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Critique du Recueil de nouvelles : Paroles de Sang
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Critique du Recueil de nouvelles : Paroles de Sang

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 21 juin 2007 à 1633

Regards multiples sur Warhammer 40000

Le premier hormagaunt leva la tête et se pencha sur le coté, en exhibant sa langue comme un serpent. Snowdog lui logea une balle entre les deux yeux au moment ou l’autre gaunt se ruait sur lui. Il plongea lui-même en avant, laissant passer la créature au-dessus de lui et atterrir dans le désordre. Les griffes et les pattes en vrac, la bête émergea et Snowdog vida son dernier chargeur dans ce qui devait être sa nuque.(extrait de La Routine, une nouvelle de Graham McNeill).
Paroles de Sang est un recueil de nouvelles ayant pour décors l’univers de Warhammer 40000. Ce copieux ouvrage de plus de 300 pages propose au lecteur un panorama des différentes ambiances pouvant être rencontrées en voyageant à travers ce monde futuriste et violent. Fort de 11 textes, Paroles de Sang nous présente ainsi, suivant les préférences des différents auteurs qui ont participé à la construction de ce receuil, des récits guerriers, des thrillers urbains ou du space opera. Voici un petit descriptif des textes proposés :
- Paroles de Sang, de Ben Counter (30 pages) : la nouvelle d’ouverture prend comme décorum une planète en guerre envahie par le Chaos. L’auteur nous narre les exploits d’un petit détachement de Space Marines appartenant au chapitre des Black Templars face aux hordes mutantes du Depiauteur, un émissaire du Chaos, doté d’un diabolique don pour la rhétorique. Un texte très violent – on n’en attendait pas moins d’un affrontement armé entre 30 Marines retranchés et des centaines de blasphémateurs. Un fort Alamo futuriste, au cour duquel un officier remet en question les enseignements de son ordre militaire. Une excellente nouvelle.
- La Chute du Rapace, de Gav Thorpe (26 pages) : on était en mesure d’attendre mieux de Gav Thorpe qui nous présente ici une nouvelle mineure avec cette histoire de « dogfight » sidéral dans laquelle une escouade de Rapaces (les chasseurs-bombardiers de l’Empire) participent à un raid de bombardement. Cela fait bien entendu autant penser à nombre de fictions aéronautiques « historiques » (Memphis Belle, par exemple) qu’aux combats spatiaux de Star Wars et de Galactica. Bref, cela manque de souffle et d’originalité.
- Hierarchie, de Graham McNeill (32 pages) : on connaît le goût de Graham McNeill, l’un des auteurs comptant parmi les plus réputés de la Black Library, pour les récits guerriers et épiques. L’on n’est donc guère surpris de constater que Heriarchie comporte son lot de séquences épiques. Le récit est une sorte de version futuriste du pont d’Arhnem avec une escouade d’Ultra Marines qui a pour objectif de détruire un pont avant l’arrivée d’une grosse force ennemie. Evidemment, cela ne va pas se passer comme prévu et les Marines vont se retrouver dans de sales draps. Guère original mais bien rythmé et très épique.
- La Rançon de la Loyauté, de Simon Jowett (32 pages) : si Simon Jowett est l’auteur le moins prestigieux participant à ce receuil, on ne pas pas dire que son texte est le plus faible. L’écrivain nous transporte sur Equus III, une planète industrielle, vérolée par la pègre et à l’économie basée sur les trafics en tout genres, du moment qu’ils sont illégaux. Véritable récit mafieux, La Rançon de la Loyauté nous conte la courte carrière de Kravi, une petite frappe locale ayant atteint le statut de bras droit d’un parrain de la cité à force de services rendus. Il va alors découvrir que sa nouvelle « famille » cache un terrible secret. J’ai beaucoup apprécié cette nouvelle, qui mélange avec talent les atmosphères de films de Scorcese et l’horreur à la Lovecraft.
- Deus Ex Mechanicus, de Andy Chambers (32 pages) : Après l’horreur urbaine de la Rançon de la Loyauté, Andy Chambers, l’un des piliers de Games Workshop, nos amènent sur une planète située à la frontière de l’Empire, sur les traces d’une civilisation disparue. Débutant sous la forme d’un véritable récit d’aventure archéologique, le texte bascule ensuite dans la science-fiction psychédélique (dans le style Planète Interdite) pour finir dans l’horreur pure. Un excellent texte, qui met en scène une caste assez méconnue, les technoprêtres, des scientifiques génétiquement et mécaniquement optimisés dédiés totalement au service du Dieu Machine. C’est également lkes premier texte du receuil qui fait entrer des xénos (extraterrestres) en actions.
- Barathrum, de Johathan Curren (38 pages) : avec cette nouvelle, on continue dans le domaine de l’exploration. On se retrouve à nouveau en compagnie de technoprêtre, ceux-ci ayant découvert un gigantesque complexe souterrain sur la planète Barathrum. Malheureusement, en même temps pour la joie de la découverte est arrivé la terreur. Depuis que les technoprêtres reconnaissent ces galeries, les morts atroces se succèdent. Les malheureux sont découverts atrocement mutilés. Des actes assurément signés par les dieux du Chaos. Le lecteur est donc invité à suivre l’enquête dans les pas de l’inquisiteur impérial Anselm, au cours d’une histoire respirant autant la poussière de la Malédiction des Pyramides que l’air aseptisé de Event Horizon.
- Portés Disparus, de Dan Abnett (30 pages) : premier récit contenu dans ce recueil écrit par la star de la Black Library, Portés Disparus nous conte l’aventure du commissaire Eisenhorn (héros d’un cycle de romans) sur la planète Sameter, plus précisément au cœur de la mégalopole Urbitane, cité cosmopolite et polluée. Le roman, par ses ambiances pluvieuses et ses descriptions citadines, nous fait penser à Blade Runner. Nous sommes donc bien dans un polar urbain, un hardboiled futuriste. Et comme souvent avec Dan Abnett, la destruction de l’homme ne vient pas des agressions extérieures, mais de sa fragilité psychologique et son manque de clairvoyance. Un très bon texte, qui nous expose le coté le plus intime de l’univers de Warhammer 400000.
- Liberté, de Gav Thorpe (26 pages) : si vous connaissez New-York 1997 ou Los Angeles 2013, ce récit va fortement vous amuser tant le personnage de Kage va vous rappeler le Snake Plisken de John Carpenter. Mais mis à part cela, cette nouvelle carcérale ne m’a guère convaincu. Certes, c’est violent, assez viscéral, mais cela ne mène nulle part. Une histoire sans grand intérêt, à mon humble avis.
- Chasseurs d’Orks, de Dan Abnett (14 pages) : bienvenue dans le Vietnam de Warhammer 40K ! Sur Armaggedon, planète sauvage au climat tropical, l’affrontement fait rage entre les troupes disciplinaires des Ecorcheurs de Keyser et les hordes Orks. Dans cette jungle truffée de pièges, habitée d’animaux venimeux et véritable bouillon de culture microbien, la stricte obéissance aux consignes militaires cède la place à la loi du plus fort et à la sauvagerie barbare. Un texte très violent qui prend aux tripes…
- La Routine, de Graham McNeill (24 pages) : retour à la civilisation – si l’on peut dire – avec ce texte qui met en scène deux adversaires (un flic et un dealer de drogues dures) qui se retrouvent contraints à s’entraider pour lutter contre des xénos. Le récit se déroule dans la banlieue dévastée d’une gigantesque ville dont le réseau d’égouts et les fondations sont passées aux mains de créatures sanguinaires ; les genestealers. Un texte sympa, mais pas indispensable, qui met en vedette les xénos les plus sauvages de l’univers de Warhammer 40K.
- Defixio, de Ben Counter (29 pages) : le récit se concentre sur les aventures de l’équipage d’un blindé de la Garde Impériale ; le Defixio. Si le regard porté sur ces hommes inspire tout sauf le sens de l’héroïsme, il faut dire que les effectifs qui composent les régiments de Savlar sont pour la plupart composés de repris de justice et de parias. Dans cette histoire, le Défixio se retrouve isolé derrière les lignes orks et doit trouver un échappatoire en plein territoire ennemi. Malgré une idée de base que l’on pourrait juger à raison comme commune, le récit reste très prenant car il présente ces hommes sous leur coté le plus naturel. Dans Defixio, les soldats ne sont que des pauvres gars qui ne cherchent qu’à sauver leur peau et ils finiront par s’étonner eux-mêmes en faisant montre d’un courage inattendu. J’ai beaucoup aimé.

La conclusion de

Le principal argument de Paroles de Sang est qu’il réunit en un seul ouvrage de nombreux aspects que l’on peut trouver en arpatant les chemins de l’univers Warhammer 40K. Toutes les nouvelles ne sont pas excellentes, certaines sont mêmes dispensables, mais aucune n’est réellement mauvaise. Elles manquent juste parfois d’originalité. Un défaut qui peut même devenir un avantage dans le cas d’un lectorat novice. C’est d’ailleurs un receuil que je conseille fortement à tous ceux qui veulent découvrir en douceur l’un des plus riches univers de science-fiction épique.

Que faut-il en retenir ?

  • Panorama assez large des thèmes pouvant être trouvés dans l’univers
  • Aucun récit n’est réellement mauvais
  • Excellent ouvrage pour les néophytes

Que faut-il oublier ?

  • Certaines nouvelles ne sont guère originales

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