75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°7 : Reconfigurez votre Adblock d'un coup de baguette magique. Harry P. l'a fait et n'a pas eu de séquelles.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique du film : The Island [2005], par Lucie M.

Avis critique rédigé par Lucie M. le samedi 30 juillet 2005 à 10h15

Quand la science devient dangereuse

Lincoln Six-Echo (Ewan McGregor) vit dans une sorte de ville "cocon" souterraine où tout est aseptisé et cela suite à une catastrophe écologique. Les jours se ressemblent et tous ses faits et gestes sont surveillés par le Docteur Merrick (Sean Bean). Pourtant depuis quelque temps, Lincoln Six-Echo fait de drôles de rêves et il se pose énormément de questions sur sa vie actuelle. Son seul réconfort lui est procuré par sa meilleur amie Lincoln Two-Delta (Scarlett Johansson) et son compagnon de discutions McCord (Steve Buscemi). Néanmoins le seul espoir de quitter cette atmosphère étouffante est d’être sélectionné à la grande Loterie pour être transféré sur l’Île, le dernier territoire où l’air est encore respirable. Pourtant Lincoln Six-Echo n’est pas au bout de ses découvertes puisque grâce à un papillon, il va être conduit vers la réalité.
Un thriller sur vitaminé sous fond de drame moral : Ceux qui connaissent Michael Bay savent très bien quand allant voir The Island ils seront comblés en action rocambolesque, en courses poursuites ou en explosions phénoménales. Il excelle dans son genre et la plupart de ses films (Armageddon, The Rock) sont empreints de cette folie visuelle. Toutefois dans The Island, l’action n’est pas primordiale mais plutôt il faut essayer de se focaliser sur l’intrigue principale au caractère dramatique ; ce qui ajoute un côté plus profond au film. Cette intrigue que le spectateur découvre peu à peu grâce à l’enquête entamée par Lincoln Six-Echo (Ewan McGregor) et ensuite en seconde partie du film par la découverte de la vérité au sujet de l’ignoble machination scientifique de Merrick (Sean Bean). Mais cette découverte, et c'est ce qui fait le point fort de ce film, se fera généralement à travers les yeux naïfs et les avis rafraîchissants des deux personnages principaux qui sont dans toute la durée du film considérés commme des « produits ». Le réalisateur désire que le spectateur se questionne sur cette possibilité future qui n’est pas si lointaine ou irréelle. La possibilité d’être un jour cloné. Michael Bay y réussit et le spectateur se prend au jeu. La réflexion sur notre avenir et sur ce que la science pourrait nous offrir en ce qui concerne le clonage des êtres humains nous traverse l’esprit et The Island permet de montrer les différents côtés, aussi bien positifs que négatifs, sur cette éventualité scientifique.
L’univers du film : C’est un univers très Hight-Tech et très froid surtout en début de film où tout se passe dans la ville souterraine. Seulement le visuel technologique de The Island est très proche de celui de Minority Report. Ce qu’on pourrait qualifier de normal, puisque la première épreuve du scénario faites par Caspian Tredwell-Owen, et ensuite étoffer par Alex Kurtzman et Roberto Orci, a été envoyé à Steven Spielberg. À la seconde partie du film, qui se passe beaucoup plus dans la vie réelle, on remarquera que tous les véhicules, dans l’imagination futuriste de Michael Bay, sont énormes et luxueux. De plus il y a énormément d'évocations commerciales qui sont faites à longueur de temps: marque de basket (Puma), des marques de voitures (Audi..), au sujet de la recherche Internet Msn est cité (étant considéré comme un annuaire dans The Island) ou de marque de vêtement (Calvin Klein) ; ce qui à force installe un climat de malaise envers le spectateur et entame la crédibilité du film. Finalement il n’y a pas trop de surprise au niveau du visuel ; sauf pour les engins volants du nom de « Wasps » qui sont des sortes de motos volantes pourvues d'armes.
Un casting efficace: En ce qui concerne le casting, Ewan McGregor est toujours égal à lui-même ; un acteur remplit de charme, de différentes personnalités (de plus qu’il interprète deux rôles. Celui de Lincoln Six-Echo et celui de son double « réel ») et de mimiques rigolotes. Scarlett Johansson est toujours aussi émouvante grâce à son visage si pur et l’émotion que dégage son sourire. Cependant Michael Bay essaye de la faire sortir de son habituel rôle de fille fragile en lui donnant la possibilité de faire ressortir la femme d’action qui est en elle. Ce combo d’acteurs a le réel pouvoir d’émouvoir le spectateur. Le reste de la distribution est aussi intéressante puisque on retrouve l’excellent Sean Bean dans le rôle du « savant fou », Steve Buscemi dans le rôle du technicien McCord ; un « bœuf américain » à la tournure d’esprit très macho mais qui a bon cœur, Djimon Hounsou dans le rôle du mercenaire Mr. Laurent qui est très efficace. On notera aussi l'interprétation troublante de Michael Clarke Duncan.
La misogynie de Michael Bay : Dans The Island toutes les figurantes ressemblent à des photos de magasines de mode. Les femmes sont toutes pourvues de talons aiguilles et de bas sexy ; aussi bien les passantes dans les lieux publics que les surveillantes dans l’univers de la ville souterraine. Un bon nombre de répliques, envers les femmes, sont très misogynes et cela est un peu choquant. Pourtant le personnage de Scarlett Johansson est très réussi et soulage un peu cette vision troublante de la femme que fait passer Michael Bay à certains moments de son film.

La conclusion de à propos du Film : The Island [2005]

Lucie M.
65

The Island a un très fort potentiel émouvant et il est un cocktail visuel assez réussi ; même si ce dernier n'est pas très novateur. De plus, et même si des fois Michael Bay s’y prend mal, The Island nous donne à réfléchir sur la qualité de l’être humain face à la surenchère commerciale.

Que faut-il en retenir ?

  • Distribution efficace.
  • Trame principale bien ficelée.
  • Les engins Wasps.
  • Ewan McGregor. ^_^
  • Nous fait réfléchir sur l'éventuelle possibilité du clonage de l'être humain et sur ses conséquences.
  • Ewan McGregor. O_o

Que faut-il oublier ?

  • Visuel pas très novateur.
  • De l'action trop faramineuse et peu crédible.
  • Des évidences commerciales très mal agencées.
  • Des pointes aux accents mysogines mal venues.

Acheter le Film The Island en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de The Island sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de The island

  • Voir la critique de The Island, BO-OST : Une musique très électro
    80

    The Island, BO-OST Critique du musique par Manu B.

    Une musique très électro : Une musique qui arrive à mêler le Trip hop de Massive Attack et le lyrique de Dead Can Dance. A écouter pour se relaxer.
    Temps de lecture : 54 s

  • Voir la critique de The Island : Bay ne cesse de faire le clone, et ça gave
    41

    The Island Critique du film par Nicolas L.

    Bay ne cesse de faire le clone, et ça gave : Avec The Island, Michael Bay nous propose un pur produit de consommation, privé de toute personnalité. Comme à son habitude, il te…
    Temps de lecture : 4 mn 51

  • Voir la critique de The Island : Encore un film d’été sans saveur !
    45

    The Island Critique du film par Richard B.

    Encore un film d’été sans saveur ! : Ici vous aurez ni la profondeur de bienvenue à Gattaca, ni les scènes d’actions d’une Guerre des mondes. Le film n’est qu’une cour…
    Temps de lecture : 2 mn 14