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Critique du Film : Terminator Renaissance
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Critique du Film : Terminator Renaissance

Avis critique rédigé par Nicolas W. le dimanche 7 juin 2009 à 0106

They are back !

"You tried killing my mother, Sarah Connor. You Killed my father, Kyle Reese. You Will Not Kill Me!"

La saga Terminator est emblématique du cinéma science-fictif américain. La franchise est enfantée avec James Cameron en 1985 : Terminator, le premier du nom, va alors marquer les esprits de nombreux spectateurs par la traque de Sarah Connor, mère du futur leader de la résistance humaine John Connor. Si Arnold Schwarzenegger y incarne un Terminator (un de ces robots envoyés du futur par Skynet qui a pris le contrôle des machines dans l'avenir et qui a presque réussi à anéantir la race humaine) face à un Michael Biehn alias Kyle Reese (L'homme envoyé du futur par la résistance humaine pour protéger Sarah Connor), il faudra attendre le second volet en 1991 pour retrouver Schwarzenegger cette fois-ci en protecteur de John Connor alias Edward Furlong confronté à un nouveau modèle de Terminator, le fameux T-1000, incarné par l'inoubliable Robert Patrick. En 2003, sous la direction de Jonathan Mostow cette fois, les robots reviennent dans Terminator 3 : Le Soulèvement des Machines mais le film est un ratage dont il reste peu à sauver et surtout très en dessous de ses illustres ainés...

C'est donc en 2009 que la Saga Terminator refait surface au cinéma avec ce Terminator : Renaissance. Et pour cette renaissance, c'est McG (Charlie et ses Drôle de Dames) qui se trouve à la tête de l'entreprise ardue de rendre sa splendeur à la franchise. Secondé par des poids lourd comme Christian Bale ou Héléna Boham Carter, mais aussi par des nouveaux venus comme l'australien Sam Worthington et Anton Yelchin sans parler de Danny Elfman à la musique....

Nous sommes donc en 2018 et le jugement dernier a bien eu lieu comme prédit. Les machines de Skynet ont déclenchés l'apocalypse nucléaire sur l'humanité. Mais celle-ci n'a pas dit son dernier mot, puisque les survivants ont pris les armes et tentent de résister au fléau d'acier sous l'égide d'un héros nommé John Connor. Dans le même temps, un homme sort des décombres d'un des complexes de Skynet victime d'un raid des humains, Marcus Wright, qui tente de retrouver la résistance. Il croisera lors de son périple une jeune tête brûlée qui se bat dans les ruines de Los Angeles, un certain Kyle Reese....

McG tente donc de concilier deux histoires dans ce long-métrage : d'une part celle de Marcus Wright interprété par Sam Worthington et d'autre part celle de John Connor joué par Christian Bale. Si le premier doit donc retrouver qui il est et pourquoi il ne reconnaît rien de ce monde de cauchemar, le second n'a qu'un seul objectif, se battre pour l'humanité. Malheureusement, l'entrelacement de la narration est fort mal élaboré. En effet, on assiste à une succession de scènes juxtaposées entre les deux protagonistes principaux et l'on sent surtout que le film fut à la base pensé pour l'histoire de Marcus Wright et non celle de John Connor. Il est donc logique de penser que la volonté affichée de Christian Bale de voir son personnage étoffé était sûrement une mauvaise idée. Puisque d'une part les deux histoires sont déséquilibrées, celle de Marcus Wright prenant bien souvent plus d'importance que celle de Connor, mais surtout également parce que le rythme ainsi imprimé au film est relativement saccadé jusqu'à la rencontre des deux hommes forts du métrage, et paradoxalement la fin,elle , manquera de punch. La faute donc incombant plus aux scénaristes Michael Ferris et John Brancato...

Malgré tout, ne soyons pas durs puisque l'histoire ne manquera pas de nous tenir en haleine. D'abord parce que les acteurs assurent très bien leur rôle, Christian Bale fait un John Connor à la fois charismatique mais aussi fragile paradoxalement et perclus d'interrogations. Mais c'est surtout l'australien Sam Worthington qui fait forte impression puisqu'il dégage une aura de puissance alliée à une justesse assez impressionnante. Il ne fait aucuns doutes que l'on entendra reparler de lui (Par Le Choc des titans peut-être...). Le jeune Anton Yelchin qui incarne Kyle Reese ,et qui est au final le vrai enjeu de l'histoire, tire bien son épingle du jeu et établi un pont crédible avec le personnage du premier volet. A côté de cela, il reste de nombreux second rôles souvent peu à l'écran mais très appréciables :Michael « Starship » Ironside en chef de la résistance ou encore Héléna Boham Carter en scientifique.

Bien entendu, la franchise Terminator est aussi un monde bien construit et établi. McG, même s'il commet quelques incohérences, respecte souvent bien l'œuvre originelle. Entre la photo de Sarah Connor, ses enregistrements écoutés par son fils ou encore des clins d'œil savoureux pour tout fan qui se respecte comme la phrase « I 'll be Back »dans la bouche de John Connor et surtout, surtout.... Arnold Schwarzenegger présent en métal et en images de synthèse et qui fait une apparition fortement remarquée. Que serait d'ailleurs un Terminator sans ses robots ? A l'évidence pas grand-chose et McG l'a très bien compris. Vous aurez donc droit à toute une panoplie d'engins de morts, du T-600 humanoïde au Collecteur géant en passant par des robots-motos à l'occasion d'une impressionnante course-poursuite ! De ce côté-là, il faut bien dire que l'action est omniprésente et il y a peu de chances pour le spectateur de s'ennuyer. Pour ne rien gâcher, le réalisateur prouve ici qu'il est très doué pour mettre en images des affrontements tous plus impressionnants les uns que les autres. On retiendra particulièrement la séquence d'introduction ou encore la confrontation à la station essence. Bien Heureusement le film n'est pas fait que d'action, et force est de constater que l'ambiance post-apocalyptique a été très bien respectée par McG. On se trouve bien dans une terre ravagée et jonchée de débris, carcasses et décombres. Le tout dans des teintes très sombres et crépusculaires du meilleur effet.

Il demeure pourtant des points ennuyeux sur ce film. Au premier rang de ceux-ci, les incohérences de sa dernière partie dans le centre Skynet qui tient plus de la passoire que d'une forteresse et qui finalement n'offre pas l'énorme affrontement escompté. De surcroît cette fin est bien trop « facile », on aurait aimé, comme d'ailleurs pour tout le long-métrage, une plus grande prise de risques pour faire monter la tension et susciter l'attente de l'inévitable prochain volet. Mais nous ne l'aurons à aucun moment, le film n'apportera rien de neuf, John Connor est toujours le sauveur de l'humanité, on ne sait pas vraiment encore pourquoi mais bon...Et puis le thème de la différence Homme/Machine n'est pas vraiment une nouveauté et a été exploré à de nombreuses reprises par d'autres et souvent de façon plus intéressante (Blade Runner , I,Robot et dans une mesure Démon /Homme, Hellboy). C'est peut-être là où le bât blesse d'ailleurs, puisqu'à aucuns moments nous n'assisterons à de grand paris par McG. Si cela reste honorable en soi pour être dans la continuité des deux premiers volets, le spectateur en restera sur sa faim... Pour finir et comme attendu, l'excellent Danny Elfman livre une excellente BO et une très bonne variation sur le thème principal de Terminator, donnant un souffle véritable au film.

La conclusion de

Terminator Renaissance est au final un film bancal. On pourra lui reprocher de ne pas prendre autant de risques que l'on aurait souhaité et d'être mal construit mais il faut bien reconnaître que l'histoire nous tient en haleine, que l'action omniprésente et que les acteurs tels que Sam Worthington et Christian Bale sauvent le film.Espérons que McG fasse mieux pour la suite et corrige ses faux pas.

Amateurs d'action et fans de Terminator, le film devrait combler vos attentes...

Que faut-il en retenir ?

  • Le monde post-apocalyptique
  • Christian Bale en John Connor
  • Un excellent Sam Worthington
  • Des scènes d'actions superbes
  • Michael Ironside
  • "Arnold Schwarzenegger" en invité robotique
  • La musique de Elfman

Que faut-il oublier ?

  • Une narration très mal maitrisé
  • Des incohérences scénaristiques
  • Rien de neuf
  • Aucuns risques
  • Un thème déjà vu et revu

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