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Critique de la Bande Dessinée : Infiltrations

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 8 octobre 2006 à 11:17

Nävis, je t’aime !

Dans le tome précédent, Nävis a énormément été déçu par sa première rencontre avec son espèce. Pour essayer d’oublier, Nävis décide d’accepter de rapidement se jeter dans une nouvelle mission. La mission : consiste à infiltrer un groupe d’activistes extrémistes.
Il est étonnant de voir que le précédent tome ‘nature humaine’ fut accueilli soit avec applaudissement soit avec déception. Personnellement, j’avais vraiment aimé la rencontre. Je reste persuadé que Sillage est une série qui essaie le plus et sans cesse, de se remettre en question. J’affirme cela, parce que - tous simplement - Jean David Morvan essaie toujours de ne pas se répéter et aussi de coller avec une certaine actualité. Dans ce tome 9 pourtant, il n’est pas rare de repenser au cinquième, le sujet du terrorisme refaisant surface. Néanmoins entre cette bande dessinée et le tome cinq, Nävis n’est plus la même et a grandi. Elle est du coup plus fragile, les illusions sur son espèce ont disparu et en enchaînant cette nouvelle mission aussi vite, elle perd de ses facultés et de sa réflexion, ce qui lui en coûtera. Jean David Morvan rend sa série de plus en plus noire et désespérée : entre naïveté de jeunesse et regard dur de l’adulte sur l’avenir.


Ce que je trouve toujours intéressant chez ce scénariste, en particulier sur sa série Sillage, c’est que les gentils ne sont pas toujours gentils et que les méchants ont parfois de bonnes raisons d’être les méchants. Parfois une cause peut-être juste, mais la façon de procéder radicale. Sur cette aventure, Nävis va devoir apprendre que parfois la seule solution peut se révéler être un acte de violence ; un propos dur et bien emmené par Jean David. Mon petit bémol à ce niveau c’est que les ‘activistes extrémistes’ manquent un poil de substance par rapport à d’autres aventures de Sillage, cela n’est pas trop grave, mais c’est la raison pour laquelle je préfère, par exemple, la cinquième aventure à celle-ci.
Côté dessin, une fois encore Philippe Buchet fait merveille, en particulier dans les scènes d’actions. Toutefois, je trouve que cet album est un poil en dessous des talents du dessinateur et sur ce coup, il ne rend pas toujours au mieux la tragédie des dernières pages. De même que l’adversaire de Nävis : Kérhé Dizzo, est un poil moins charismatique que les habituels Aliens qui sortent de l’imagination de Philippe Buchet.

82

‘Infiltration’ prouve encore une fois que la série Sillage est une série de qualité et temps que les auteurs continuent à nous pondre de telles aventures, nous ne sommes pas près de laisser tomber notre Nävis. Les auteurs de plus continuent à prendre des partis pris ce qui n’est pas pour me déplaire. Le sujet rappelle un peu le cinquième tome qui est et demeure mon préféré de la série à cause de quelques petits détails qui font cependant la différence. De toute façon : Nävis, je t’aime !

Critique de publiée le 8 octobre 2006.

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