75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°7 : Reconfigurez votre Adblock d'un coup de baguette magique. Harry P. l'a fait et n'a pas eu de séquelles.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Les Derniers parfaits >

Critique du Roman : Les Derniers parfaits

Avis critique rédigé par Manu B. le dimanche 17 février 2013 à 19:26

Maleficum

"Un bloc de pierre jeté par une catapulte de la citadelle s'éleva dans les airs et retomba presque à la verticale. Plaqué à terre par la violence du choc, le second homme de la chaîne regarda tout ce qui restait de son camarade de devant: un bracelet de fer noir, une main aux ongles crasseux et un moignon de bras déchiqueté à hauteur de coude..."

Le royaume de France tout entier est menacé. Les légions d'Occitania, les sombres Catharis, ont commencé à repousser les frontières françaises et se préparent vraisemblablement à se porter plus haut dans le nord. Dans cette période sombre de combats sur fond de guerre de religion, quatre pauvres hères se retrouvent enchaînés les uns aux autres et l'opportunité d'une évasion se fait alors jour. Ils doivent donc coopérer pour pouvoir échapper à leurs geôliers, ce qui ne se fait pas sans mal tant les caractères des héros sont aux antipodes les uns des autres. Eux que tout opposerait dans la vie normale doivent mettre en commun leurs ressources mentales et magiques...

Paul Beorn s'est fait connaître en 2010 avec son diptyque La pucelle de Diable-Vert (La perle et l'enfant et Le hussard amoureux), l'amusante aventure d'une jeune fille au caractère bien trempé et qui se permet le luxe de sauver le monde. Son dernier roman, les derniers parfaits, lui aussi paru aux éd. Mnémos, conte l'histoire de quatre prisonniers improbables en route pour l'histoire. L'auteur est sur la bonne voie.

Le Catharisme est un mouvement chrétien qui s'est opposé au pouvoir central, l'Eglise catholique romaine, en Europe occidentale dès le XIème siècle. Il y est fait mention de "Bons Hommes" et de "Parfaits". La "croisade des Albigeois" a sonné le glas de cette doctrine, par une sorte de chasse aux sorcières perpétuée par le clergé local puis l'Inquisition.
De ces faits historiques, Paul Beorn a imaginé une histoire alternative, où à la fois des évènements climatiques et d'ordre magique ont changé le cours de l'Histoire.
L'Europe n'existe plus telle qu'on la connaît. Des nouveaux contours la découpe depuis qu'un grand bouleversement est apparu il y a quelques décennies. Il a pour origine une utilisation malheureuse et tragique de la magie que chacun des habitants de ce monde possède en quantité différente. Cette magie a généralement pour symbolique un animal, un ours, une fouine, un chat ou autre, qui résume en quelque sorte la nature de ce pouvoir et identifie son propriétaire à un caractère bien donné.
Dans ce monde, quatre personnages essaient de sauver leur peau alors qu'ils sont prisonniers. La chance leur permet cependant de s'échapper à la faveur d'une nuit. Mais ils n'ont d'autre choix que de s'aider à quitter les lieux.

Ce roman est étrange. On a l'impression d'un beau potentiel un peu gâché. Autant le contexte - la fenêtre historique - semble intéressante pour créer une aventure tout ce qu'il y a d'alléchante, autant elle semble mal exploitée. Etait-il nécessaire de changer autant l'Histoire ? Pourquoi y ajouter des Démons supplémentaires ?
Ce sentiment mitigé accompagne un regret pour ceux qui commencent à connaître la plume de l'auteur. Car question personnages, dialogues et rebondissements, tout s'imbrique de la meilleure des façons. Le tout se lit de manière fluide. Les réparties des personnages au caractère bien trempé fusent selon une musique qui ne faiblit pas (On dira ce qu'on voudra mais on retrouve un peu de l'héroïne de la pucelle dans le personnage de Mousse). Du panache, du panache ! Paul Beorn fait du chevaleresque à la façon de Dumas et il le fait plutôt bien.

D'où cette question: pourquoi avoir travesti ce background si prometteur ?

75

S'éloignant du personnage léger de La pucelle de Diable-Vert, Paul Beorn donne vie à des personnages plus complexes dans un contexte plus sombre.
Dans ce deuxième (ou troisième) roman, on le sent plus à l'aise dans ce médiéval fantastique très proche de notre histoire réelle. L'ensemble est plus riche et abouti.

Critique de publiée le 17 février 2013.

Suis nous sur facebook !

Notre critique vous a convaincu ? Pourquoi ne pas l'acheter ?

Nous vous proposons de comparer les prix de ce produit sur différents sites d'achats en ligne dans lesquels vous pouvez avoir confiance. Constituez votre panier grâce aux liens suivants qui vous proposerons différentes éditions ou des produits similaires.

Trouver ce produit sur Fnac.com Trouver ce produit sur Amazon.fr