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Hellboy 2, les légions d'or maudites >

Critique du Film : Hellboy 2, les légions d'or maudites

Avis critique rédigé par Thomas V. le jeudi 30 octobre 2008 à 1801

Zzz Zzz (respiration) Zzz Zzz

Aaaah qu’il est bon de dormir bien au chaud, emmitouflé sous son manteau. Bon je dois avouer que la ventilation était assez perverse et les sièges peu confortables… J’ouvre les yeux, aveuglé par une forte lumière et par un brouhaha important autour de moi. Des gens se lèvent, crient, des gamins brandissent des figurines en plastiques à l’effigie d’un personnage étrange. Devant moi un grand écran de cinéma sur lequel défile un générique de film…Il me semble avoir vu le nom de Guillermo Del ToroGuillermo Del Toro…le nom m’ai familier…Mais bien sur !! Je fais très vite le rapprochement avec les figurines des gosses et leurs discours étranges : je cite : « Hellboy tu es le plus fooooort » « Maaaamaaaaan Hellboy il existe pour de vrai ? » «  Heyy t’arrêtes sinon j’appelle Hellboooy » … j’en passe et des meilleurs !!
Très vite le constat tombe sous mes yeux !
Je me suis endormi devant Hellboy 2, Les Légions D’Or Maudite !


Noooon rassurez vous, votre cher reporteur à toujours tendance à exagérer un peu. Je ne me suis nullement endormi devant le film. J’étais juste à deux doigts !
C’est bien simple, je n’ai jamais réussi à rentrer dans le film, à m’investir dans l’histoire, dans la quête et la psychologie des personnages. J’ai en quelque sorte vu le film de l’extérieur. Bon vous me direz que c’est le but même du cinéma de voir les films de l’extérieur mais…parfois il y a cette magie indescriptible qui illumine nos yeux, qui nous fait quitter terre l’espace de quelques secondes, de quelques minutes. Et durant quelques instants, nous avons traversé l’écran, sans même nous en rendre compte. Je ne vous cache pas qu’ici je suis tranquillement resté accoudé à mon fauteuil…j’ai bien essayé de plisser les yeux avec attention, de fixer l’écran sans détourner la tête pendant de longues minutes, de sautiller sur mon siège afin de me rapprocher de l’écran…mais non rien n’y a fait. Il n’y a pas eu de magie, ni même de catharsis. Je ne me suis pas senti aspiré par le film. La distance entre l’écran de cinéma et moi fut toujours la même.
Mais pourquoi diable ?
Sans aucun doute possible : le scénario en est la cause.

Comment peut-on réussir à s’émerveiller devant une telle narration ? Le fond ressemble à un patchwork de plusieurs films inintéressant au possible. En plus de cela, on doit supporter des scènes de romances ou l’émotion frôle le zéro pointé. La faute à une caractérisation des personnages trop stéréotypés et surtout beaucoup trop faible. Le jeu de Selma Blair est je trouve plutôt approximatif, les deux grands freaks de la troupe (Abe Sapien et Johann Krauss) m’ont énervé au plus haut point faute à des longs discours pseudo moralistes ainsi qu’à des costumes certes très inventifs mais ne permettant aucunes identifications pour le spectateur. Le bagout d’Hellboy n’a jamais fait mouche chez moi et je trouve qu’au contraire, cela tendait à détruire inexorablement l’atmosphère ainsi que la tension installée. Je ne parle même pas des tentatives d’humanisations des personnages totalement abjectes et hors-propos compte tenu de la dimension fantastique/fantasy du film. Tandis que la princesse Nuala se prend pour un mixte entre la Reine Midala de la nouvelle trilogie Stars Wars et de Cléopâtre (si si) seul le « méchant » de service arrive à nous effrayer et à nous divertir par son agilité presque onirique.
Vous l’aurez compris, les personnages semblent véritablement enfermés dans leurs enjeux. Ils ne sont pas assez tortueux. D’ailleurs le film en lui-même est beaucoup trop grand public. Beaucoup trop commercial. Comme dit plus haut les scènes de romances manquent d’âmes, de profondeurs. Elles semblent gratuites et donc immatérielles. Le film ne réserve aucunes surprises tant tout est plus ou moins devinable. Enfin toute la question sur la place des mutants dans la société humaine est là encore traitée avec le minimum syndical sans aucun souffle épique ou lyrique, d’autant plus que cette thématique à maintenant était vue et revue.
Autre problème majeur : le rythme. Autant certaines séquences sont étrangement courtes (la scène du marché des Trolls pourtant excellente d’inventivité) autant d’autres sont épuisantes de longueurs (la scène de beuverie risible entre Hellboy et Abe Sapien)

Au final, on se retrouve devant un fond particulièrement décevant, totalement vidé de sa substance corrosive qu’il aurait normalement du avoir. Le métrage à réduit sa force intimiste sur l’autel du divertissement grand public. Les studios hollywoodiens ont tranché !
Fort heureusement, la réalisation de Del Toro est une fois de plus admirable, les combats sont parfaitement lisibles et le film d’une manière générale est un tableau vivant. Certaines séquences gardent la marque de fabrique du conteur et se révèlent être les plus belles du métrage : le générique de début, le saut quasi christique d’Hellboy, la magnifique scène avec le Dieu de la Forêt emprunte d’une poésie indicible ainsi que cette créature directement inspirée du Pale Man de son sublime « Labyrinthe de Pan » avec lequel elle a en commun cette originalité auriculaire.

La conclusion de

Hellboy 2 nous justifie de deux choses : La première c’est qu’une bonne mise en scène ne fait pas un bon film. Cependant, la perspective d’un troisième épisode résolument plus sombre reste intéressante. A raison que Del Toro opte pour une nouvelle caractérisation de ses personnages qu’il a mis en place et transposé jusque là.
Et la deuxième, c’est que Del Toro n’a jamais fait d’aussi merveilleux films (« L’Echine du Diable », « Le Labyrinthe de Pan ») que lorsque qu’il s’éloigne des sirènes d’Hollywood.

Que faut-il en retenir ?

  • Visuellement merveilleux.

Que faut-il oublier ?

  • Tout le reste.

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