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Critique du Film : Vampirella

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 28 septembre 2011 à 18:55

Sexy Vampire from Drakulon

Sur la planète Drakulon (si, si), les vampires sont des êtres rafinés et civilisés qui s'abreuvent dans une rivière de sang. Guidé par le père de la belle princesse Ella, le peuple de Drakulon a depuis bien longtemps abandonné ses ancestrales – mais si sensuelles - pratiques barbares pour s'adonner aux plaisirs de l'art, de la philosophie et de la littérature. Reste que si la plupart des vampires sont heureux de mener cette vie paisible, comme dans toutes les sociétés, celle de Drakulon possède son lot de mécontents. Ainsi, la situation est loin de satisfaire Vlad, leader d’une petite bande de voyous aux dents longues et aux cerveaux lents.  Il a même décidé d’en arriver aux mains… euh, pardon, aux crocs. Accompagnée de sa clique, le rebelle finit par pénétrer dans la salle du trône pour y perpétrer un véritable massacre… Avant de fuir en direction de la Terre avec l’ambition d'y devenir le leader des vampires terriens. Mais c’est compter sans la princesse Ella, qui est bien décidée à venger la mort de son papa…

Réalisé par Jim Wynorski, spécialiste de la série B sexy et/ou fauchée, Vampirella est l’adaptation d’un comic book pour adulte créé par le célèbre Forrest J. Ackerman à la fin des années 60. Cette bande dessinée mettait en scène une héroïne vampire dont les principales caractéristiques étaient une essence extra-terrestre et le port d’une tenue des plus affriolantes (difficile d’oublier les splendides couvertures de Frank Frazetta). Au cours de ses aventures, Vampirella était amener à affronter divers super vilains, dont quelques congénères oeuvrant pour le « coté obscur ». Ainsi, devant la présence d’un tel matériau d’origine (réalisateur geek et potache, héroïne bimbo, mélange de SF et de fantastique, atmosphère pulp), l’on était en lieu d’attendre une œuvre pas très subtile, certes,  mais séduisante par ses aspects funs et sexy.

Pour ce qui est du premier point, rien à dire, Jim Wynorki et son scénariste Gary Gerani atteignent même les sommets dans le domaine du nawak. Une mise en place carrément expédiée via un morne échange dialogué entre Ella et son père (les deux résument la situation tout en se promenant sur un tapis roulant) ; une arrivée sur Terre rocambolesque au cours de laquelle la princesse vampire sauve un geek que l’on ne reverra plus du métrage (il a tout de même le temps de baptiser son héroïne Vampire Ella… Vampirella !) ; une unité spéciale de la police de Las Vegas - dirigée par un certain Van Helsing et composée d’officiers stupides -qui n’arrive même pas à localiser un Vlad totalement exubérant (en effet, le régicide est devenu une star du rock répondant au pseudo de Jamie Blood et son répertoire de chansons n’a pour sujet que le vampirisme), un final consternant...  Bref, vous l’avez compris, le scénario de Vampirella est un condensé de clichés composant une intrigue stupide et sans intérêt, qui n’arrive à surprendre le spectateur que par ses incongruités.

Par contre, pour ce qui est des aspects funs et sexy, on repassera. Alors, certes, quelques passages peuvent arriver à faire sourire les spectateurs les plus potaches, comme lorsque l’unité de Van Helsing procède à l’interrogatoire d’un vampire en usant de gousses d’ail et d’une injection d’eau bénite. On peut également s’amuser du ridicule des costumes (avec, par exemple, des combinaisons spatiales qui ne sont que des vulgaires salopettes de peintres légèrement modifiées) et des maquillages, avec ces sourires forcés dévoilant des canines en plastiques grossièrement fixées et la tonne de fond de teint appliquée sur la tronche de Roger Daltrey.  Il est également possible de trouver drôle le jeu catastrophique de la plupart des comédiens (qui, à leur décharge, se voient infliger des lignes de dialogues ineptes). Cependant, force est de dire que ces petits « plaisirs » n’arrivent pas totalement à compenser une réalisation en peine de rythme (succession de champs contre champs montés de manière pachydermique), peu fournie en effets spéciaux (très mauvais, d’ailleurs) aux séquences de combat mal chorégraphiées, et plombée par des séquences dialoguées aussi longues qu’inintéressantes.

Enfin, Vampirella étant un film réalisé par un spécialiste de la comédie porn soft (on lui doit quand même des sacrées perles comme les Busty Cops ou les Witches of Breastwick), on peut également être déçu de n’y voir pratiquement aucun plan coquin (en fait, juste deux plans topless, quand une vilaine vampire essaie de distraire Van Helsing).  Même la belle Talisa Soto (ex James Bond-girl également vue dans Mortal Kombat en princesse Kitana), mal fagotée dans une tenue du style Wonder Woman, n’arrive pas à éveiller l’attention de l’amateur de jolies babes. Il faut aussi préciser que son air empoté lors des scènes d’attention et son déficit  dans le registre mammaire n’arrange pas ses affaires. Il lui reste son magnifique visage de papier glacé. C’est peu.

A noter, pour la petite histoire, la brève apparition de John Landis dans la peau d’un astronaute (au cours d’un séquence qui ne manque pas de rappeler un passage clé de L'étoile du mal). Une curiosité pour les cinéphiles.

30

Un comic book sexy adapté par un réalisateur de séries B érotomane, le projet était apte à attirer l’attention de tous les fans du genre. On espérait un film décontracté, sexy et un brin loufoque. C’est raté. Vampirella n’est rien de tout ça. C’est un film peu amusant, réalisé sans grande passion, graphiquement très sage (pas de sexe, pas de gore) et construit sur un scénario sans ressort. L’interprétation, calamiteuse (notamment, Roger Daltrey, maquillé comme un vieux beau, et pris en flagrant délit de surjeu total), n’arrange pas les choses.

Critique de publiée le 28 septembre 2011.

Que faut-il en retenir ?

  • Bon, c’est vrai, Talisa Soto est ravissante.
  • Quelques passages stupides et drôles
  • L’amateur de bouse y trouvera son compte

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario manquant de fun et de surprises
  • Une réalisation insipide
  • Une adaptation trop sage
  • Des effets spéciaux ridicules
  • Un casting à la ramasse

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