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Critique de la Bande Dessinée : Engrenages

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 14 décembre 2006 à 19:18

Engrenages bien huilés

La jolie humaine Nävis est envoyée sur la planète TRI-JJ 768 pour enquêter sur une anomalie dans la vitesse d’évolution d’une race humanoïde. Arrivée sur place, elle va trouver une civilisation en proie à une grande crise identitaire, et un peuple à la limite de l’insurrection…
Après un pitoyable tome 2, les deux compères Jean David Morvan et Philippe Buchet nous devaient une revanche. Pour cet opus dénommé Engrenages, ils ont décidé de nous faire visiter une planète sur laquelle a évolué une race proche de la notre. Une évolution très rapide qui l’a amené en pleine ère industrielle. Usines polluantes, travailleurs opprimés, émergence socialiste, lutte de classes, atmosphère steampunk, sont donc les principaux ingrédients qui composent ce récit. Mais, en plus d’une intrigue basée sur la lutte sociale et l’émancipation des masses laborieuses, les auteurs ont également eu le bon goût de glisser une partie de mystère : l’origine de cette race qui semble dérivée d’une espèce primitive et pacifique : les püntas. De curieuses créatures ovipares aux mœurs tribales.
Le scénario est donc bon, sans être excellent, car on continue hélas à assister aux errances d’une Nävis encore un peu trop mièvre qui entraîne parfois la narration dans le style fleur-bleu alors que la trame nous rappelle plutôt du Victor Hugo. Candy qui découvre la romance au pays de Gavroche, ça le fait pas trop, il faut l’avouer ! Cependant, l’ensemble se tient, il y a beaucoup d’action et la triste révélation finale – même si les férus de SF auront compris rapidement le pourquoi du comment – est très réussie.
Du coté des graphismes, c’est tout bonnement superbe ! Philippe Buchet est nettement plus à son avantage lorsqu’il dessine des environnements planétaires que lorsqu’il s’égare dans ses planches spatiales. Dans Engrenages, que cela soit les décors urbains de la cité d’acier ou les plaines gelées de la toundra polaire, le résultat est très convaincant. De plus, il réussit parfaitement à mettre en exergue ce scénario très tonique avec des dessins dotés d’une grande dynamique, accentuant encore plus la sensation rythmique que délivre la lecture de ce tome.

Une narration très dynamique

85

Ouf ! Oui, ouf ! Je suis rassuré. Voilà un excellent tome que cet Engrenages bien huilé. Il y a de l’action, du rythme, des rebondissements, des conflits d’intérêt et des mystères à résoudre dans un scénario qui en mérite enfin le nom. Si l’on ajoute à ce point positif des graphismes de grande qualité, on ne peut que se réjouir de tenir là une BD de qualité qui redore grandement le blason de Sillage. A lire, sans hésitations et avec délectation.

Critique de publiée le 14 décembre 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Graphismes superbes
  • Scénario intéressant et personnages attachants
  • Narration très rythmée

Que faut-il oublier ?

  • Nävis, Nävis, vas-tu grandir un peu ?

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