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Dérapage contrôlé >

Critique de la Bande Dessinée : Dérapage contrôlé

Avis critique rédigé par Richard B. le mercredi 29 septembre 2010 à 18:41

Nävis à bout de nerf ?

Nävis arrive à retrouver Bobo alors qu’elle participe à une course illégale où tous les coups sont permis. Depuis sa précédente aventure, elle tient absolument à lui demander pourquoi il lui a menti? Puis surtout, qui la finançait clandestinement pendant qu'elle était agent de Sillage ?  Parallèlement, Nävis doit aussi sauver son avocat, pris en otage par trois individus prêts à le tuer si elle ne parvient pas en finale de la course.

Où est passée la si gentille et naïve Nävis ? Jean-David Morvan semble vouloir rendre la belle de  plus en plus dure, par moment même antipathique, en particulier dans ce treizième tome où elle est même parfois très froide avec ses alliés, surtout avec Bobo dont l’amitié pourrait se voir fortement compromise. Une direction thématique risquée, même s’il faut reconnaître que Nävis traverse depuis quelques tomes une période difficile : découvrir qu’une grande partie de son vécu ne fut que complot et mensonge ne doit pas être simple. En ma qualité de fidèle de la série, cela ne m’est pas facile de voir notre héroïne se conduire de plus en plus comme une femme froide, ayant quelque perdue de sa joie et de sa bonté. En même temps, qui pourrait en vouloir à Jean-David Morvan de vouloir rendre son personnage plus complexe et évoluant en fonction de son vécu ?

Ce treizième tome de Sillage intitulé « Dérapage contrôlé » amène aussi Nävis dans un tout nouveau décor et une toute nouvelle ambiance. Ce titre n’est pas sans rappeler La course à la mort (Deah Race) -  quelques enjeux sont assez similaires - même s’il n’est pas question ici de prisonniers ou encore d’écraser quelques nonnes. Si le précédent était un peu décevant, celui-ci bénéficie d’une nouvelle histoire qui se trouve bien mieux rythmée et assez intrigante. En effet, chose rare dans l'univers de Sillage - de mémoire, même jamais arrivée - l'album s’achève sur un "cliffhanger" assez palpitant, Nävis se trouvant dans une situation vraiment inattendue. Ce tome voit aussi apparaître un nouveau personnage bien étrange, dont on devrait réentendre parler très rapidement.

Visuellement, le dessin de Philippe Buchet reste toujours aussi beau et finement découpé. Capable d'amener du rythme dans l'action, mais aussi dans les situations dialoguées, le dessinateur nous permet même de profiter d'une planche "charme" dans laquelle la ravissante Nävis sort joliment de sa douche (p19). Cependant - chose très rare chez le dessinateur - une double page située sur la fin (p42 et 43), semble avoir été un peu bâclée et n'est pas du tout claire dans la lisibilité de l'action. Ces deux planches dégagent grandement  l'impression qu'il manque des cases expliquant certaines choses.

80

Voilà un Sillage de bonne facture, du moins supérieur aux trois derniers titres, même si on reste confronté à une Nävis, bien loin de sa gentillesse des premiers tomes – et qui par moment devient même ici antipathiques. Difficile de décrocher de ce "dérapage contrôlé" tant tout va très vite, accompagnant notre héroïne dans une double course (course de bolide et course pour sauver son avocat). La fin est quant à elle particulièrement réussie et nous fait attendre le tome 14 avec une très grande impatience.

Critique de publiée le 29 septembre 2010.

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