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Retour de flammes >

Critique de la Bande Dessinée : Retour de flammes

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 7 octobre 2007 à 12:14

Retour aux origines pour Nävis !

Extrait issu des paroles de Madjestcet Heillig lors de son jugement à l’issue du premier tome de Sillage :
« … vous savez très bien que vous auriez immédiatement stoppé la Hotta-formation, ce qui aurait condamné ma race à prolonger son errance aux conséquences destructrices. Des millions de morts, juste pour pouvoir récupérer un vigilant et observer la vie d’un bipède sauvage dans son environnement naturel. Quoi que vous puissiez en penser, j’estime que la survie des Hottards valait largement son élimination… »
Extrait issu des explications de Bobo sur la propulsion des énergies psychique à l’issue de la précédente aventure :
« … Tous les vaisseaux excédents 450 mégakévines sont dotés d’une unité psychokinésique ! La propulsion par énergie psychique … Les Jidis n’ont jamais pu trouver système plus probant. Certains des moteurs louent leurs services pour un laps de temps limité par la loi sur les spy-exploitations. Mais, bien sûr, il paraît que d’autres se vendent afin d’assurer un bon pactole à leur famille…il va sans dire que cela est fortement interdit… Mais en majorité ce sont des prisonniers condamnés pour de très lourdes fautes… »
C’est ainsi que Nävis découvrit son plus ancien ennemi, Heillig, servant de moteurs à son vaisseau-gîte. Nävis qui était déjà consigné dans ses quartiers - suite aux désastres qu’elle avait involontairement provoqués dans le précédent tome - décide de n’en faire encore une fois qu’à sa tête et de libérer son ennemi pour le rendre à son peuple : Les Hottards !


Histoire de marquer ce dixième numéro, Jean David Morvan et Philippe Buchet reviennent sur les situations du premier tome et apporte un nouveau point de vue. Alors que Nävis paraissait la victime de Heillig, cette fois Morvan essaie de mettre en évidence les raisons de ce dernier et montrer que sa façon d’agir était tout aussi valable. Une idée assez remarquable qui permettra à la série de faire un récapitulatif sur l’évolution de Nävis et de son impact sur la confédération de Sillage. C’est aussi un album de transition que nous avons entre les mains, celui où Nävis réalise que ses actes, partant même toujours de bonnes volontés, ne sont pas toujours les solutions adéquates. Nävis depuis le tome 9 réalise sa naïveté et passe réellement de son statut de jeune fille à celui de femme qui va devoir assumer ses décisions. Cette continuité et ce point de vue se révèlent passionnants et apportent encore plus à la série.
Hélas, il y a des choses dans ce dixième tome qui déçoivent. Exemple : la réaction du général Juaiz, si ce dernier est aux antipodes de Nävis, aime à ce que les règles soient respectées, même s’il a quelques raisons pour ne pas porter Nävis dans son cœur, on a du mal à imaginer ce personnage ne se contrôlant pas. Sa haine pour Nävis paraît trop soudaine et pas assez développée sur les raisons qui le poussent à son comportement. Il y a aussi une légère déception sur la façon dont Nävis acquière définitivement ses marques blanches. Du moins, cette explication est amenée de manière insignifiante et dans un découpage des cases pas toujours propres à faire qu’on adhère à cette explication. Certains diront que ses défauts sont des réactions de fans de la série – ce que je suis – et pas forcément à remettre en cause le savoir-faire incontestable des auteurs. Cela est vrai, l’album reste largement plaisant, et les petits défauts restent mineurs, mais aussi assez présents pour que je trouve que cet album se révèle l’un des moins bons de la série – souvent très réussie - Sillage.
Pour ce qui est du dessin de Philippe Buchet, techniquement le dessinateur reste souvent à la pointe de son savoir-faire et maîtrise parfaitement ses personnages. Par contre, les décors sont assez rares et le dessinateur mise essentiellement sur les couleurs des arrières plans. Des couleurs qui soit dit en passant, sont accrocheuses et très agréables à l’œil. Mais on regrette de ne pas profiter plus de la citée des Hottards. De plus, je trouve que si le découpage propose toujours des plans originaux, la ligne de lecture des cases n’est pas toujours aussi fluide qu’habituellement. Comme mentionnée plus haut, la séquence où Nävis acquiert définitivement ses marques est à mon goût une semi-déception. Je reconnais que je titille sur des petits détails, que cette aventure vaut un grand nombre d’autres bandes dessinées de moindres qualités, mais que voulez-vous quand on n’aime, on est encore plus exigeant !

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« Retour de flammes » fait directement suite à « Infiltrations » et fait figure de transition entre les neuf albums précédents et ceux à venir. La jeune fille naïve devient définitivement une femme et va apprendre à assumer les conséquences de ses actes. À ce titre le onzième tome risque d’être vraiment passionnant. Cependant, ce « Retour de flammes » plutôt original n’est pas assez développé à mon goût, il manque quelques « trous » à cette histoire par rapport à l’ampleur du sujet traité. Du coup des personnages secondaires – ici important – ne sont pas assez mis en avant par rapport aux évènements proposés.

Critique de publiée le 7 octobre 2007.

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