Après avoir réchappé de peu à Voldemort pendant la coupe de feu, Harry Potter passe pour un menteur par tous les journaux, le ministre de la magie voulant étouffer la nouvelle que celui dont on ne doit pas prononcer le nom est de retour. Sa prérentrée ne se passe pas bien, comme souvent, puisque lui et son cousin sont attaqués par des détraqueurs, l'obligeant à utiliser la magie devant un moldu. Il doit comparaître devant le tribunal de magie...

Harry Potter a grandi. C'est dans ce cinquième épisode du petit sorcier que vient un certaine maturité. On doit constater que
Daniel Radcliffe prend maintenant toute la mesure de son rôle en incarnant ce jeune adolescent (pas loin d'être un jeune homme). Et même si la différence d'âge entre l'acteur et son personnage grandit avec le temps, Radcliff compense certainement par une meilleure composition son incarnation du sorcier. Harry Potter grandit, il embrasse même comme un chef, un vrai baiser de cinéma.

La bonne surprise est le professeur Ombrage, collant parfaitement au personnage du roman, avec ses manières, son quasi éternel sourire crispé.
Immelda Staunton est très à l'aise dans ce rôle d'Ombrage, qui semble être taillé sur mesure.

On retrouve
Ralph Fiennes, qui décidément est très convaincant en Voldemort. Puis
Gary Oldman et
Alan Rickman, toujours aussi excellents dans leur rôle respectif. Seuls
Rupert Grint et
Emma Watson semblent inexistants dans leur composition.

Mais la vraie réussite vient des effets spéciaux qui sont particulièrement soignés, au point que les personnages semblent faire partie du décor.

Difficile de mettre 900 pages en moins de 2h, si bien que le film semble à la fois fidèle dans ce qui a été retranscrit, et trop court à cause des coupes inévitables pour que commercialement ce film soit exploitable, mais globalement on retrouve l'esprit du roman. Mon bémol vient de l'atmosphère qui me semblait beaucoup plus sombre dans le roman que dans le film.
Au global, une semi déception quant à l'ambiance générale.