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Critique du Film : La Maison des 1000 morts
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Critique du Film : La Maison des 1000 morts

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 7 septembre 2005 à 1059

Bienvenu dans le monde tordu de Rob Zombie

L’histoire débute comme une grosse farce, un clown à l’hygiène relativement négligée se fait braquer par deux crétins empotés. Il s’en suit un dialogue halluciné au sujet d’une cuisse de poulet puis on s’échange des politesses du genre ‘’j’emmerde ta mère’’, etc. Puis, d’un coup, on sort les magnums et les deux gangsters d’opérette se font exploser la calebasse par le clown, du coup beaucoup moins marrant. …Générique…
Arrive ensuite la trame principale, deux couples qui passent, un peu plus tard, par cette attraction et qui voient leur curiosité piquée au vif lorsque le clown (Spalding) leur apprend que, non loin d’ici, se trouve le lieu ou a été pendu un célèbre criminel, le docteur Satan.
Les quatre jeunes gens vont alors tomber sur une bande de malades sanguinaires, pour finalement plonger dans l’enfer.
Suites aux déboires qu’à connu Rob Zombie pour trouver un distributeur à son film, House of 1000 corpses était attendu par les amateurs de films d’horreur comme un évènement. Grâce à Lion’s Gate (heureusement qu’ils sont là, ceux-la), le produit est enfin disponible en dvd après une timide sortie en salles.
Et comme toutes les choses trop espérées, on est finalement légèrement déçu. Mais pas trop, ce qui est déjà bien.
Déjà, Rob Zombie fait taire les détracteurs qui affirmaient haut et fort que son œuvre allait ressembler probablement à un clip vidéo d’une heure et demie. Il leur cloue le bec sérieusement, car le métrage est avant tout une histoire, et une œuvre cinématographique. Le scénario est linéaire et basique, je l’admets volontiers, mais c’est pour se rapprocher de ce type de films à la mode dans les années 70, ces survivals gores construits à partir d’un script succinct. Et les effets de style, nombreux il est vrai, sont là non pas pour simplement un effet esthétique, mais pour servir le déroulement dramatique du film.
Les références aux films des années 70 sont nombreuses. On pense aux Craven (la dernière maison sur la gauche, la colline a des yeux), mais surtout à Massacre à la Tronçonneuse de Tobe Hooper, et la présence de Bill Moseley (Leatherface dans le deuxième volet) n’est pas fortuite. De plus, le fait que l’histoire est sensée se passer en 1977 appuie encore plus cette sensation de faire un bond 30 ans en arrière, du point de vue script et construction des personnages, cela s’entend, car du coté de la réalisation, c’est tout autre chose.
Car, je dois l’avouer, Rob Zombie m’a heureusement surpris. On sait qu’il est le réalisateur de la plupart des clips de ses chansons, mais un clip de 5 minutes n’est pas un film, et on était en droit de se poser des questions. Et bien, le résultat est vraiment excellent, et je dis ‘’chapeau Robbie !
Le choix de cadrage du réalisateur s’est porté sur les plans serrés (la plupart) et les gros plans, chers aux films d’horreur, qui permettent d’accentuer les expressions et d’amplifier la sensation de malaise, mais en plus, au montage, il a rajouté un tas d’inserts assez craspects déformés par un grain élevé ou des filtres chromés afin d’y ajouter une impression de cauchemar éveillé. Et ça marche… La plupart des scènes de violence utilisent ces moyens, les plans normaux étant essentiellement réservés aux séquences de ‘’dialogues’’ et aux plans ‘’after murder’’. Les exceptions à cette méthode sont réservées à deux de mes scènes favorites. Tout d’abord, lors de l’assassinat des flics, lorsque le deuxième est abattu d’une balle dans la tête ; un seul plan fixe très large, cadré en plongée sur le drame, durant lequel Otis mets environ 30 secondes avant d’appuyer sur la détente, le tout dans un silence total. Brrr…. La deuxième scène est une course poursuite dans les souterrains avec un slasher qui ressemble fortement à Jason. Un brillant hommage bien réalisé, à l’ancienne, on s’y croirait.
Le film pourrait se couper en fait en deux parties. Celle qui se passe chez les tordus de la baraque qui nous renvoie évidemment à Massacre…, et une deuxième, plus fantasmagorique, qui se déroule dans les souterrains, dans l’antre du docteur Satan. Dans la deuxième partie, même si on sent que de nombreux plans ont subis des coupes nécessaires, le cadrage est plus démonstratif et m’a fortement rappelé Hellraiser, par son coté descente aux enfers, un enfer démentiel.
L’interprétation est également géniales, tous ces ‘’freaks’’ sont des sacrés gueules et quelle bonne surprise de retrouver là une actrice comme Karen Black – icône sexy des années 70 - dans le rôle de la mère de famille complètement allumée et allumeuse. Servis par une photographie impeccable et des maquillages excellents, leurs prestations sont complètement hallucinantes.
Alors, qu’est ce qu’il cloche dans le film ? Ben, en fait, pas grand-chose… Tout d’abord je m’attendais à beaucoup plus d’hémoglobine, car on ne peut pas classer House… dans la catégorie des films gore. La plupart des effets chocs sont d’ailleurs masqués par des moyens techniques. Mais, bon, il ne faut pas trop juger avant d’avoir vu la version uncut, et le métrage reste très violent dans le ton et par la folie qui l’habite. Ensuite, c’est le petit parjure de Rob qui nous avait promis un film à l’ancienne sans aucun humour ni second degré. Ce n’est hélas pas le cas, on est très loin d’un H.G. Lewis et les gags, s’ils ne sont pas trop fréquents, sont cependant présents.

La conclusion de

Pour conclure, je dirais que House of 1000 Corpses est une de ces œuvres que l’on ne peut ignorer. Un film unique et original perdu au milieu des navets mainstream produits par des boîtes qui ne comprennent rien au bis. Bien réalisé par un fan, parfaitement interprété, respectueux du genre, il mérite de connaître un gros succès en vidéo, et par ce moyen, de récompenser de la plus belle façon le travail de cette équipe d’artistes (je le cris haut et fort) passionnés.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation parfaite
  • Des sacrés gueules de cinéma
  • De nombreuses scènes choc
  • La sensation de folie, omniprésente

Que faut-il oublier ?

  • Pas si gore que ça
  • Un soupçon d’humour malvenu

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