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Critique du Film d'animation : Ultramarines

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 13 janvier 2011 à 17:51

Une première mission a demi-réussie

Les services de communication des Ultramarines établis sur la planète Macragge captent un signal émanant d'une balise de détresse. Son point d'émission, rapidement localisé, est situé sur la planète Mitron, aux confins du système. Rapidement, une expédition est organisée, composée d'une escouade tactique placée sous le commandement du capitaine Severus. Arrivés sur les lieux, les Ultramarines découvrent que la compagnie d'Imperial Fists occupant l'autel imperial, unique struture de cette planète désolée, a été sauvagement massacrée...

Voilà enfin arrivé, en cette fin d'année 2010, le film que les geeks fans de l'univers de Warhammer 40 000 (et ils sont nombreux) attendaient depuis fort longtemps, et avec une grande impatience depuis l'annonce de sa mise en production. Pensez-donc, un film d'animation consacré aux Ultramarines, le plus prestigieux chapitre des space marines, avec le grand Dan Abnett au scénario et des grands noms au casting (John Hurt, Sean Pertwee et Terence Stamp, pour ne citer que les plus connus), il y avait de quoi faire rêver tous les fans de la licence Games Workshop. Restait à déterminer si la compagnie britannique allait pouvoir se donner les moyens, via leur société Codex Pictures, de leurs ambitions et surtout combler les attentes de leur immense réservoir de joueurs et de lecteurs. Hélas, force est de dire que l'on reste dubitatif à la vue du résultat.

Uniquement disponible, pour le moment, via le site de vente internet de Codex Pictures, Ultramarines est un film d'animation de 70 minutes mettant en scène une escouade de space marines explorant une planète ravagée par une invasion de space marines du chaos. Le choix d'un tel thème est étonnant. On peut encore comprendre que la production ait choisi les Ultramarines car même s'il n'est pas le chapitre le plus captivant (loin de là!), il est souvent considéré comme le plus prestigieux. Mais alors pourquoi ne pas avoir construit un récit les mettant en lutte avec leurs ennemis héréditaires, les redoutables Tyrannides? Au lieu, de cela, Dan Abnett nous propose un affrontement contre des unités de la Black Legion, l'équivalent chaotique de nos braves marines du 41ème millénaire. Inutile de préciser donc que, visuellement, le film manque de variété avec des gentils space marines brillant comme des sous neufs contre des méchants space marines pustuleux. A coté de cela, on peut également être légitiment déçu par le scénario de Dan Abnett, considéré par beaucoup comme le meilleur auteur de la Black Library (personnellement, je trouve que la nouvelle vague ne manque pas d'écrivains aussi talentueux que lui).

En effet, Dan Abnett nous propose là un script d'une consternante banalité, une simple mission de reconnaissance et d'extraction, extremement prévisible, avec un twist final qui ne surprend personne. Une intrigue minimaliste que n'importe quel meneur d'une partie de jeu de rôle torche en moins d'une demi-heure, durant la pose-sandwich d'une convention. De plus, nombre de fans attendaient de gigantesques et sanglants engagements entre des compagnies de space marine et leurs ennemis xenos, dans des déluges de fer et de feu. Au lieu de cela, Dan Abnett et le réalisateur Martyn Pick (qui débute ici dans le long métrage d'animation) nous offrent, évoluant sur une planète désolée, une poignée d'astartes composée de l'équipage d'un land speeder et d'une escouade de jeunes recrues commandée par un capitaine (une explication à cette anomalie hiérarchique est fournie mais il faut lire le comic book qui est vendu avec le coffret collector). Un brin frustrant. Ensuite, pour ce qui est de l'ambiance, si la violence n'est pas évitée (le gore est bien là, ouf), les space marines subissent le même polissage que dans beaucoup des romans de la Black Library, à savoir que leurs aspects fasciste et fanatique sont estompés, afin de les rendre plus humains, et donc plus politiquement corrects. Dan Abnett va encore plus loin dans le processus de désendoctrinement puisqu'il transforme ces machines insensibles, extrecutrices des volontés de l'Imperium, en soldats hésitants et dotés de valeurs morales (on croyait presque voir une version SF du soldat Ryan). Beurk! Bon, tout n'est pas à jeter dans le scénario d'Ultramarines, notamment dans l'effort de reconstitution de l'environnement des space marines, fait avec le respect du fluff (en même temps, l'on n'en attendait pas moins de Games Workshop), et l'introduction du chapelain des Imperial Fists, le personnage le plus charismatique du film.

Techniquement, le bilan est vraiment mitigé. Ainsi, il est probable que le connaisseur appréciera les modélisations, souvent superbes, avec des armures personnalisées, et riche en détails, différentes pour chaque space marine. Le fan sera ravi car ces Ultramarines ont de la gueule, c'est sûr! Les décors extérieurs sont également superbes, avec de beaux effets lumineux bien exploités par des choix pertinents dans les angles de prise de vue. Martyn Pick joue également beaucoup de la valeur des cadres, mettant en évidence le potentiel charismatiques de ces grands guerriers (il use et abuse des contre-plongées), les visages étant assez bien modelisés. A coté de cela, si l'on peut comprendre qu'une planète désertique fasse un peu vide, il est nettement moins facile d'accepter la vision de cette barge de bataille pleine de rien, sans décor et occupée par douze péquins. Cela fait vraiment cheap. Mais bon, force est de dire que cette étrangeté n'est que détail insignifiant quand on la compare à la qualité de l'animation, qui est carrément médiocre (et je suis gentil!). Certains aspects passent encore, comme des visages aux expressions un peu figées, une gestion des ombres approximative et des panoramiques poussifs, mais le niveau technique affiché lors des déplacements des personnages est vraiment trop perfectible pour que l'on n'en tienne pas rigueur. C'est simple, la vision de ces ultramarines qui nous donnent l'impression de marcher sur des oeufs évoquent, techniquement, les films d'animation des années 80 (en un peu plus fluide, tout de même). Si le but des concepteurs était d'illustrer l'influence du terrible poids de l'armure sur les déplacements des space marines, c'est l'effet opposé qu'ils ont obtenu. On dirait que les astartes ne touchent pas le sol! C'est donc principalemernt l'animation qui a soufffert des limitations techniques imposées par des contraintes budgétaires assez strictes (environ £9 millions), faisant de ce premier essai, qui reste un bel effort (l'on espère qu'il ne sera pas le dernier et qui Codex Pictures suivra l'exemple d'Electronic Arts avec Dead Space), une oeuvre très moyenne, apte à n'interesser vraiment que les fans de l'univers de Warhammer 40 000.

50

C'est une évidence, Ultramarines est une oeuvre trop perfectible pour arriver à séduire d'autres spectateurs que les fans de l'univers Warhammer 40,000. De plus, son scénario, d'une banalité affligeante, n'est pas de nature à faire oublier la médiocrité technique. Le geek, lui, se consolera de voir enfin son univers favori prendre vie sur un écran de télévision, à travers une aventure qui n'est finalement pas trop désagréable à suivre. Le film de Martyn Pick est donc un coup d'essai pas totalement réussi, initié par une compagnie non spécialisée dans le genre et qui ne possède pas des moyens budgétaires colossaux, deux éléments qui contribuent à modérer l'ampleur des reproches. En espérant que Codex Pictures persiste dans sa démarche, tout en tirant les leçons de ce constat. La note est forcément différente en fonction du spectateur; pour le fanboy, cela sera 60%, pour le profane, 40%. La moyenne est vite calculée.

Critique de publiée le 13 janvier 2011.

Que faut-il en retenir ?

  • Un film sur l'univers de Warhammer 40,000
  • Fidèle au fluff
  • Un bon niveau de modélisation
  • Un aspect violent conservé

Que faut-il oublier ?

  • Qualité d'animation médiocre
  • Un scénario très banal
  • Le thème choisi
  • Un aspect cheap qui se fait sentir

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