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Critique du Film : Terminator 3
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Critique du Film : Terminator 3

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 10 février 2006 à 1134

Terminator 3, le mal aimé de la famille

John Connor, sa mission achevée, traîne ses guêtres dans une Amérique ingrate qui ne sait pas à quelle horrible sort elle a échappé. Le Jugement Dernier n’a pas eu lieu, et sa vie, qu’il noie dans des choppes de bière, n’a par conséquent plus aucun sens. Il a pourtant tort, car avec l’arrivée d’un autre cyborg vachement bien carrossé venu du futur, le TX, le jeune homme apprend que cette sombre destinée qui menace l‘humanité n’a été que retardée. En compagnie d’une amie et d’un autre Terminator envoyé pour le protéger, John Connor va alors être de nouveau la clé de la survie de la race humaine.
Terminator 3. Voilà un film qui n’a pas laissé indifférent. En général dans le mauvais sens du terme. On pourrait même dire qu’il a littéralement subis l’ire dévastatrice de millions de fans qui ne voient en lui qu’une supercherie, l’exploitation éhontée d’une franchise qui aurait en rester au stade d’un diptyque. Sans vouloir me faire l’avocat du Diable, deux ans après la tempête – je n’aurais pas osé le faire à l’époque, de peur de me faire lyncher -, il me semble honorable de remettre les choses à leur juste valeur.
Tout d’abord, les fans ont crié au scandale lors de la sortie avec comme argument principal une trahison de l’esprit de la franchise, et par là même l’absence aux commandes de leur grand gouru, monsieur Titanic ! John Cameron, c’est vrai, n’est plus là. Brouillé avec les principaux producteurs, Vajna et Kassar, il ne souhaite plus travailler avec eux et va filmer des amphores. Il faut donc lui trouver un remplaçant. Après de nombreux contacts, tous infructueux – Ridley Scott, John McTiernan et autres – ils choisissent un jeune réalisateur peu connu, Jonathan Mostow – U-571. L’équipe directrice de Terminator 3, qui voit en son sein également Gale Anne Hurd – qui est de l’aventure Terminator depuis ses débuts -, s’attelle alors à l’écriture de cet opus. Après une tentative malheureuse avec Tedi Sarafian, ils s’adjoignent l’aide de John Brancato et Michael Ferris, qui sont, il est vrai, peu réputés, avec à leur arc quelques séries télé et le très moyen The Game.
La première transgression que l’on peut reprocher aux auteurs est la fin de l’optimisme cher à Cameron et la disparition de la thématique de ‘’l’individu’’ sauveur. En conséquence J.C. perd sa signification originelle car il ne sera pas le messie, il verra son rôle réduit à celui d’un simple leader politique d’une résistance que l’on devine vaine mais douloureuse. En effet, dans Terminator 3, il n’y a pas d’échappatoire, l’humanité ne pourra échapper à la catastrophe et l’affrontement avec l’entité ‘’Machine’’ sera inévitable. Une orientation pessimiste, à la limite réactionnaire, car elle nous replonge un peu dans les peurs nucléaires des années 50, avec les dérives militaristes et xénophobes que cela avait entraîné.

Pas commode, la gamine

Une nouvelle vision des choses qui est illustré également par un net changement dans le traitement de l’image, et qui entraîne à l’occasion une décision artistique qui est des plus surprenantes. En effet, alors que le scénario justifiait encore plus cette chromatique sombre, qui amenait une sensation oppressante de Dark-SF, Jonathan Mostow oriente ses choix vers une photographie beaucoup plus lumineuse qui dédramatise fortement la trame narrative. Comme s’il avait ressenti la crainte de pousser trop loin le bouchon ‘’prédicateur sinistre’’. En faisant ce choix, il est certain qu’il oriente plus son travail dans le domaine du démonstratif et de l’actioner, et il abandonne quelque peu le climax nihiliste et déprimant des précédents volets.
Certains reprochent également au film de mettre le Terminator au second plan, au profit d’un John Connor un peu fade. C’est exact, mais n’oublions pas, que dans le premier volet, le Terminator n’était pas le personnage principal du film puisque John Cameron se consacrait essentiellement à la montée en puissance d’une futur femme forte, Sarah Connor, et de son chevalier servant Kyle Reese. Seul Terminator 2 donne à notre cyborg préféré un rôle à sa mesure, avec une quasi-omniprésence sur l’écran. Le problème vient que les substituts ne tiennent pas la comparaison face à Michael Biehn et Linda Hamilton. Mais ces détails de script n’auraient pas suffit pour engendrer un tel mécontentement du public.
Alors, qu’est-ce qui cloche réellement dans ce film ? Tout d’abord, agressés par une promotion tapageuse, les spectateurs n’ont peut-être pas trouvés leur compte au niveau spectaculaire, et nombreux sont ceux qui se sont demandés où ont bien pu passer les 200 millions de dollars de budget. Il est vrai que Terminator 3 n’innove rien en matière d’effets spéciaux, alors que les précédents volets étaient des précurseurs dans leur genre – surtout le deuxième ! Mostow ne prend aucun risque, les incrustations numériques sont rares et de nombreux plans sont empruntés au deuxième opus. En bon faiseur hollywoodien, sans innover, le cinéaste répète aveuglément les recettes qui marchent, en oubliant que le réchauffé, c’est parfois pas terrible...Contrairement à la cassolette de ma grand-mère.
t’as de beaux yeux, tu sais !

Cependant, il serait injuste de ne pas avouer que certaines scènes sont impressionnantes, comme la poursuite qui met en cause voitures, camions grues, motos et camionnettes, et qui bousillent tout sur leur passage. Si on s’ôte de l’esprit cette idée stupide de bagnoles commandées à distance, il faut admettre que cela marche super bien et j’ai vraiment pris mon pied à regarder cette gigantesque course de stock-car qui dépote sévère durant de longues minutes.
Venons-en aux Terminators. Kristana Loken en TX est assez intéressante, même si elle me fait irrémédiablement penser à Natasha Henstridge, la Sil de la Mutante. Elle est cependant très loin du charisme de Robert Patrick en T-1000 dans le deuxième volet, tout en répétant les mêmes mimiques – le problème vient d’ailleurs en partie de là. Par contre, le personnage du Terminator, interprété par un Schwarzenegger vieillissant, mais finalement pas si catastrophique que l’on aurait pu le craindre, est sujet à polémiques. A cause de cet humour très lourd qui ridiculise un tant soit peu cette machine à tuer. Les gags, qu’ils soient graphiques – les lunettes de fofolle – ou dialogués – Parle à ma main !- sont presque digne d’un film des Zucker / Abraham, et désacralisent terriblement le mythe J’ai presque honte de dire qu’ils m’ont fait rire. Non, non, ne me frappez pas !
Reste les personnages de John Connor et de Kate Brewster, interprétés réciproquement par Nick Stalh et Claire Danes. N’y allons par quatre chemins, si le rôle de Nick Stalh est assez bien construit, je trouve que l’acteur n’y met pas toute l’attention psychologique que l’importance du personnage le méritait. L’acteur est mollasson, presque détaché, et manque vraiment de jeu, mais il est presque satisfaisant si on le compare à celui de Claire Danes, assez lamentable. Il est vrai, à sa décharge, qu’elle dû prendre à son compte un personnage mal écrit et manquant totalement de structure.
John Connor, prisonnier de son destin

La conclusion de

Terminator 3 est un film inutile qui n’apporte strictement rien au mythe. Au contraire, on peut même dire, avec cet humour de mauvais goût, qu’il contribue à le détruire. Cependant, il ne faut pas utiliser cet argument pour occulter le fait qu’il est finalement un actioner sympathique doté de bonnes scènes trépidantes et bien filmées. Une œuvre qui n’a décidemment rien de révolutionnaire, réalisée par un cinéaste honnête mais peu créatif, et qui mérite tout de même de figurer dans votre vidéothèque.

Que faut-il en retenir ?

  • Bonnes séquences d’action
  • Quelques effets spéciaux sympathique
  • Un scénario pas si nul que ça

Que faut-il oublier ?

  • Hors de l’esprit des deux précédents opus
  • Interprétation inégale
  • Rien de neuf

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