessins. Un artiste qui sera le dessinateur officiel de Spider-Man quelques années plus tard...

Les aventures de l'année 1969 n'apportent pas de grande nouveautés dans la vie de Peter Parker, il est toujours étudiant, en colocation avec Harry Osborn, en couple avec la blonde Gwen Stacy et sa tante reste toujours aussi sujette à des problèmes médicaux... Néanmoins, la série propose pour la première fois un véritable fil rouge qui s'étale sur 8 histoires (10 si on compte les conséquences) où les ennemis s'enchaînent. Il s'agit de la découverte d'une mystérieuse tablette millénaire dont beaucoup de vilains veulent traduire les inscriptions que cela soit le Caïd (accompagné de son nouveau bras droit Wilson) comme le Shocker qui refont leur apparition. Spider-Man va aussi devoir affronter de nouveaux ennemis issus de l'organisation criminelle la Maggia comme Silvermane, Marko l'Homme-Montagne ou César Cicéron... Notre héros devra aussi affronter le Lézard tout comme un nouveau venu, Le Rôdeur. Deux personnages issus d'autres séries s'invitent tel Vif-Argent (issu des X-Men) que Spider-Man affronte et la Torche qui va lui contre le Lézard. Pour ce qui est des personnages secondaires, seul l'étudiant Josh apparaît permettant de mettre mieux en scène la famille Robbertson et d'intégrer aux histoires les mouvements étudiants comme la défense des droits civiques des noirs américains.

Sans atteindre les meilleurs histoires de la série (l'année 1967 en tête), les scénarios de Stan Lee restent toujours efficaces et l'idée d'avoir un véritable fil rouge aussi longtemps fonctionne parfaitement. On apprécie ainsi l'enchaînement des vilains autour de cette tablette que Spider-Man doit défendre et du terrible secret qu'elle cache. Si l'apparition de la Maggia peut décevoir étant donné que Spider-Man a déjà beaucoup donné face aux mafieux, la conclusion de leur implication est vraiment forte et surprenante montrant que Stan Lee en avait vraiment sous le capot. Ce mélange d'univers réaliste avec de la science-fiction comme de la fantasy fonctionne toujours aussi admirablement. Pour le reste, on apprécie le retour du Lézard aussi implacable que jamais avec une intervention intéressante de la Torche tandis que l'histoire mettant en scène Vif-Argent s'avère assez décevante comme la création du Rôdeur qui fait un peu tâche comparé aux autres épisodes. En ce qui concerne la vie de Peter Parker, rien de bien passionnant dans le sens où rien ne change et que sa relation avec Gwen Stacy reste toujours aussi basique dans son traitement façon soap-opera. On apprécie toutefois la prise de risque en présentant de manière intelligente les mouvements étudiants et les problèmes de racisme dans la société américaine.

 

Les dessins sont meilleurs que ceux de l'année 1968 tant le remplacement de Don Heck par Jim Mooney fut extrêmement judicieux. Mais on ne peut s'empêcher de penser que Spider-Man resplendit bien mieux quand John Romita Sr. s'occupe de tout. Son remplacement par John Buscema se fait néanmoins dans la continuité car le bonhomme est tout aussi talentueux même si la différence ne saute pas forcément aux yeux si ce n'est un traitement différent dans les visages des personnages. Mais pour ce qui est des combats, on nage toujours dans le grandiose et l'acrobatique permettant encore une fois d'offrir des histoires très efficaces qui se dévorent assez rapidement. On apprécie aussi des mises en scène un peu plus ambitieuses notamment dans les mises en page (surtout la fin de l'histoire liée à la tablette) comme des arrière-plans très travaillés. Les progrès par rapport aux premières histoires de Spider-Man sont ahurissants... L'histoire « bonus » dessinée par Ross Andru met en scène Spider-Man envoûté par un éphémère super-vilain (appelé l'Envouteur) se déroulant à la Nouvelle-Orléans pendant le carnaval et faisant intervenir l'étrange Homme Artificiel. Les dessins plus proches du cartoon d'Andru sont intéressants et l'histoire est sympathique mais assez dispensable. Enfin les différents bonus ne dépassent pas vraiment leur fonction et intéresseront surtout les fans.

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : Spider-Man : l'intégrale 1969 #7 [2004]

Bastien L.
81

L'année 1969 de Spider-Man fut intéressante à plus d'un titre redressant ainsi la situation sans pour autant atteindre l'excellence plusieurs fois touchée par Spider-Man. Les fans de comics comme du personnage y trouveront largement leur compte.

On a aimé

  • Du pur divertissement
  • L'apparition d'un fil rouge salutaire
  • Les débuts de John Buscema aux dessins

On a moins bien aimé

  • Des histoires plus courtes
  • Les dessinateurs "de complément" pas au niveau
  • Les bonus dispensables de l'Intégrale

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