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Critique du Film : Dracula, mort et heureux de l'etre
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Critique du Film : Dracula, mort et heureux de l'etre

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 13 décembre 2009 à 2009

Ouneuh histoireuh de fompireuh..

S’ennuyant à mourir dans son château Transylvanien et désirant se rassasier d’un sang neuf, le comte Dracula décide d’émigrer en Angleterre.
Pour cela, il s’adjoint les services d’un notaire, Renfield, un véritable abruti qui est chargé de l’accompagner au manoir de Cairfax, un domaine qu’il vient d’acquérir.
Mais près de sa nouvelle maison se trouve la propriété du docteur Seward, où demeure la belle et troublante Lucy.

ingt ans après le désopilant Frankenstein Junior, Mel Brooks décide de revisiter un classique de la littérature fantastique, Dracula, célèbre roman de Bram Stoker. Pour ce faire, contrairement à l’adaptation de l’œuvre de Barbara Shelley, le cinéaste loufoque prend comme option de suivre littéralement l’œuvre, sans y rajouter quoique ce soit, en tentant avec plus ou moins de réussite de traiter de manière parodique les principaux éléments du livre.

Ainsi, le lecteur assidu de Bram Stoker, ou le cinéphile amateur de l’œuvre de Francis Ford Coppola, pourra sans effort faire le rapprochement entre cette délirante plaisanterie et la ‘’véritable’’ histoire, et mesurer par conséquent l’ampleur du délire imaginatif de Mel Brooks. En effet, le réalisateur enchaîne gags sur gags, jeux de mots sur jeux de mots, sans oublier d’y glisser son goût pour la friponnerie légère. Un véritable feu d’artifice souvent très drôle, voir hilarant, mais qui possède tout de même son lot de pétards mouillés.

L’atout comique du film repose en fait sur une caricature attendrie des personnages, qui sont traités avec un extraordinaire sens de l’absurde. Et comme d’habitude, la réussite des situations dépend presque essentiellement des propos, des réflexions ou des attitudes des protagonistes de cette histoire, et par la même les capacités comiques de leur interprètes. L’irrévérencieux est de mise, et même omniprésent, comme par exemple lorsque chaudement entrepris par une Lucy vampirisée, Jonathan Harker essaye de garder son flegme en répondant : je suis Britannique ! Un argument détruit immédiatement par Lucy qui met, de ses pleines mains, sa poitrine en évidence en répondant : Eux aussi !

Le comédien le plus à son aise est sans aucune hésitation Mel Brooks lui –même, qui interprète un Van Helsing puéril ayant de grosses difficultés pour s’exprimer dans un Anglais correct - la séquence durant il essaye d’expliquer à Seward et Harker qu’ils ont affaire à un fompireuuh est hilarante. Le comédien-scénariste-réalisateur est dans son monde, il y est à son aise, il se régale. Et nous avec. Dans le rôle de Dracula, on trouve Leslie Nielsen. Cet incroyable bonhomme, arrivé sur le tard à la comédie, fait preuve d’une jeunesse d’esprit et d’un goût pour le potache vraiment hors norme. Bien sur, il ne change pas son style, celui du type qui accumule les catastrophes avec une totale décontraction ou un air solennel, mais il le fait si bien que cela marche encore, et presque à tous les coups.

Dans la peau de Reinfeld, Peter MacNicol en fait peut-être un peu trop du coté des grimaces et des attitudes grotesques. Certaines de ses interventions sont réussies comme celle où, attablé pour prendre le thé avec le docteur Seward dans un jardin, il se met à dévorer tous les insectes qui passent à sa portée, en essayant de faire comme si de rien n’était. D’autres situations sont beaucoup moins marrantes, voire très lourdes, et les gesticulations de McNicol deviennent alors vraiment navrantes.

Les seconds rôles sont également bien détournés de leur esprit d’origine. Ma préférence va au débonnaire et rationnel docteur Seward, interprété par un Harvey Korman bedonnant et respirant le brave vieux monsieur un peu dépassé par les évènements. A ses cotés, le jeune premier Jonathan Harker (Steven Weber) parait bien fade. On sent vraiment que Brooks ne savait pas trop quoi faire du rôle. On lui préférera ainsi les performances réussies de Amy Yasbeck, dans le rôle de Mina, et surtout celle de Lysette Anthony, qui interprète la voluptueuse Lucy. Tour à tour timides, réservées, puis sauvages et vraiment coquines, elles rentrent parfaitement dans le délire de Mel Brooks, en accentuant outrancièrement leur jeu.

Les gags de situation sont plus rares (un cercueil vagabondant dans la cale d’un navire, un planté de pieu dans le cœur de Lucy qui entraîne des geysers d’hémoglobine sur le pauvre Harker) mais ils sont la plupart du temps très drôles, surtout la transformation de Dracula en ''chauve-souris à tête de Nielsen''. En fait, au niveau de la réalisation, Mel Brooks, fidèle à son habitude, a plutôt choisi de faire dans le fastueux. Décors superbes, costumes d’époque très réussis, ce souci du réalisme fait que les agissements loufoques des personnages en deviennent encore plus incongrus, donc drôles. A noter le bel hommage à Roman Polanski avec une séquence de bal hilarante durant laquelle on assiste à une inversion des rôles par rapport aux Bal des Vampires – c’est un Dracula naïf qui se retrouve pris au piège.

 

La conclusion de

Dracula, mort et heureux de l’être, n’est pas le meilleur film de Mel Brooks, loin de là. Il pêche en fait par excès, avec une accumulation très serrée de gags parfois moyens auxquels il n’accorde aucune possibilité de mûrissement. Heureusement, certaines situations se suffisent à elles-mêmes pour nous faire rire, notamment grâce aux prestations délirantes de comédiens qui jouent le jeu à fond. Même si l’on ne rie en fait que par intermittence, le sourire reste en permanence sur nos lèvres. Ce qui n’est déjà pas si mal.

Que faut-il en retenir ?

  • # Un Mel Brooks hilarant
  • # Respect de l’œuvre originelle
  • # Des séquences très drôles
  • # Interprétation convaincante dans l’ensemble.

Que faut-il oublier ?

  • # Quelques pétards mouillés
  • # Peter MacNicol, parfois crispant.

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