75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°4 : Au secours ! Un Publi-killer se ballade dans le coin. Une seule solution, le désactiver pour de bon.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : Land of the dead
Land of the dead >

Critique du Film : Land of the dead

Avis critique rédigé par Nicolas R. le mardi 16 août 2005 à 1418

Le territoire de Papy Romero

Dans ce 4ème film de la saga de Georges Romero, nous découvrons un monde envahi par les morts-vivants où des humains survivent dans une cité bunker ravitaillée par un groupe de mercenaires équipé pour faire face aux situations hostiles, et employé par le maître des lieux, Kaufman (Dennis Hopper)…
Depuis la découverte choc de la Nuit des Morts-Vivants en 1968, les zombies de Romero ont évolués et sont devenus de plus en plus « intelligents » et persévérants. Nous avions déjà vu le brave zombie « Bub » (« Boubou » dans la VF) du Jour des Morts-Vivants qui faisait preuve d’une grande « intelligence », et qui arrivait même à ressentir l’envie de se venger après la mort de son ami le scientifique. Le Big Daddy de Land of the Dead marque quand à lui une autre évolution majeure, de par sa faculté à apprendre, à s’organiser contre les humains et à enseigner ce qu’il comprend à ceux de sa race. Ceci est évidemment un point très original et plutôt bien traité par le réalisateur. On en vient à avoir de nouveau peur de ses créatures de par leur capacité à s’organiser pour prendre d’assaut la ville bunker, leur traversée du fleuve est d’ailleurs un moment plutôt étonnant et très esthétique.
Justement, parlons de l’esthétique d’ensemble du film, qui est en effet un élément qui peut choquer le spectateur fan de Romero. Fini le « réalisme » des autres films de la saga, ici chaque image est travaillée comme une peinture. Le résultat est convaincant dans l’ensemble mais tout cela ne ressemble plus vraiment au style Romero. Et surtout l’aspect particulièrement cru des scènes gores d’antan en prend un grand coup. Ces scènes sont belles et bien présentes mais manquent d’authenticité et de force pour qu’on ressente le dégoût que l’on pouvait avoir à la vision des scènes finales du Jour des Morts Vivants…
Certains éléments sont amusants comme par exemple le fameux Dead Reckoning (lourdement traduit par éclaireur de la mort), le camion blindé qui permet aux mercenaires de se défendre contre les zombies. Malheureusement, ce gadget n’est que très peu utilisé dans le film, quel dommage !!! Nous aurions pu avoir des scènes particulièrement violentes grâce à lui mais il se contente d’une démonstration limitée de ses capacités. Certaines attaques de zombies sont par contre très originales, vous pensiez avoir tout vu en matière de zombies ? Vous allez être surpris...
Le casting quand à lui est plutôt intéressant à la base, même si les acteurs ne semblent pas très à l’aise dans cet univers, malgré de la bonne volonté. L’interprétation de Kaufman par Dennis Hopper manque franchement d’intensité, mais Simon Baker (de la série The Guardian) ne s’en sort pas si mal dans le rôle de Riley le gentil mercenaire malgré un personnage trop stéréotypé. D’ailleurs tous les personnages le sont un peu, manquant cruellement de lignes de dialogues, minimalistes dans l’ensemble. Seule la magnifique Asia Argento illumine un peu cet univers décadent mais la description de la psyché de son personnage, Slack l’ex-prostituée reconvertie en exterminatrice de zombies, risque de se résumer au remplissage d’un post-it vite perdu…
Papy Romero aurait-il perdu toute sa fougue contestataire ? Il semblerait que oui car à aucun moment il ne semble prendre parti dans son film, nous montrant simplement sa vision de « l’après 11 septembre 2001 ». Un conflit Kaufman VS Cholo (interprété par John Leguizamo) qui fait référence à W. Bush et Ben Laden. Tout ça pour finir sur quoi ? Cholo qui abandonne bien vite son projet de détruire la tour Fiddler’s Green après quelques arguments percutants et un statu quo final qui n’apporte rien, à moins qu’une suite (ou plusieurs) soit en préparation. Nous assistons également à la révolution des membres les plus méprisés de la société, les zombies, qui finissent par prendre d’assaut la ville des riches. L’affrontement des pauvres et des riches semble d’ailleurs un peu facile, aucune finesse ici non plus…
Alors, Land of the Dead, un mauvais film ??? Non quand même pas. Il est même encore un cran au-dessus de la production actuelle (Resident Evil et consort), mais face à l’énergie créatrice et l’enthousiasme d’un Shaun of the Dead, Romero a du boulot. Le film est également très court, ce qui l’handicape lourdement, car le spectateur est plongé dans l’histoire sans jamais vraiment apprendre à connaître et apprécier les personnages. J’avoue avoir été pris de court par l’écran de fin qui arrive trop vite. L’avantage d’un film court et bien construit, c’est que le spectateur n’a au moins pas le temps de s’ennuyer, pas de risques de longueurs ou de baisse de rythme…

La conclusion de

Au final, on se retrouve avec un produit peu approfondi malgré des idées particulièrement originales (l’évolution des zombies, la ville fortifiée…). Le côté spectaculaire prend le dessus sur le reste et c’est très dommage (en évitant tout de même les scènes d’action ridicules d’un Resident Evil). Le film s’inscrit donc dans les années 2000 en temps que produit (très) grand public sans jamais retrouvé la fougue des précédents opus. Le film est plutôt agréable à regarder c’est sûr, mais quand on connaît le passé du réalisateur en matière de zombies, ça casse le mythe. Land of the Dead : un film à voir ? Totalement... Un classique ? Sûrement pas… Malheureusement.

Que faut-il en retenir ?

  • De biens belles images...
  • ASIA ARGENTO !!!!!!!!!!! ^_^
  • Le plaisir de retrouver Romero et ses zombies
  • L'évolution des zombies
  • la cité fortifiée et ses vices

Que faut-il oublier ?

  • Les personnages inconsistants
  • La critique grossière des Etats Unis de Bush
  • La fin : aucun espoir d'améliorer les choses

Acheter Land of the dead en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Land of the dead sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Land of the dead

En savoir plus sur l'oeuvre Land of the dead