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Critique de la Bande Dessinée : A feu et à cendres
A feu et à cendres >

Critique de la Bande Dessinée : A feu et à cendres

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 27 octobre 2006 à 0707

Premier contact

Nävis est une jeune sauvageonne vivant seule, en compagnie de son animal familier, dans la jungle d’une planète luxuriante. Son existence va être chamboulée lorsque des éclaireurs Hottard, venant de la gigantesque caravane cosmique de Sillage, débarquent sur cette accueillante planète et décident de s’y installer, après l’avoir transformée en fournaise pour la rendre conforme à leurs goûts et besoins vitaux.
Premier tome de la saga de space-opéra écrite et dessinée par Jean-David Morvan et Philippe Buchet, A feu et à cendres traduit en image la mise en place de la biographie romanesque de Nävis, une jeune post-adolescente dotée d’une énergie à revendre et d’un physique plutôt avantageux.

Non, non, ce n’est pas Moogly et Bagheera

Du coté du scénario, les références sont nombreuses, les clins d’œil à Moebius majoritaires, et l’humour omniprésent. Utilisant comme support une planète fertile à la végétation très terrienne, les auteurs installent les lecteurs dans un décor reconnu et peuvent donc s’attarder à mettre en avant leur désir d’exotisme à travers la description de races extraterrestres improbables et délirantes. Mais dans le fond, A feu et à cendres marche plutôt sur les sentiers balisés de l’épopée héroïque. Nävis, seul être humain apparaissant dans l’œuvre, va lutter, tel le Tarzan de Edgar Rice Burroughs, contre une adversité extérieure apportant le chamboullement écologique et la destruction de l’écosystème. Elle trouvera d’étonnants alliés grâce à sa malice et le courage qu’elle tire de sa foi en la justice (symbolisé dans cet ouvrage par un Vigilant, un gentil extraterrestre en forme de petit Casper). Le ton est frais, avec des brins d’une charmante naïveté transformant les quelques drames vécus en malheurs disneyens et l’action est quasi permanente grâce à une mise en cadre très classique mais aux choix judicieux.
Du coté du style graphique, les traits sans fioritures de Philippe Buchet sont résolument modernes mais sages, avec de gros efforts faits sur la lisibilité et la mise en avant des personnages qui n’en ressortent que plus intéressants. Un travail en ligne claire quasi sans faute – appuyé par des superbes encrages -, si ce n’est quelques approximations sur certains cadres en vue d’ensemble. Rien de bien dramatique. Au niveau des dynamiques des personnages, j’ai énormément apprécié le travail effectué pour leur donner une sensation cinématographique. Un résultat que je trouve équivalent au traits de Crisse lors des premiers albums de Kookaburra. Et j’adore Kookaburra !

La conclusion de

A feu et à cendre est un premier opus réussi et plus que prometteur. Plus que la qualité intrinsèque de chaque ingrédient – qui sont définitivement très classiques - qui compose l’oeuvre, c’est l’harmonie de leur synthèse alchimique qui captive rapidement le lecteur de tout age et des deux sexes. A la condition de passer outre un scénario naïf et gentillet - qui a cependant le mérite de coller parfaitement à la jolie plastique de Nävis -, ce tome 1 de la saga Sillage est un régal.

Que faut-il en retenir ?

  • Personnage principal très attachant
  • Bonne mise en valeur des intervenants
  • Scénario bien rythmé
  • Beaucoup d’humour
  • Des aliens bien délirants
  • Pour tout public, vraiment…

Que faut-il oublier ?

  • Des relents disneyens qui peuvent gêner

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