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Critique du Film : Vlad

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 28 mars 2006 à 07:11

Vlad’la bonne bouse…

Comment vous expliquer ce machin sans passer pour un crétin analphabète. Hmmm…difficile. Bon, je me lance quand même.
Pour faire simple, Vlad raconte l’histoire d’un groupe d’étudiant – Alexa, une Barbie californienne, Linsey, une roumaine de St-Germain, Justin, un anglais débile et Jeff, un américain gentil – qui se rendent dans les Carpates dans le cadre de leurs études supérieures. Déjà, à la vue des gabarits présentés dans l’introduction, on rie jaune…
Pris en charge sur place par un Billy Zane qui roule les r pour faire tzigane – ce qui a pour conséquence que l’on ne pige plus rien à ce qu’il dit – ils vont se retrouver aux prises avec Vlad, un ancien monarque de Valachie devenu immortel suite à une malédiction. L’intérêt que porte l’ancien maître des lieux pour cette bande d’imbéciles vient du fait que Linsey porte sur elle un collier qui lui appartient. Comment cela est-il possible, et pourquoi ? ah, ah, that’s the question, my friends !
Si j’ai bien tout pigé – je ne suis sûr de rien -, Vlad Drakula est coincé dans les limbes quand le collier est placé sur un autel dans une grotte minable, mais le grand-père de Linsey l’a piqué durant la deuxième guerre mondiale, et depuis Vlad est revenu de l’au-delà pour tripoter des blondes et faire le loup dans les bois. Le problème, c’est qu’il ne se manifeste pas vraiment avant l’arrivée du groupe dans cette région de Roumanie – à moins que ce soit lui qui hurle dans la forêt roumaine et qui fait peur aux brebis. Je ne sais pas.
Après, c’est encore plus confus. On apprend que Billy Zane travaille pour une secte secrète, les Draconites, composés de gens gentils – lui et son mentor, interprété par un Brad Dourif cabotineur à outrance – et de gens méchants – des mecs qui courent après les gentils, mais qui ont trop mangé de goulasch pour pouvoir les rattraper. Billy, Adrian dans le film, est chargé par son supérieur d’assurer la protection de Linsey et de son collier. Impossible, cependant, de comprendre comment ils ont appris qu’elle était en possession de l’artefact. Ainsi, prenant soin de ne pas révéler sa mission, le serviable Billy Zane amène le groupe sur le lieu de leurs futurs travaux. Et c’est à ce moment que le film nous achève.
En effet, Zane transporte le groupe dans une espèce de réplique médiévale du Village d’Astérix pour y retrouver un guide en peau de mouton exubérant et ivrogne et à l’accent encore plus incompréhensible. C’est dommage, car vu les gestuelles théâtrales qu’il effectue en racontant ses histoires de monstrrrlleux , cela devait être marrant. Mais bon… Guidée par cette sorte de j.o. de camp de vacances, l’expédition part à pied, sac à dos, à travers une épaisse forêt de pins, pour rejoindre le petit village de Sedra, ou les attends une vétérinaire (??) dans sa clinique. Deux jours de crapahutage dans des bois – et surtout une demi-heure de film ! -, où il ne se passe presque rien, pour arriver finalement à leur destination… Où les attends Billy Zane alias Adrian !! Et oui, lui, moins con, il a pris sa bagnole et y est allé par la route. Il a même eu le temps de retourner faire une visite de politesse à Bucarest entre temps. Je dois admettre que là, j’ai eu encore un petit rire nerveux…
Le premier, en effet, se passa dans les bois. Car, il faut que je le signale, quand elle porte le collier, la jolie Linsey a des visions ; elle voit en effet la reconstitution de la vie traumatisante de Vlad et l’image d’Illona, une fille blonde qui croisa la route de l’Empaleur des Carpathes il y a 500 ans. Linsey, on la comprends, est depuis très traumatisée et pousse régulièrement des petits cris vraiment charmants. Aussi, au bout d’un moment, c’est le gentil Jeff qui se retrouve avec le collier autour du coup et qui, par on ne sait quelle magie, arrive à faire se matérialiser la blonde Illona devant lui. Un fantôme qui surgit du passé ! Aucune explication. C’est comme ça et pi voilà. En plus, elle est apparue avec l’épée de Vlad plantée dans le sol devant elle. Une lame à la valeur inestimable que le crétin de Justin, soit disant expert en histoire médiévale, n’hésite à pas à saisir comme s’il s’agissait d’une vulgaire asperge…
Bref, arrivé dans la clinique vétérinaire, le groupe se repose. Justin drague Illona, qui n’est pas du tout étonné de voir des ampoules électriques et des appareils sophistiqués. Et Jeff baise avec Linsey. Mais les ébats des deux derniers attirent Vlad, qui se mêle alors à la conversation. On a alors droit à une succession de plans superposés. Un montage horrible qui a eu comme conséquence de m’embrouiller terriblement. Je n’arrivais même plus à piger qui baisait qui. D’autant plus, qu’à la fin de la fornication – très sage : juste des grrr et des han et des plans sur des dos et des visages -, Vlad se matérialise dans la cour du bâtiment, pénètre dans la clinique et kidnappe Alexa, la Barbie blonde. Euh… Je crois que le comédien, égaré dans ce script bordélique, s’est trompé de blonde, non ? Puis, après avoir tué Adrian, le monstrrrrleu se barre dans son château, la pouf sur les épaules.
N’écoutant que leur courage – il faut en avoir pour lire un tel scénario – les survivants, en compagnie du cousin de frère Tuck, se lancent à la recherche de l’autel pour y déposer le collier et bannir Vlad de notre plan. Pendant ce temps, le monarque fait mumuse avec la Barbie – qui se transforme en une sorte de maîtresse de Dracula -, puis la jette comme une merde lorsque se pointe la joyeuse équipée, pour finalement récupérer l’inexplicable Illona, qui a cependant comme mérite d’avoir rendu Justin moins con. On dit que l’amour rend con. Et bien, lui c’est l’inverse. Ils ne font rien comme les autres ces Anglais.
S’en suit un affrontement devant l’autel, qui oppose un Vlad minable accompagnée d’un Barbie débile face à un Justin qui se découvre des sentiments chevaleresques, un Jeff remonté et une Illona décidée. Submergée par tant de qualités physiques et intellectuelles, Vlad est chassé de notre monde lorsque Linsey parvient à disposer l’artefact sur son socle. Justin, mort dans ce combat, se retrouve transformé en chevalier teutonique – croix empattée sur le plastron à l’appui - servant de la belle Illona, 500 ans plus tôt ( ?). Les survivants, heureux, sortent alors des souterrains par une porte secrète terriblement bien dissimulée (sic). De véritables héros.

4

Voilà, je ne sais pas si vous avez compris quelque chose à ce que je vous ai raconté –et si vous avez tenu jusqu’à la fin -, mais je pense avoir été assez explicite sur la qualité de ce film. C’est une véritable catastrophe ! C’est lent, insipide, doté d’un montage brouillon, plein de faux raccords, qui rend encore plus obscur un scénario incohérent, et c’est de plus très mal interprété. Billy Zane et Brad Doriff cachetonne sans scrupules car le premier s’emmerde à mourir alors que le deuxième est hystérique. Quand au reste de la distribution, il semble tiré de la série Dawson. Un produit à éviter, tellement nul qu’il n’est même pas drôle. Ou si peu.

Critique de publiée le 28 mars 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • J’ai souri une fois ou deux.

Que faut-il oublier ?

  • Lent et prétentieux
  • Scénario incohérent
  • Montage indigne d’un travail professionnel
  • Interprétation insipide

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