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Critique du OAV : Hellboy : de sang et de fer
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Critique du OAV : Hellboy : de sang et de fer

Avis critique rédigé par Bastien L. le jeudi 27 janvier 2011 à 1357

Hellboy contre les fantomes/vampire/loup-garou...

Après le premier film de Guillermo Del Toro, la franchise Hellboy devenait rentable et dans l'attente d’une inévitable séquelle, quelques (télé)films d'animation furent mis en chantier ; celui-ci fut le second.

Bien qu’il soit un dessin animé, l’attrait majeur de ce Hellboy : de sang et de fer est d’être une production assez mature. Disons le donc tout de suite, cet opus n'est clairement pas destiné aux enfants, on ne se retrouve donc pas dans une version édulcorée de l'œuvre sombre et adulte de Mike Mignola. Et pour cause, ce dernier est co-scénariste (avec Tad Stones qui officie aussi en qualités de producteur et superviseur de la réalisation) de cette histoire en partie inspirée de l'un de ses comics : Au nom du diable. Dans cette aventure, Hellboy, Liz Sherman, Abe Sapien mais aussi le professeur Broom vont enquêter sur un ancien manoir apparemment hanté. Cette affaire rappelle à Broom sa première mission en Europe de l'Est en 1939 lorsqu'il combattit une puissante et terrifiante vampire... A notre équipe de héros d'établir le lien entre les deux affaires et de faire face à un danger bien plus grand...


A partir de ce postulat de base, les créateurs de cette œuvre vont se faire plaisir puisqu'on se retrouve pêle-mêle avec une maison hantée - et beaucoup de fantômes allant avec -et une sorte de Comtesse Erzebeth Bathory, toujours avec ce mythe vampirique lui collant au basque, représentée par une vampire aussi belle que dangereuse affublée d'une impressionnante choucroute capillaire. Rajoutez à cela une évocation de la mythologie grec et un loup-garou et on obtient un pot-pourri horrifique tenant correctement la route. Au final, ces diverses influences se mélangent plutôt bien puisque le dessin animé se veut résolument décomplexé et c’est tant mieux. Le ton assez adulte fonctionne par des passages inquiétants, des combats violents et des morts sanglantes... Ainsi, si le métrage est très loin d'être insoutenable par la violence ou son ambiance horrifique, il n'empêche qu'il est agréable de constater qu'il s'adresse en premier lieu au lectorat des comic books. Ensuite, le découpage narratif est plutôt ambitieux pour ce genre de production puisque l'on assiste à l'enquête dans le présent mais aussi à celle de Broom en 1939, par l’intermédiaire de nombreux flash-back. Ces derniers ont d'ailleurs la particularité d'être narrés à rebours, le premier flash-back raconte la fin de l'affaire et ceux qui suivent les évènements antérieurs. Ce principe est plutôt bien pensé et permet de mettre le vieux professeur Broom en avant. En revanche, c'est Hellboy et ses acolytes paranormaux qui en pâtissent le plus car l'important nombre de créatures et ce scénario à deux époques font que nos trois héros subissent plus l'histoire qu'autre chose. La classe de l’imposant diable n'est exploitée que lors des phases d'action. C'est un peu dommage tant le personnage peut prétendre à mieux.


Pour ce qui est de l'animation, les équipes du réalisateur chevronné Victor Cook livrent un dessin animé plutôt honnête. La principale qualité est que l'ambiance graphique n'est prisonnière ni du matériel original, ni du film, et dégage ainsi sa propre personnalité. Ce qu'on retient le plus est le travail sur les couleurs qui arrive parfois à créer des atmosphères visuellement puissantes. Sinon, l'animation en elle-même tient la route mais n'est clairement pas le haut du panier, surtout quand le recours à l'ordinateur se fait (trop) sentir. Cela tend à prouver que le projet n'est pas un très gros budget ou alors qu’il a servi à payer les acteurs... En effet, on retrouve ici tous les premiers rôles du film qui nous offrent un jeu plutôt sobre - que se soit Ron Perlman (Hellboy), Selma Blair (Sherman) ou Doug Jones (Abe). On aurait ainsi aimé un peu plus de rythme et de conviction dans les répliques même si l'ensemble se révèle satisfaisant. En revanche, le travail sonore, tout comme la musique, sont excellents et rendent justice aux nombreuses bastons figurant au programme de cette histoire.

 

La conclusion de

Ce petit film d'animation sans prétention se révèle comme étant plutôt bon. L'histoire, sombre, riche en créatures et en scènes d’action plaira autant aux fans de l'œuvre originale qu'à ceux ayant découvert la licence avec les films. On peut juste regretter que le héros principal soit un peu mis de côté. Pour ce qui est de l'aspect technique du film, rien de bien transcendant mais l'ensemble a quand même du charme.

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