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Critique du Film : Terminator
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Critique du Film : Terminator

Avis critique rédigé par Nhaigraoo le vendredi 21 février 2003 à 1123

Apocalypse now !

Apocalypse now !
On ne présente plus l’androïde assassin qui traverse comme une balle de 9 mm le premier film « officiel » d’un James Cameron, pas trop désireux de s’étendre sur sa précédente réalisation : Piranhas 2. Et pourtant, si encore aujourd’hui, Terminator peut sans souci être donné en modèle comme la quintessence de la série B efficace, c’est bien parce que Cameron a été formé dans les « écuries » Roger Corman… Pape du bis, avare comme pas deux et très habile à recycler les idées des autres, Corman a donné sa chance à de très nombreux cinéastes (citons au hasard Joe Dante) et leur a tous inculqué sa théorie cinématographique définitive ou « comment filmer à l’économie et en peu de temps en faisant passer des vessies pour des lanternes »…
Mais si Cameron transcende les leçons d’un Corman, apprises en tant que chef décorateur ou cinéaste débutant (Piranhas 2 donc), c’est parce que contrairement à lui, il ne cherche jamais à flouer le spectateur. Des années après, aux commandes de monstres budgétaires comme Titanic, il continuera à se tenir à ce credo. Cameron a une vision, et il veut tout en montrer, épaulé par une productrice de choc, Gale Anne Hurd, alors elle aussi débutante.
C’est avec une énergie incroyable que Cameron s’investit dans ce projet, qu’il film avec des bouts de ficelle. Artiste complet, il est à l’origine du scénario, storyboarde lui même le projet, en conçoit tous les modèles. Et Stan Winston d’avouer modestement que bien qu’il ait construit le Terminator, c’est Cameron et lui seul qui l’a dessiné, jusque dans ses moindres détails...
C’est tout cela qui saute encore aujourd’hui à la tronche du spectateur. A l’image d’un John Carpenter, Cameron est honnête, il livre un vrai film d’exploitation, sans chercher à le camoufler ses des dehors auteurisants. Mais il presse son excellente idée jusqu’à la moelle, transforme cette série B au scénario malin mais anémique en voyage au bout de l’enfer hallucinant. Aujourd’hui encore, on entend des reproches faisant état du vide scénaristique que constituerait Terminator, basé sur une seule idée (celle du voyage dans le temps, et du paradoxe engendré par le retour dans le passé du père du futur leader des humains). C’est pourtant là la force du film. Terminator est conçu comme une expérience, un voyage à sens unique au leitmotiv aussi simple et obsédant que la musique de Brad Fiedel, aussi implacable que le cyborg qui donne son nom au film.
Tout ce que fera Cameron par la suite est déjà là. Son amour pour les femmes fortes, confrontées à l’horreur, qui explosera avec Aliens, Abyss et bien sur Terminator 2. Son intérêt pour les histoires d’amour tragiques, aussi fortes qu’éphémères. Celle qui unit Reese, le guerrier du futur, et Sarah Connor, c’est déjà celle du couple de Titanic. Cameron reprendra le même motif, celui d’un amour sur la corde raide, ou le robot assassin sera simplement remplacé par un paquebot qui sombre. Dépouillé de tout autre considération, rythmé par des flash-backs futuristes tétanisants, Terminator est une pure icône de cinoche, à la manière (une fois de plus) du New York 97 d’un certain Carpenter… Une certaine idée de cinéma quoi.
Bien forcé de suivre le parcours du combattant de Cameron, Schwarzenneger trouve ici son rôle le plus définitif, ou son physique monolithique et son accent autrichien à couper au couteau sont de forts atouts. Crédible dès sa première scène, il donne au réellement corps au Terminator. Face à lui Linda Hamilton et le trop rare Michael Biehn sont parfaits dans le rôle des amants tragiques traqués…
Terminator reste ce qui se fait de mieux en matière de cinéma d’action. Preuve s’il le fallait que la série B reste le terrain d’expérimentation par excellence, celui ou la forme et le fond peuvent au mieux s’harmoniser...

La conclusion de

Cameron livre une oeuvre furieuse où le terme de "métal hurlant" semble trouver une véritable définition !

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