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Critique de la Bande Dessinée : Collection privée
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Critique de la Bande Dessinée : Collection privée

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 30 octobre 2006 à 0814

La merdeuse et le baron Kurdent

Le tome 1 nous avait présenté la petite sauvageonne Nävis se trouvant aux prises avec les membres d’une gigantesque caravane cosmique : Sillage. Malgré un scénario un peu ‘’capillotracté’’ et un personnage principal charmant mais complètement improbable, j’avais été emballé par ce A feu et à cendres, et très séduit par les dessins et les encrages.
Pour cette Collection privée, deuxième volet de cette saga galactique, on retrouve quelques temps plus tard la jeune Nävis, devenue un peu plus grande (quoique parfois, en cours de lecture, j’en sois arrivé à en douter !), recueillie au sein de la flotte de Sillage. En peu temps, elle a apparemment assimilé les us et coutumes, ainsi que les langages des peuples de Sillage, ce qui est bien pratique, avouons-le, pour simplifier au maximum la suite des évènements et les rapports sociaux mis en scène.
Au niveau du scénario, cet opus met en avant des sujets graves comme le viol, le sexisme et la phallocratie. On pourrait même rajouter la pédophilie tant les attitudes de cette tête à claques de Nävis sont puériles et niaises. L’intention était donc louable de la part des auteurs mais encore eut-il fallu que le scénario soit plus intelligent que cette intrigue linéaire et prévisible au possible. Là, bien au contraire, la narration est molle, met un temps fou à démarrer, se perd en planches inutiles mettant en relief des personnages creux ou ridicules (l'asperge baroniale est particulièrement ratée) et le personnage principal est transformée en véritable chipie complètement immature. On finit par se demander pourquoi les bulles contiennent autant de textes, avec cette écriture si minuscule et si désagréable à lire, pour aboutir à un résultat aussi vide de matière. Mais où sont donc passés la fraîcheur, la légèreté et l’humour du premier volet ?
De plus, les graphismes peinent à combler les brèches scénaristiques. Buchet doit remplacer ses superbes dessins de décors forestiers par ceux d’une nuée de vaisseaux spatiaux et des intérieurs d’astronefs pas toujours convaincants. Evidemment, le lecteur y perd au change. Le résultat est donc moins bon, mais il conserve toujours à mon avis un excellent niveau, le trait est toujours aussi élégant (même si les proportions morphologiques de Nävis ne sont pas toujours stables) et les encrages couleurs très agréables. Bref, j’aime beaucoup le style graphique de Sillage, vous l’avez compris. Mais je persiste à dire que l’esthétique ne fait pas tout et il ne suffit pas de dessiner une jolie pépé pour faire un bon album.

La conclusion de

Autant j’avais complètement flashé sur le premier tome de la saga Sillage, autant je déteste presque celui-ci. Le scénario est inintéressant, Nävis est antipathique, et le rythme narratif poussif. Seuls les dessins de Buchet m’ont empêché de décrocher définitivement et de refermer l’album avant d’en arriver au bout. Un fiasco presque total…

Que faut-il en retenir ?

  • Des beaux graphismes
  • Des encrages de qualité

Que faut-il oublier ?

  • Scénario inintéressant
  • Décors vide et laid
  • Personnages secondaires creux
  • Nävis en tête à claques

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