75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°8 : Dans l'espace publicitaire, personne ne vous entend crier. Surtout si vous le bloquez.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique du jeu vidéo : Le Temple du Mal Elémentaire [2003], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 12 février 2006 à 09h18

Retour dans l’ancien monde de Greyhawk

Le Temple du Mal Elémentaire est un jeu de rôle vidéo puisant ses racines dans le jeu de rôle papier Dungeons & Dragons, et tout particulièrement le monde de Greyhawk, qui est le plus ancien des nombreux univers de jeu créés par la firme TSR de Gary Gigax.
Ainsi, le jeu prend comme support scénaristique la campagne la plus connue, en ce qui concerne ce monde : le Temple Elémentaire. Une bonne idée, car cet univers médieval-fantastique était depuis de nombreuses années abandonné pour des univers de jeu mieux structurés ou plus originaux comme les Royaumes Oubliés – le plus joué, sans aucun doute -, Ravenloft ou même Planescape.
D’ailleurs, le jeu vidéo ne s’était pas vraiment encore porté sur ce univers qui ressemble peut-être trop à celui des Royaumes Oubliés, la recherche structurelle en moins, et ce n’est que tout récemment, avec la réédition des versions papiers, - suite à la conversion pour le récent et plus simple système de jeu D20 -, par Wizards of the Coast, qu’il à retrouvé une seconde jeunesse. Plus libre, plus axé sur le combat, et moins sur les intrigues politiques, D&D version Greyhawk s’est refait une petite santé et est à nouveau relativement pratiqué, notamment grâce à l’excellente campagne bien bourrine ; Retour au Temple du Mal Elémentaire.


Dans ce jeu, vous dirigez une équipe de 5 personnages complémentaires, dans le pur style Dungeons & Dragons – il va donc falloir bien veiller à créé une équipe équilibrée – qui débute dans la petite ville de Hommlet (hé oui !). Après avoir effectué votre choix parmi un panel de possibilité très large, vous pouvez pénétrer sur le violent continent de Flanesse. Au début, à partir de votre base d’Hommlet, de petites quêtes vous attendent, à la fois pour vous permettre d’augmenter votre niveau jusqu’à une valeur décente, mais qui serviront également comme introduction et justificatifs à la quête principale qui va vous amener à nettoyer le maléfique Temple Elémentaire. Autant dire de suite, rien de très subtil, le jeu se voulant un jeu d’action dans le même esprit que les Icewind Dale, pour ceux qui connaissent… On est bien loin de la subtilité d’un Arcanum par exemple, alors ne parlons pas de Morrowind…
Au niveau du game play, on peut noter quelques idées intéressantes comme l’influence de l’alignement (neutre, bon, mauvais et leurs combinaisons) sur le déroulement de l’histoire, ce qui entraîne que vous pouvez recommencer la partie plusieurs fois sans lassitude, en changeant la composition de votre équipe. Le niveau maximal qu’atteindra vos personnages est cependant le niveau 10 (j’ai réussi une fois a en amener un à 11, mais bon) ce qui est relativement faible. La principale raison est la durée d’une partie qui est exagérément courte.

Les combats, très nombreux et très denses, sont effectués au tout par tour, à la manière des Baldur’s Gate et autres jeux vidéo estampillés TSR. Un système lourd mais nécessaire afin de bien coordonner les attaques et les sorts de vos guerriers, magiciens et prêtres, sans risquer de sombrer dans la folie – sans compter qu’au cours de l’aventure, des PNJs viennent vous porter assistance. Heureusement, l’interface est assez simple et bien étudiée, les développeurs de chez Troika Games – Arcanum, Fallout – n’ayant pris aucun risque et utilisés des recettes maintes fois testées et approuvées. Il faut signaler aussi que les combats sont assez difficiles pour le néophyte et chaque affrontement demande un minimum de préparation et d’organisation. Si le joueur chevronné de D&D n’aura aucun mal à terrasser le boss de fin en une seule tentative – comme moi, quelle déception !-, le pratiquant occasionnel risque quand même de passer quelques moments très délicats.
Les graphismes, en 2D isométrique, avec une résolution pouvant aller jusqu’à 1280x1024, sont très colorés et variés. Les décors intérieurs, les cinématiques des sorts et les paysages sont vraiment très jolis, c’est moins le cas pour les personnages et leur animation, qui sont assez primaires par rapport aux autres jeux du moment. Mais cela reste de toute manière beaucoup plus élégant qu’un Neverwinter Night, par exemple. Au niveau technique, je dois signaler que j’ai été confronté à un bon nombre de bugs très gênants comme des crashs graphiques, des sauvegardes inaccessibles, et des blocages intempestifs de jeu. Rien de fatal, mais il est nécessaire d’être vigilant en multipliant les sauvegardes. Signalons également quelquefois des réactions assez stupides de l’IA et un path finding hésitant.

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : Le Temple du Mal Elémentaire [2003]

Nicolas L.
65

Sorti dans la foulée des Baldur’s Gate, Icewind Dale, Arcanum et autres Divine Divinity, le Temple du Mal Elémentaire n’est pas une révolution, que cela soit dans le domaine de la technique ou du game play. Le jeu est intéressant, va probablement séduire les rôlistes, mais le manque de richesse dans le scénario, la faible durée de vie et la succession trop intense de lourds combats répétitifs, l’empêchent de se hisser plus haut que la moyenne.

Que faut-il en retenir ?

  • Le système de jeu D&D 3.5
  • Très jolis graphismes
  • Bonne jouabilité

Que faut-il oublier ?

  • Durée de vie faible
  • Animation des personnages
  • Absence d’un mode multi-joueur

Acheter le Jeu Vidéo Le Temple du Mal Elémentaire en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Le Temple du Mal Elémentaire sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Donjons & Dragons