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Breaking Dawn >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Breaking Dawn

Avis critique rédigé par Thomas V. le lundi 3 novembre 2008 à 23:25

Et le soleil se lève...

Eve une étudiante en psychiatrie doit étudier le comportement de Don Wake un psychopathe matricide. Très vite la réalité se fissure autour de la jeune femme : des choses étranges se produisent dans l'enceinte de l'asile, des visions d'horreur et l'apparition d'un être mystérieux la troublent. Don semble en savoir plus sur elle et le monde qui l'entoure, il tente de la persuader mais Eve perd le contrôle et n'arrive plus à voir les limites de la réalité....


Il est toujours intéressant à voir comment des distributeurs arrivent à vendre un film sur des critères bien précis alors qu’une fois visionné, on se rend compte que le métrage est inscrit dans une toute autre direction. Il y a en énormément des cas comme ça. Et Breaking Dawn est de ceux-là.
Pas que le métrage sois mensonger dans ses promesses, juste qu’au final, nos attentes se trouvent quelques peu compromises…mais pas forcément négativement.
Là ou on attendait un thriller poussé sur la psychanalyse, la relation profonde médecin/patient, l’illustration d’un instant de vie dans un asile, on se retrouve devant un film qui emprunte la voie d’un thriller de facture moyenne mais qui assez vite se resserre sur les tourments de son héroïne. Ne vous attendez donc pas à de longs discours psychologiques compliqués, ainsi qu’à un schéma narratif alambiqué au possible. Ici, la question de la psychanalyse et de son traitement n’est qu’un prétexte à nous raconter une histoire simple et surtout bien plus humaine quelle n’y paraît, dissimulée derrière des rouages et des conventions sommes toutes assez classiques.

Et je dois avouer que le charme du film opère justement par le biais entre autre, de la simplicité de son scénario, de son cœur tendre et émouvant.
Le métrage se veut avant tout être un thriller oui, mais on constate que les effets de suspense tombent bien souvent à plats tout simplement car l'intérêt du film et sans doute aussi celui du réalisateur est ailleur. Le film repose sur un twist final mais celui-ci s'avère peu original et relativement prévisible, mais la grande force de l’histoire est justement d’y apporter une sincérité admirable, en plus d’une parfaite cohérence de l’ensemble.
Mark Edwin Robinson signe ici son premier long avec une économie de moyen évident mais il parvient à doser ses quelques effets, à installer une ambiance relativement pesante à défaut d'être exitante et surtout à conférer à son film une aura mystérieuse qui se révèlera touchante. L’utilisation des flash-back va d’ailleurs en ce sens, ainsi que la photographie résolument chaude en début et fin de métrage. Mais son allié de taille se retrouve surtout en la personne de Kelly Overton, qui se livre ici à une prestation bien difficile tant elle se doit de porter le film sur ses frêles épaules. Elle y arrive si bien qu’elle éclipse littéralement son camarade de jeu (et frère d’Angelina Jolie) pourtant plus connu : James Haven Voight. Son regard hypnotique et ses lèvres généreuses qu’il a en commun avec sa sœur n’y changeront rien : son jeu n’est guère passionnant et semble relevé d’une caractérisation abusive et stéréotypé des malades mentaux. Un peu plus de finesse de sa part et une direction d'acteur plus précise sur sa personne n’aurait pas était négligeable.
Vous l’aurez compris, Breaking Dawn n’est pas exempt de défauts mais pour un premier film, Mark Edwin Robinson s’en sort avec les honneurs. On se retrouve certes bien loin des productions « friquées » du tout Hollywood mais le métrage gagne en intensité dramatique ce qu’il perd en efficacité.

Selon moi Breaking Dawn (il faut aussi noter l’astucieux jeu de mot du titre) ce veut plus un drame subjectif teinté de psychologie qu’un véritable thriller comme on veut nous le faire croire. On ressort de la projection apaisé et conquis par ce petit film indépendant, assez astucieux et attachant dont le final arrive à détourner le classicisme de son twist grâce à la composition touchante de son personnage principal et aussi par l’utilisation intelligente et sublime du titre musical d’Arthur Yoria « Here To Stay »
La conclusion ensoleillée donnant toute sa justification au double sens du titre pourra paraître basique pour certains mais elle permet d’éclairer d’une manière résolument optimiste ce qui a précèdé. L’aube se lèvera dans les dernières bobines sur un film attachant, cohérent, humain et sensible.

75

Mark Edwin Robinson nous livre un premier long-métrage indépendant vraiment pas négligeable.

Critique de publiée le 3 novembre 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • Kelly Overton.
  • Un twist final cohérent et touchant.
  • Une histoire disposant d'un coeur attachant et sensible.

Que faut-il oublier ?

  • James Haven Voight.
  • Un manque de budget un petit peut voyant dans certaines séquences.
  • Mise en scène comme un thriller alors que le film se veut (heureusement) éminament plus intimiste.

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