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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Donjons & Dragons 3 : Le Livre des Ténèbres
Donjons & Dragons 3 : Le Livre des Ténèbres >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Donjons & Dragons 3 : Le Livre des Ténèbres

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 17 décembre 2012 à 0051

En mauvaise compagnie


Vous aimez les déballages de background à base de voix off monocordes et de diaporamas insipides ? Donjons & Dragons : le livre des ténèbres devrait vous combler d’aise ! Durant un prologue-générique qui m’a paru excessivement long (il doit bien durer une dizaine de minutes), on commence par nous résumer l’histoire des chevaliers du Nouveau Soleil (des gentils paladins aux armures de plastique, adorateur de Pelor, dieu de la Lumière) et leur combat contre les fidèles de l’Infect Nagrhull, un sombre dieu, nécromancien à ses heures, et projection cheap de Sauron. Cette introduction s’achève par la victoire des chevaliers de l’ordre et la dispersion des pages d’un ouvrage maudit fabriqué à partir des organes de Nagrhull. L’histoire, à proprement parler, débute quelques siècles plus tard, alors que l’ordre des chevaliers du Nouveau Soleil, dans un monde en paix, a perdu de son prestige. 

Grayson est l’un des tous derniers disciples de Pelor. Cette nuit est, pour lui, à marquer d’une pierre blanche. On pourrait trouver étrange qu’une cérémonie en honneur du dieu le la Lumière se fasse dans le noir, mais bon… Soyons magnanimes, il y a des impératifs de production que l’on ne peut contourner. Bref, lors de ce cérémonial, en présence de son père, l’un des maîtres de l’ordre, des autres chevaliers, et d’une pierre dressée censée incarner le dieu Pelor, le jeune adepte est adoubé chevalier et reçoit une magnifique et imposante amulette en toc… euh, pardon, en or. Soudain, la fête est gâchée par l’irruption d’une bande de mages guerriers qui massacre tout le monde à grands renforts de sorts d’éclairs et autres impressionnants effets CGI. La lutte est terrible. Le combat inégal. Quand Grayson prend un coup derrière la tronche. Fondu au noir.

Le plan suivant, Grayon reprend conscience sur le champ de bataille. Tous ses compagnons ont été occis, sauf son père, qui a été enlevé par ces fanatiques, assurément à la solde des forces obscures. Pour le retrouver, le jeune bellâtre décide alors de se glisser discrètement dans la troupe des fidèles du sorcier. Une opportunité se présente quand, dans une auberge, Grayson rencontre un petit groupe de personnages chaotiques mauvais dirigé par  Akordia, une sorcière Shadar’kai (personnage inter planaire qui appartient bien à l’univers D&D).  Ce petit groupe est à la recherche d’une corne qui devrait leur permettre de localiser les restes du livre maudit. Et, devinez quoi, elle se trouve dans l’antre d’un dragon !

Arf ! Encore un autre film (au scénario débile) estampillé Donjons & Dragons ! Rappelez-vous, le premier du nom, œuvre du tâcheron Courtney Solomon, était un nanar friqué qui ne valait son visionnage que pour son attaque massive de dragons, le cabotinage désopilant de Jeremy Irons et le personnage ridicule de Damodar (le mec aux lèvres bleues). Le deuxième, téléfilm Syfy sorti en salles dans l’hexagone, était un spectacle plus modeste et moins con (il évite le nain et n’a plus Marlon Wayans au casting) mais toujours très drôle de par le ridicule des situations et des personnages (Damodar est de retour !). Bref, deux nanars qui ont à la fois énervé et amusé les fans de la franchise et, au final, l’on pensait vraiment que les producteurs allaient en rester là. Erreur.

Avec ce D&D3, le film, c’est même Gerry Lively en personne, déjà réalisateur du second volet, qui revient à la charge ! Il nous fait quitter le monde fantasy nunuche d’Izmir pour celui, bien assombri, des Royaumes Oubliés. Les initiés à la série de romans et au jeu de rôle seront d’ailleurs assez heureusement surpris de constater que le scénario est assez fidèle à l’univers de D&D et à l’un de ses suppléments, The Book of Vile Darkness. On retrouve donc quelques personnages appartenant aux classes avancées du jeu de rôle, comme le seigneur des mouches et l’assassin de l’ombre. Plutôt sympa. Voilà pour les compliments.

Par contre, si l’on se penche plus sur le truc, l’on se rend compte de la stupidité de certaines situations, comme ce même Seigneur des vermines qui ne détecte pas la nature loyal bon de Grayson et tous ces sorciers qui n’utilisent pas un dixième de leurs sortilèges. Donjons & Dragons : le livre des ténèbres, pèche également par l’ineptie de ses lignes de dialogues (le doublage français n’arrange rien). Remarquez, cela nous donne l’occasion d’entendre quelques répliques et affrontements verbaux désopilants, débités avec le plus grand sérieux par des comédiens anonymes affublés de costumes et de maquillages cheap - mention spéciale au barbare L'Oréal, que l’on croirait tombé dans un pot géant de poudre cosmétique bleue. L’amateur de nanar appréciera aussi les tatouages, dont la nature factice (de simples peintures sur peau) ne fait aucun doute. Et il éclatera de rire à la vue du super vilain, découvert lors d’une séquence finale bâclée, personnage BDSM que l’on croirait sorti d’une mauvaise séquelle d’Hellraiser (pléonasme) ou de 300, ou d’un porno gore.

Mais, attention, tout n’est pas à jeter dans cette troisième adaptation cinématographique de la création du regretté Gary Gygax. Force est de dire que les effets spéciaux, si l’on considère la modestie du budget, sont tout à fait honorables, ainsi que la réalisation des scènes d’action, un peu bordéliques mais énergiques. Citons tout d’abord le dragon, au design et à l’animation très convaincants, notamment quand il trépigne de rage comme un taureau. Dommage que son trépas se produise un peu facilement. Toutefois, LA scène du film reste celle de la rencontre entre les aventuriers et une enfant zombie (une créature pathétique qui se nourrit de sentiments malsains en suçant le doigt des individus mauvais) à la très réussie apparence monstrueuse, un mélange de la mémé de Titi (sans le parapluie) et de Gollum, affublée de la tronche explosée d’un rottweiler. A ce design très surprenant s’ajoute une animation et une incrustation parfaites. Dommage que tout ne soit pas de ce niveau !

La conclusion de

En s’exilant en Grande-Bretagne pour réaliser ce troisième film de la franchise Donjons & Dragons, Gerry Lively a eu une bonne idée. Non pas que le métrage soit bon, mais il est nettement plus réussi que le précédent et, dans le fond, moins mauvais que le nanar friqué de Solomon. Assez fidèle à l’univers D&D, il compense son scénario simpliste, ses personnages foireux et ses dialogues débiles par quelques séquences bien sympathiques, qui font de cette modeste production un spectacle finalement regardable.

Que faut-il en retenir ?

  • Une adaptation assez fidèle
  • Des sorts aux rendus rigolos
  • Quelques jolies séquences

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario simpliste
  • Un aspect cheap
  • Des dialogues débiles
  • Des personnages sans interet
  • Une fin baclée

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