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Critique du Jeu Vidéo : Warhammer 40.000 : Space Marine
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Critique du Jeu Vidéo : Warhammer 40.000 : Space Marine

Avis critique rédigé par Bastien L. le samedi 2 janvier 2016 à 1744

A mort les orcs de l'espace !

Test de la version PS3 dématérialisée. Par ailleurs, ce jeu constitue pour moi ma première et seule incursion dans l'univers de Warhammer 40 000.

Crée en 1987 par Games Workshop, le jeu de figurines Warhammer 40 000 acquis ses lettres de noblesses vidéoludiques dans les années 2000 grâce aux jeux de stratégie Dawn of War. Développés par les Canadiens de Relic Entertainment, sous l'égide de THQ, ces RTS ont conquis autant les fans du jeu original que les amateurs du genre. Pour donner plus de visibilité à cet univers, les deux compagnies décidèrent de travailler sur un TPS (jeu d'action à la troisième personne), genre très populaire lors de la sortie du titre fin 2011. Il est vrai que la licence est faite pour nous plonger au cœur d'échauffourées entre super soldats et une tripotée d'ennemis en tous genre. Les développeurs semblent s'être inspirés de la référence Gears of War pour mener à bien le projet. Une bonne idée qui montre aussi les limites du titre.

Vous incarnez le capitaine Titus, un Space Marine du chapitre des Ultramarines envoyés sur le monde-forge (monde-usine) de Graia qui subit une attaque aussi inattendue que dévastatrices de la part des Orcs. Ceux qui découvrent la licence doivent comprendre que Warhammer 40 000 mélange science fiction et heroic-fantasy puisque les humaines et les Orcs se livrent bataille dans la galaxie au 41ème millénaire. Et une des armes les plus importantes des humains sont les gigantesques Titans que fabriqués sur Graia. C'est pourquoi Titus et deux de ses hommes (l'expérimenté Sidonius et le bleu Léandros) sont envoyés en tant qu'avant-garde pour protéger le dernier Titan construit. Ce faisant, ils vont devoir collaborer avec les soldats survivants et faire en sorte que la flotte de secours puisse intervenir sur la planète. D'autant plus qu'ils ne semble pas protéger qu'un Titan mais aussi une arme expérimentale...

L'histoire vaut surtout pour son univers surprenant avec son aspect futuriste (lieux, armes et vaisseau) et son ambiance heroic-fantasy. Dégommer des orcs avec une épée-tronçonneuse grâce à un Space Marine aux valeurs chevaleresques est assez surprenant et original. Néanmoins le scénario est vraiment prétexte car trop premier degré tout en respectant apparemment l'univers sombre originel. Le héros est certes charismatique mais reste un archétype bien défini comme les personnages secondaires... Les retournements de situation sont tout aussi forcés et on oublie les enjeux dramatiques très rapidement. Les développeurs ont au moins eu le mérite de ne pas surcharger le titre de cinématiques car beaucoup de dialogues se font pendant la progression. A ce titre les doublages français sont très bons mais la synchronisation labiale est totalement à la ramasse. Dommage car l'univers surprenant aurait pu amener quelques chose de plus original.

L'un des autres problèmes du titre, à côté du scénario prétexte, est le manque de variété dans les environnements parcourus. Alors certes il s'agit d'un monde-forge mais on a toujours affaire aux mêmes teintes de couleur marron-gris-noir... Seule la peau verte des orcs et les armures des combattants viennent apporter un peu de diversité. Cette redondance des teintes ne rend pas justice aux environnements travaillés par les développeurs qui nous plongent sur une planète bien ravagée par un assaut de grande ampleur. Les champs de bataille sentent la destruction récente et aident à se mettre dans l'ambiance. Néanmoins l'ensemble reste une succession de couloirs ponctués de lieux plus ouvert devenant de vrais champs de bataille. Comme pour le scénario, il s'agit d'un défaut classique du genre TPS mais un peu plus de folie dans le level-design n'aurait pas été de trop. On retrouve même les classiques phases sur un train en marche ou à bord d'une navette volante où il faut canarder tout ce qui bouge.

L'inspiration de Gears of War est donc palpable pendant une grosse partie de l'aventure et notamment dans le gameplay. On incarne littéralement une armoire à glace dans une armure censée permettre au soldat de plonger dans la mêlée. C'est pourquoi la vue derrière l'épaule classique du TPS n'empêche pas notre soldat de se montrer très efficace au corps à corps. Et il va falloir l'être tant les ennemis vont vous rentrer dans le lard. A ce propos, il s'agit d'un des points forts du titre qui affiche un grand nombre d'ennemis qui sont assez variés et nombreux pour offrir de grands moments jouissifs. On est bien aidé par l'arsenal adéquate : des mitraillettes classiques aux snipers en passant par des sortes de grenades adhésives à faire exploser au bon moment ou des armes laser. Pour le corps à corps, outre l'épée-tronçonneuse, la hache électrique et le marteau-tonnerre raviront les esthètes.

Une vraie panoplie que l'on ne put pas porter en même temps et il faudra donc faire des choix (4 armes à feu et une seule de mêlée) qui pourront s'avérer payant tant ils restent drastiques. L'opposition proposée sera farouche. Pour chercher l'originalité dans le maniement, il faut se pencher sur les réacteurs dorsaux que Titus porte à quelques occasions. Ces sortes de jet-pack permettent donc de prendre un peu d'altitude et de tomber comme une masse sur les ennemis. Jouissif. Néanmoins, là où l'influence de Gears of War s'avère cruelle c'est dans la lourdeur de notre personnage qui n'est pas taillé pour des combats face à des ennemis trop imposants. Il n'est pas assez rapide et ne peut se mettre à couvert ce qui fera souvent rager. Dès que des ennemis trop puissants s'approchent, nos roulades un peu molles et l'impossibilité de parer font mal. La lourdeur du personnage et le manque de profondeur de gameplay empêche donc au titre de se montrer aussi ambitieux que ses concurrents en ce qui concerne des ennemis gigantesques ou de situations originales.

Le gameplay comme la narration du titre semblent avoir quelques années de retard. Certains joueurs pourront voir cela comme un petit retour rafraîchissant en arrière car le jeu reste toujours plaisant à jouer. La volonté des développeurs est donc de rendre le joueur toujours mobile pour se protéger et se défaire de ses ennemis. De même la régénération automatique de la santé a été mise de côté, seul notre bouclier peut se recharger après quelques secondes. Pour récupérer de la vie, il faut étourdir un ennemi et l'achever avec une panoplie de finish aussi brutaux que classes. Et pendant qu'on va chercher de la vie, on reste très vulnérable d'où une certaine difficulté. L'autre possibilité est d'enclencher sa jauge de furie (qui se remplit assez vite) qui permet donc de récupérer sa santé mais aussi d'être encore plus puissant avec un des ralentis si on utilise la visée d'une arme. Le jeu s'avère ainsi exigeant et il faudra bien appréhender les situations en utilisant les bonnes armes. La difficulté est réelle surtout dans le dernier tiers du jeu du fait des limitations du gameplay mais aussi parce qu'on va rencontrer des vrais sacs à HP qui n'hésitent pas à nous foncer dans le lard. Le jeu se finit plutôt vite puisque 7 heures seront suffisantes pour en venir à bout en prenant son temps.

Le titre propose quand même son mode en ligne sous plusieurs angles. D'abord les modes « versus » qui offrent du team deathmatch, capture du drapeau ou de zones. Le second morceau du jeu online sont les arènes à faire en coopération à 4 où il faut survivre aux vagues successives d'ennemis comme dans le mode horde de Gears of War. Encore une fois du très classique qui permettra à ceux n'étant pas rebutés par la jouabilité du titre de s'en donner à cœur joie. Les développeurs se sont aussi inspirés de la progression de notre compte à la manière des Call of Duty. Notre compte monte en niveaux et on peut personnaliser à l'envie ses classes. On a le choix entre les Space Marines et les Marines du chaos avec un bon nombre de personnalisation en adéquation avec l'univers du jeu. On prend donc soin de son personnage comme d'une figurine bouclant ainsi la boucle... Par ailleurs, le jeu étant sorti depuis un moment, le matchmaking n'existe plus et débuter peut s'avérer très compliqué...

La conclusion de

Ce titre purement action de la licence Warhammer 40 000 s'avère aussi classique que solide en tant que TPS. Les fans seront ravis de voir que l'univers est respecté et pourront s'en donner à cœur jouer en contrôlant un Ultramarine qui défouraille à tours de bras. Les simples amateurs de jeu d'action verront rapidement le potentiel du titre en terme de plaisir de jeu mais sauront qu'il y a bien mieux ailleurs. Le titre a quand même le mérite de proposer un bon challenge et un mode online très complet.

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