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Critique du Film : The Green Hornet
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Critique du Film : The Green Hornet

Avis critique rédigé par Richard B. le jeudi 6 janvier 2011 à 0033

 Le Frelon vert revient !

Pour être honnête, hormis quelques extraits vidéos, je ne connais rien de la série originale qui rendit célèbre Bruce Lee, et encore moins les comics et émissions radios construits autour du personnage du frelon vert (Green Hornet) et de son acolyte Kato. Par contre, mon attente envers l’adaptation cinématographique du film était quant à elle bien réelle, puisque je me trouve être à la fois un inconditionnel du cinéma de Michel Gondry, mais aussi « bon public » lorsqu’il s’agit de super-héros.  Les bases de mon état d’esprit avant visionnage étant posées, quand est-il après la découverte de celui-ci ?

Il était une fois…

Depuis toujours, Britt Reid vit dans l’ombre d’un père milliardaire, magnat de la presse, qui ne tolère ni l’échec ni l'à-peu-près. En réaction, Britt est donc devenu un véritable fêtard sans la moindre ambition professionnelle. Le jour où son père meurt d’une piqure d’abeille,  il hérite malgré tout de son empire médiatique, mais aussi de ses employés, dont l’inventif et athlétique Kato. Britt et Kato vont assez vite sympathiser et se trouver quelques passions communes, à l’exemple de la nouvelle secrétaire de Britt. Tous les deux vont aussi essayer d’apporter un sens à leur vie en s’associant pour combattre le crime. Cependant, Benjamin Chudnofsky, l’homme qui contrôle la pègre de Los Angeles n'entend pas se laisser faire.

De l’action, de l’humour, mais…

Même si Michel Gondry a déjà prouvé qu’il était bon réalisateur, il ne s’était pas encore essayé au film de commande des gros studios hollywoodien.  Allait-il pouvoir conserver son inventivité et sa fraîcheur ? Allait-il, malgré son savoir-faire évident, réussir à diriger de grosses séquences d’actions ? A la vue du résultat, les réponses à ses interrogations ne paraissent pas très claires, même si on peut dire que globalement l’ensemble tient la route. Le problème de « Green Hornet » c’est qu’il y a de belles fulgurances, de bons délires visuels intervenant par moment, mais l’ensemble reste tout de même bien formaté. On pourra remarquer que l’ensemble des séquences de combats et d’actions sont globalement très bien orchestrées, mais il faut savoir que le réalisateur de seconde équipe n’est nul autre que Vic Armstrong, un expert en la matière (il collabora sur les Indiana Jones). Il est malgré tout difficile de dire que Michel Gondry est absent de ces séquences spectaculaires, un ou deux passages se positionnant bien dans ses délires visuels. D’ailleurs c’est même sur ces dernières que l’on viendrait à discerner le plus une relative « patte » du réalisateur, avec aussi une sorte de séquence "flashback". Pour le reste, la mise en scène toujours appliquée ne fait guère preuve de fulgurance. Que ce soit un Jon Favreau, un Shawn Levy ou un Michel Gondry on ne verra guère la différence, bien que les deux premiers cités soit justement d’honnêtes artisans.

Green Hornet image 1

« Green Hornet » se situe un peu comme une sorte de Batman. Entendez par là qu’il n’a pas de pouvoir, mais des gadgets et des milliers de dollars, excepté que dans le cas présent cela serait comme si c’était Alfred qui effectuait tout le travail et sauverait perpétuellement la mise au milliardaire.  Britt Reid est donc un incapable qui a juste pour lui de pouvoir bénéficier d’un gros héritage et contribuer financièrement aux inventions de Kato. Il est aussi l’élément « humour lourd» du film, un peu comme Chris Tucker l’était pour Jackie Chan dans Rush Hour. Par contre, lorsqu'on aborde le personnage de Kato, il devient aisé de s'enthousiasmer. Beaucoup mieux écrit, ce personnage se montre très vite attachant, drôle, inventif, adroit et sachant se battre. Kato est le parfait opposé de Britt Reid, peut-être trop, car nous éloignant de toute empathie avec Britt, personnage trop maladroit et égoïste.

Un casting en demi-teinte

La révélation - mais est-ce en une lorsque l'on connait un peu le cinéma asiatique ? - est Jay Chou. Unique porteur du film, profitant dès le départ du personnage le mieux écrit, l'acteur s'éclate et nous livre une prestation totalement convaincante et arrive amplement à faire oublier qu'auparavant ce rôle était tenu par un certain Bruce Lee. Athlétique, drôle et impressionnant Jay Chou assure autant l'aspect spectacle que comédie pure et se montre largement plus crédible que certain de ses confrères venus tenter eux aussi une carrière américaine.


Le reste du casting est inexistant, le pire étant la prestation Seth Rogen (en cloque, mode d'emploi) qui est assez horripilante tant l'acteur en fait des tonnes et n'arrive jamais à trouver l'équilibre entre crédibilité et humour autour de sa maladresse. Dans ce registre le personnage est interprété comme un sous Kick-Ass. Seth Rogen avait pourtant fait preuve d'une certaine implication puisque ce dernier est crédité comme coscénariste, mais aussi producteur exécutif. En tout cas, le mot « subtilité » ne fait guère partie du registre de l’acteur semble-t-il.

Green Hornet image 2

Le méchant de l'histoire est interprété par Christoph Waltz, le génial officier nazi d’Inglourious Bastards. Si sa prestation de « méchant en pleine crise identitaire » amuse, on reste tout de même assez déçu, le personnage n’étant à la fois pas assez présent à l'écran, mais aussi assez anecdotique par rapport à l'ensemble de l'histoire, celle-ci se focalisant essentiellement sur le duo de héros.

Quant à Cameron Diaz, elle use de sa recette habituelle et si elle n'est pas foncièrement mauvaise sa prestation fait penser à celle de quasiment tous ses films.

3D or not 3D ?

Une fois de plus, cette version de « Green Hornet » s’est retrouvée convertie en 3D. Et une fois de plus on peut donc se poser des questions sur la légitimité de cette conversion. Pour être honnête, hormis le générique de fin assez délirant et exploitant de manière amusante le procédé, pour le reste l’ensemble demeure très gadget. De plus, même si globalement le film en 3D ne fait pas trop mal aux yeux, une séquence à l’image accélérée et une autre en split-screen (écran divisé) nous laisse à penser que l’expérience 2D est certainement plus intéressante.

La conclusion de

« Green Hornet » est un divertissement honnête, en particulier grâce à la prestation de Jay Chou, qui porte le film largement sur ses épaules. Si la réalisation de Michel Gondry se montre elle aussi assez efficace on regrette de perdre un peu cette « naïveté si rafraichissante et sincère » que l’on retrouve en général dans son cinéma, d’autant que le scénario est tout de même loin de posséder l’insolence et l’humour d’un Kick-ass, film auquel on peut le comparer puisque tournant autour d’un héros maladroit désirant sauver le monde et heureusement bien entouré.

Que faut-il en retenir ?

  • La prestation de Jay Chou,
  • des scènes d'action correctement réalisées.

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario ultra conventionnel,
  • la prestation de Seth Rogen.

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