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Critique du Film : Dracula 3K: L'empire des ombres
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Critique du Film : Dracula 3K: L'empire des ombres

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 5 septembre 2005 à 1108

Dans l'espace personne ne vous entends ronfler

Les Carpathes, la Transylvanie, Van Helsing, Mina, Dracula, vous connaissez bien sûr. Ils font partie du patrimoine de la littérature et de la cinématographie fantastique. Donc, vous savez également que les vampires, sauf en cas de bains de soleil, d’arrosages d’eau bénite, de rencontres inopinées avec une boiserie pointue où d’effusions affectives avec un crucifix, sont immortels. Et oui, c’est comme ça, y’a des chanceux et y’en a pas.

Mais je suis sur qu’il y a une chose que vous savez pas si vous n’avez pas vu Dracula 3000, c’est que dans l’espace il y a le système des Carpathes, qui contient la planète Transylvania, peuplée, bien évidemment, de vampires, et dont le comte Orlock, alias Dracula, représente l'un des résidents de choix. Et c’est ce vénérable aïeul des non-morts, qui se retrouve perdu là-bas on ne sait trop comment, qui nous intéresse tout particulièrement. Car, ledit comte, 50 ans avant notre histoire, s’est introduit dans un vaisseau comme passager clandestin, afin de quitter sa planète mourante. Lors de la traversée, il sustente sa soif d’hémoglobine en plongeant allègrement ses dents dans la gorge des membres d’équipage, le dernier survivant semblant être le capitaine (Udo Kier) qui, on le verra plus tard, à pris le soin de mettre tous ses collègues dans des cercueils kitchs bien alignés.

Vidé de son personnel naviguant, l’astronef dérive alors dans le vide interstellaire.

Un demi-siècle plus tard, le Mother III (hommage à Alien?), un remorqueur sidéral, arraisonne le vaisseau, et une bande de crétins spatiaux en débarque afin de le visiter. Bien évidemment fortement décérébrée, la totalité de l’équipage quitte alors le Mother III pour envahir les coursives (décors de 10m²) de leur prise, à la recherche de trésors, de survivants, où peut-être de la réserve de cookies. C’est alors que Mother III, profitant de l’aubaine, se débarrasse de ces abrutis en filant à l’anglaise, en les abandonnant dans l’antre de papy Vlad Dracul.

Jetons un rapide coup d’œil sur ces joyeux drilles parce c’est croustillant. Leur capitaine est un certain Van Elsing (Casper Van Dien), descendant de qui vous savez. C’est le beau gosse, sourire en coin, qui sait se montrer ferme quand il faut, mais surtout où il faut (notamment quand il pelote son second). Le capitaine en second justement, c’est Aurora Ash (Erika Eleniak), une bimbo siliconée un peu grassouillette qui pense forcer le respect du reste de l’équipage en se fringuant comme une pétasse (T-shirt collant à décolleté plongeant et pantalon en latex). Ensuite, on trouve Mina (Alexandra Kamp), une hystérique avec des couettes ridicules et Arthur (Grant Sawby) l’intello du groupe, un handicapé en fauteuil roulant qui finalement est le personnage le moins stupide du film. J'ai gardé les deux derniers pour la fin ; Humvee (Tony ‘’Tiny’’ Lister)est un black au muscles saillants, au cerveau un peu vide, à la gâchette et au crochet rapide, en résumé le véritable stéréotype du gros balourd au grand cœur. Puis enfin, la cerise sur le gâteau, le dénommé 187 (Coolio), un ‘’surdoué’’, à la coiffure invraisemblable, tombé dans la drogue et dont on se demande vraiment qu’elle est ici son utilité, à part nous faire croire que, comparativement, les autres protagonistes sont des diplômés de l’Actor Studio.

Bref, cette sympathique et chahuteuse équipe, a force de mettre son nez partout, va réveiller Dracula, interprété par un fadasse Langley Kirkwood, (mais qu’est-ce alors que cette ombre au début du film, un technicien de plateau distrait, peut-être), qui va commencer par mordre 187, le métamorphosant en vampire. Pour le malheur du spectateur, car déjà que ce très mauvais acteur en faisait des tonnes en humain, en vampire, il devient carrément insupportable, en débitant des répliques débiles et en sautillant partout. Cependant Dracula a surtout une dent contre Van Elsing (on peut dire qu’il a de la suite dans les idées). Aussi, après avoir métamorphosé la fille aux couettes (qui les perd à l’occasion, c’est déjà ça), il s’attaque au capitaine qui ne peut lui résister longtemps. Transformé en vampire, le descendant pas très glorieux du célèbre chasseur de démons, est rapidement éliminé avec une queue… de billard très ferme. Pour finir, après la disparition de l’intello, il ne reste plus que la bimbo (dont on apprend qu’elle est en fait un androïde travaillant pour la Fédération des Pétasses) et le maousse costaud (mais puceau !!) qui s’envoient en l’air avant que le vaisseau ne soit détruit dans une explosion, anéantissant également le prince des ténèbres...

Après le lutin frétillant (Leprechaun 4: In Space) et l’eviscérateur acariatre (Jason X), c’est au tour du suceur des Carpathes d’aller concurrencer Alien sur son terrain. Sur cette idée somme toute assez sympathique, Darrell Roodt construit un film monotone et linéaire. Certains interprètes s’en sortent tout de même (comme Van Dien, qui fait trois expressions aux lieux des deux habituelles), et cela malgré la difficulté de la tache, les dialogues étant assez nuls. Les effets spéciaux sont corrects, de même que la mise en scène qui, par faute de moyens, ne relève cependant pas le niveau d’un scénario remplis d’incohérences. D’ailleurs, comme si tout le monde avait compris le réel naufrage de ce film, la dernière séquence clôt le massacre sur un gag hallucinant, alors que le vaisseau va à sa destruction : - Tu sais ce que je faisais avant de travailler pour la Fédération ? demande la bimbo-robot. - Non’’, répond très intrigué le Maousse costaud. - J’étais un androïde de plaisir’’, réplique-t-elle fièrement. Le gros black se met alors à pleurnicher (si, si !) - Snif ! J’ai jamais eu d’argent pour m’en payer une.’’ Et là, il chiale carrément. - Alors allons-y, voir si je n’ai pas perdu la main !’’ déclare t’elle très sérieusement. Maousse costaud prend alors Bimbo-robot-pute dans ses bras et ils vont faire du radada. Boum ! Tout le monde crève !! Générique.

La conclusion de

Si Darrell Roodt voulait faire pire que son prédécesseur avec Dracula 2000, c’est réussi. Il est dommage que malgré la présence d’acteurs de série B comme Van Dien ou Udo Kier, le résultat soit si décevant. Mais le scénario était vraiment trop mauvais pour espérer mieux. Reste un film lassant, sans aucun suspens, et où le ridicule de certains passages peut arracher un sourire aux spectateurs les plus indulgents.

Que faut-il en retenir ?

  • La présence de Udo Kier
  • L’idée originale
  • Peut être amusant au 36ième dégré
  • Réalisation correcte

Que faut-il oublier ?

  • Scénario linéaire
  • Personnages stéréotypés
  • Dialogues ineptes
  • L’insupportable Coolio
  • Le ridicule de certaines situations

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