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Critique du film : Hellboy 2, les légions d'or maudites [2008], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le jeudi 9 octobre 2008 à 18h20

Retour d’enfer pour des gentils monstres !

Il est de retour le bon vieux garçon des enfers et ne vous attendez pas à le voir suivre la routine !
Malgré une reconnaissance méritée - conséquence de cette victorieuse confrontation contre Grigori Rasputin qui lui a également permis de sauver la belle Liz Sherman -, Hellboy n’a pas pour autant changé de caractère, et cela même si il vit désormais une romance avec celle qu’il a sauvé, ce qui ne manque pas de créer quelques petits problèmes. De plus, comme les vacances ne sont jamais de tout repos pour les protecteurs de notre planète (si souvent en danger), Hellboy voit apparaître une nouvelle menace. Le Prince Nuada, du royaume du Dessous, a en effet pour terrible dessein la destruction de l’humanité. Pour cela, il part en quête de la fameuse légion d’Or, une redoutable armée indestructible qui se plie aux ordres de celui capable de réunir les trois pièces d’une couronne.
Une chose que l’on peut dire de Guillermo Del Toro, c’est qu’il n’est pas de ceux qui se complaisent dans la facilité. Plutôt que de repartir sur des acquis, comme le font souvent les grosses productions américaines, le réalisateur nous propose un spectacle quasiment sans la moindre redite. Alors que le précédent volet jouait sur les relations père / fils, sur un trio amoureux et enfin une confrontation face à des méchants très méchants, ce second chapitre opte pour de toutes nouvelles thématiques. Alors que beaucoup de seconds films de super héros se consacrent à la remise en question puis à l'acceptation de ses pouvoirs, Mike Mignola et Guillermo Del Toro préfère aborder différemment les choses en présentant un personnage en quête de reconnaissance.


Guillermo Del Toro a pris aussi un énorme risque vis-à-vis des fans en rapprochant Hellboy de son univers cinématographique tout en en l’éloignant un peu plus des Comics Books. En effet le côté presque intimiste des lieux souvent isolés de la bande dessinée fait place à des espaces souvent habités, soi par des humains, soi par de très nombreux monstres. Des monstres, habituellement Lovecraftiens, qui désormais ont cédé à des designs plus dans l’esprit du « Labyrinthe de pan » - certains diront même «façon Men in Black ». Si le film va donc parfaitement dans la logique de continuité du premier, il s’éloigne un peu plus du matériel papier, ne gardant que la base des légendes et mythologies folkloriques qu’aime Mignola et le design si charismatique du personnage.
Il reste qu’une fois fait l’abstraction de ce changement d’esprit dans lequel se rajoute un humour beaucoup plus présent (fonctionnant plutôt bien) Hellboy 2 est une pépite d’or. Pourquoi ? Grâce à cet amour des monstres qu’exprime le réalisateur. Guillermo Del Toro fait preuve d’une véritable verve dans ce domaine à l’instar de la séquence du marché aux trolls qui fera rêver tous les nostalgiques des « Muppets ». Pour un budget de 70 millions de dollars, soit 3 fois moindres qu’un Spider-Man 3 (250 millions de dollars), le film donne l’impression d‘en montrer trois fois plus, sans pour autant oublier l’histoire, véritable fable moderne - introduite par des marionnettes animées nous contant la légende de la légion d’Or.

Même si 80% des acteurs sont costumés, leurs prestations ne sont pas pour autant amoindries. Au contraire, malgré les multiples maquillages, les acteurs arrivent à transmettre avec facilité les émotions. De plus, le plaisir de voir tous ces personnages costumés n’est pas sans rappeler avec une certaine nostalgie « Cabal » (1988) - Clive Barker y matérialisant également à cette occasion son véritable amour envers ses monstres. S’il est difficile de ne pas signaler la performance de Ron Perlman dans son interprétation du personnage de Hellboy, Doug Jones nous offre aussi une belle prestation, surtout que dans cette nouvelle aventure, son personnage d’Abe Sapien s’est bien développé (le même acteur interprétera aussi Le Chamberlan et l’Ange de la mort). Si Selma Blair contrôle désormais ses pouvoirs au grand plaisir des spectateurs, il faudra désormais rajouter à l’équipe un certain Johann Krauss, que les lecteurs de B.P.R.D. reconnaîtront avec grand plaisir - même si le design du personnage a quelque peu évolué. Il reste à signaler la présence de Luke Goss qui campe un magnifique adversaire en la personne du Prince Nuada.
Côté musique on pourra regretter que Danny Elfman se soit écarté des très beaux thèmes de Marco Beltrami qui sur le premier Hellboy avait certainement écrit son meilleur « score ». Ici, Danny Elfman se contente de reproduire des partitions assez proches de ses anciens travaux, ce qui reste efficace, mais cependant à un niveau moindre que son prédécesseur (à la carrière pourtant moins élogieuse).

La conclusion de à propos du Film : Hellboy 2, les légions d'or maudites [2008]

Richard B.
80

Hellboy est le « Blockbuster américain » le plus personnel de son réalisateur, même si parfois cela va au détriment de la fidélité avec l’œuvre de Mignola. Entre humour bon enfant, fable à l’imagerie poétique et scènes d’actions spectaculaires, Guillermo Del Toro signe avec amour un authentique film de monstres.

Que faut-il en retenir ?

  • La beauté des images
  • Les créatures du film
  • L’humour
  • Un final énorme !

Que faut-il oublier ?

  • Des libertés vis à vis du comics
  • Un montage parfois « cut »
  • La non reprise du thème du premier film

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