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Critique du film d'animation : Rebelle [2012], par Richard B.

Avis critique rédigé par Richard B. le mardi 3 juillet 2012 à 06h57

Bref, C’est l’histoire d’une gamine pas contente !

Chaque film de Pixar occasionne une immense attente tant le studio a su, dès sa première création, imposer des niveaux de qualité techniques et d'écritures exemplaires - exceptionnels même. Et si Cars 2, sorti l’année dernière, se posait comme le tout premier faux pas du studio (du moins en terme de scénario),  il n'en reste pas moins que nous attendions avec impatience de découvrir la fameuse Rebelle

Avec les premières images, nous survolons de vastes et somptueux décors des Highlands d’Écosse pour arriver dans une forêt au feuillage luxuriant. On se dit à ce moment que le spectacle s'annonce grandiose, d'autant que le relief donne assurément l'impression que l’on pourrait s'enfoncer nous même au cœur de la forêt. Une fois ce décor posé, le spectateur fait connaissance avec une adorable fillette rousse, embarquée dans une plaisante partie de camping avec sa famille (détail important, elle se voit même offrir un superbe arc), jusqu’à ce qu’ours vienne à gâcher la fête. Guère impressionné, le paternel, tel un valeureux guerrier, s’interpose pour sauver sa famille. Coupée par un fondu au noir et l’apparition d’un insert titre, la conclusion du combat qui suit est laissée à notre imagination. Rassurez-vous, l’issue et les conséquences du combat seront révélées peu après.

Image de Rebelle

Post-générique : la fillette rousse à bien grandie et est devenue une ravissante demoiselle, mais alors que celle-ci rêve d’aventure épique, la dure réalité la rattrape : elle est princesse et en âge de se marier. Dès lors, Merida, refusant de se plier aux règles, va mettre tout en œuvre pour gagner sa liberté, quitte à lancer un sort à sa mère et précipiter le royaume dans le chaos.

Mais qu’arrive-t-il à Pixar ? Nous étions habitués à une écriture aux petits oignons où intelligence du récit et composition des dialogues réussissaient, grâce à la mise en place de plusieurs niveaux de lecture, à interpeler à la fois les plus jeunes et les adultes. C’était d’ailleurs le principal élément qui permettait au studio de se positionner « vers l’infini et au-delà » des productions classiques de Disney et de ses autres concurrents. Hélas, il faut croire que la fusion – encore plus forte qu’auparavant - avec Mickey a eu plus d’impact que nous l’avions cru. Cars 2 amorçait une baisse qualitative que Rebelle semble hélas confirmer. Les scénaristes Mark Andrews (réalisateur de deuxième équipe et scénariste sur John Carter), Steve Purcell (réalisateur d’un truc qui s’appelle Vacances sous Les Tropiques), Irene Mecchi (scénariste du Le Roi lion ou de Hercule) et Brenda Chapman (qui est la porteuse de l’idée et réalisatrice du Prince d'Egypte) se sont contentés de recycler l’éternelle histoire de la jeune princesse (comprenez l’adolescente) qui refuse d’assumer ses responsabilités et, par son insouciance, va créer une situation chaotique. De cette situation, elle devra en ressortir grandie et gagner en maturité, en respect des autres tout en assumant sa personnalité. En gros il a fallu quatre scénaristes pour pondre une histoire aussi vieille que le monde, dont même Raiponce ou La Princesse et la grenouille (deux Disney) exploitaient des scripts plus subtils que le film qui nous est présenté ici.

Image de Rebelle

L’explication de ce classicisme se situe peut-être en partie dans le fait que tous ne sont justement pas des vieux de la vieille du studio, et que seule Irene Mecchi pouvait paraître expérimentée en terme d’écriture. Bien qu’il soit louable de la part du studio de s’essayer pour la première fois « au conte de fées », voire de traiter d’une histoire se déroulant au moyen-âge et dans un contexte d’aventure, on ne peut que regretter l’aspect recyclé, conventionnel et hélas ennuyeux de la chose. En fait, le plus préjudiciable n’est pas que les concernés n’apportent rien de neuf au genre, qu’ils aient sombré dans la guimauve et la morale totalement mièvre, mais que le métrage manque totalement de rythme, d’enjeu véritable, faisant de Rebelle non seulement un sous-produit Pixar, mais également un sous-produit Disney (pour tout dire, même les enfants présents durant la projection semblaient s’ennuyer). 

Les problèmes de rythme de Rebelle pourraient tout aussi bien être dus aux conséquences des désaccords créatifs qui sont apparus durant la conception du film - Brenda Chapman ayant été remplacée à la réalisation par Mark Andrews en cours de production. Difficile à dire ou comprendre pourquoi Pixar s’est manqué ici, on aimerait juste à penser qu’il s’agit ici d’un « petit accident » et que le studio reprendra du poil de la bête lors de leur prochaine production.

Tout n’est cependant pas mauvais. Force est d’avouer que Rebelle a pour lui d’être un véritable enchantement pour les yeux. Pixar, dans ce domaine, s’est une nouvelle fois surpassé et les textures, la variété des décors, la précision de chaque élément apparaissant à l’écran, les effets de coiffures, l’animation des personnages, tout est émerveillement. Seuls quelques character designs pourraient ne pas faire l’unanimité. Et rien que pour cet amour du détail, cette passion qu’arrivent toujours à injecter les équipes créatives sur ce qu’ils conçoivent, de leurs carnets de croquis jusque sur leurs écrans, fait que notre déception demeure mesurée. Car pour ce qui est du rendu visuel Pixar reste encore le meilleur et surpasse toujours – et de loin – la concurrence.

Image de Rebelle

Musicalement, le film profite d’un très bon travail orchestral de Patrick Doyle (il a signé toutes les partitions des films de Kenneth Branagh). On y retrouve différents éléments typiques de la musique écossaise comme la cornemuse, la harpe celtique, la flûte et bien d’autres encore, et Patrick Doyle apporte juste ce qu’il faut d’épique et d’authenticité. Par contre, nous serons moins élogieux concernant les chansons qui apparaissent à deux ou trois reprises et qui semblent dépassées, peux entrainantes et pas suffisamment nombreuses pour faire apparaître le film comme une comédie musicale et bien assez présente pour engendrer une gêne lorsque les chansons arrivent sans qu’on y soit trop préparé.

La conclusion de à propos du Film d'animation : Rebelle [2012]

Richard B.
45

Étrange, mais Rebelle confirme l'impression laissée l'année précédente par Cars 2. Depuis le jour où Andy donna ses jouets à la jeune Bonnie dans le magnifique Toy Story 3 c'est un peu comme si Pixar avait donné son âme. Alors que le studio enchainait chef-d'œuvre sur chef-d'œuvre, avec Rebelle, c'est la deuxième fois que la déception pointe son nez et que la magie n'opère pas - faute d’un manque d'attachement envers les personnages et à un manque de rythme évident. Pour autant, on reste dans le très positif côté technique et richesse visuelle où, là encore, le studio sait se surpasser et repousser les limites.

Que faut-il en retenir ?

  • L'aspect visuel.
  • L'animation.

Que faut-il oublier ?

  • Le scénario.
  • Le manque de rythme.
  • Aucun attachement avec les personnages.

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