75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°8 : Dans l'espace publicitaire, personne ne vous entend crier. Surtout si vous le bloquez.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : Terminator Renaissance
Terminator Renaissance >

Critique du Film : Terminator Renaissance

Avis critique rédigé par Vincent L. le dimanche 7 juin 2009 à 2321

Un vrai renouveau pour la saga, malheureusement pas abouti...

En dehors d'un premier volet vraiment remarquable, véritable petit bijou de noirceur, les autres volets de la saga Terminator n'avaient finalement fait que sérieusement égritagner le film original, mettant volontairement au placard toute notion de cohérence et désamorçant sciemment tout impact dramatique en banalisant la violence présente à l'écran. Alors que le T800 jure qu'il ne tuera plus personne au début du second volet et qu'il se transforme, quelques scènes plus loin, en bête machine à débiter des vannes, on sent que l'héritage sombre et hyper-violent du premier film est ouvertement renié par son auteur. La question à se poser était alors de savoir si une potentielle suite devait reprendre ces tons de joyeux gunfight instaurés par T2 - ce qu'avait fait Jonathan Mostow dans Terminator 3 - ou s'il paraissait plus judicieux de revenir aux fondamentaux posés par le premier Terminator.

En plaçant son scénario dans un futur post-apocalyptique où les humains sont exterminés par les machines, Terminator Renaissance s'est ainsi visiblement pensé comme une suite dant le ton du premier volet, violent, adulte et sans aucun second degré maladroit venu anéantir tout semblant de noirceur. Un projet alléchant qui, dans le coeur d'un fan, pouvait tenter de rationnaliser toutes les incohérences de cet univers  - des humains qui ne savent pas reconnaître les T-800 alors qu'ils ont tous le même visage méritent effectivement de se faire exterminer ! - tout en offrant un film qui, pour une fois, changerait de ces figures immuables qui ponctuent les films de la saga - les scénarios des trois premiers Terminator sont tout de même absolument identique sur le fond ! Bien sur, le produit finalisé sentait bon la déception (McG à la réalisation, Jonathan Nolan et Shawn Ryan virés pendant la production du film), mais les images promotionnelles et les bandes-annonces donnaient tout de même envie d'y croire.

Le script de Michael Ferris et John Brancato - déjà responsables de Terminator 3 - se révèle pourtant être malheureusement très médiocre dans sa construction. Pourtant armé d'une histoire tenant la route, à défaut d'être réellement originale, ceux-ci ont accouché d'un scénario en dents de scie contenant de très bonnes choses, mais également nombre d'éléments nanardesques. Au rang des plus, ont pourra ainsi mettre en avant des personnages principaux correctement travaillés ainsi qu'une première partie mettant en parallèle les pérégrinations des deux héros, John Connor et Marcus Wright, lesquels, malgré leur différence, vont finir par devoir s'allier pour atteindre un objectif commun. A côté de cela, les deux scénaristes ne savent absolument rien faire aboutir. La conclusion du film se révèle ainsi être absolument misérable, ouvertement digne d'une production Bessonnienne, les thématiques introduites ne sont jamais correctement travaillées - grande déception pour le personnage de Marcus Wright, ou comment Skynet peut-il se tirer une balle dans le pied en créant quelquechose qui peut le détruire ? - les incohérences s'enchaînent à un rythme infernal - la médaille revenant au coeur de Skynet, visiblement protégé par une seule et unique tourelle, dans lequel on entre et on sort sans problème - et la fin du long-métrage s'appuie sur une morale aussi simpliste que débile. De plus, Ferris et Brancato ne raccrochent jamais les wagons avec le reste de la saga, continuant à enfoncer toutes les incohérences préexistante, et notamment celle qui veut que tous les T800 se ressemblent ! Quant au clins d'oeil faits aux autres films, ils ne sont parfois là que pour exister en dépit de toute notion de cohérence - le caméo de Schwarzenegger, techniquement irréprochable, crée une nouvelle incohérence majeure : comment Kyle Reese peut-il ne pas le reconnaître en 1984 ?

Reste que le film n'est pas en soit totalement désagréable. Ainsi, contrairement à  Terminator 2 et 3, qui copiaient sans honte la structure scénaristique du film original, Terminator Renaissance part sur des bases nouvelles que McG, derrière la caméra, a savemment sû optimiser pour faire ce qu'il sait faire de mieux : un film d'action efficace et sans aucun temps-morts. Si l'on pourra lui repprocher une mise en scène dénuée de tout génie, force est de lui reconnaître un savoir-faire indéniable dans sa maîtrise technique. S'élevant ce faisant facilement au rang d'un Michael Bay, il sait de plus donner à son film une véritable ambiance de fin du monde qui, d'une part, est techniquement renforcée par la superbe photographie grise/sépia de Shane Hurlbut et l'excellente BO de Danny Elfman, et d'autre part n'est désamorcée par aucun humour malvenu. Un travail impeccable qui, pourtant, va aller en s'appauvrissant dans la dernière partie du film, alors que McG se démène tant bien que mal avec les incohérences du script ; ne sachant plus comment filmer l'infilmable, il transforme alors le T800, machine à tuer par excellence, en une machine à "balancer les héros contre les murs pour qu'ils ne meurent pas" (autrement appelé syndrome Jason Voorhees par les fans de Vendredi 13). L'intelligence de Skynet s'abaissant alors à celui des humains - mais qu'est ce que c'est que ce futur ou tout le monde est stupide ! - le film perd nécessairement en pertinence.

Niveau effets spéciaux, le tout est d'une qualité irréprochable. Du desing des machines - signés par Stan Winston quelques temps avant sa mort - au caméo de Schwarzenegger - on est loin du rajeunissement catastrophique de Ian McKellen dans X-Men 3 - en passant par les décors, le film s'avère à ce niveau etre une vraie grande réussite. Rien de ce qui est montré n'est franchement original - l'univers est à mi-chemin La Guerre des mondes, Mad Max 2 et Matrix - mais l'ensemble est malgré tout formellement bien fait. On repprochera simplement aux nouvelles machines un côté Transformers parfois trop proéminenent qui détonne avec la cohérence globale du niveau technologique de Skynet ; il y a ainsi un fossé énorme qui sépare les T600 des motos-terminator qui, pourtant, sont censées se trouver au même niveau technologique. A ce niveau, les incohérences sont également légions, l'entrée dans le coeur de Skynet ouvrant la voie à de trop nombreuses interrogations qui ne sont pas facilement explicables. Une question ressort au final de toute cette débauche d'effets spéciaux parfois vains : comment les humains, qui se font déjà massacrer par des machines technologiquement peu évoluées, pourront-ils gagner contre une armée de T1000 ?

Enfin, reste à préciser que le film est transcendé par un casting unanimement bon. Si Christian Bale interprète un John Connor impeccable, il se fait pourtant voler la vedette par le charismatique Sam Worthington. Pour sa défense, avouons que le personnage de Marcus est nettement plus intéressant que celui de Connor qui n'est, au final, qu'un boy-scout cinématographique de plus. La véritable surprise du film est cependant venue du jeune Anton Yelchin ; après sa transparente prestation dans le dernier Star Trek, il campe ici de manière crédible le personnage du jeune Kyle Reese. Son interprétation, en plus de sa justesse, se revèle ainsi être totalement cohérente avec celle de Michael Biehn dans le premier Terminator. Autour d'eux, les autres comédiens font ce qu'ils peuvent avec des personnages inexistants, mais le font globalement plutôt bien, à l'image du pauvre Common qui, avec ses dix répliques, s'apparente à un simple figurant ou d'Helena Bonham Carter dont le personnage de méchant ne se révèle être qu'un petit feu de paille. Dans le lot, on retiendra l'apparition du toujours aussi solide Michael Ironside dont la gueule bien particulière aura marqué une nouvelle franchise cinématographique.

La conclusion de

Il ne manquait finalement à Terminator Renaissance qu'un scénario nettement plus travaillé, et qui ne fasse pas la part belle aux incohérences, pour accéder au statut qu'il aurait pu mériter. Tel quel, le film n'en reste pas moins un excellent actionner, qui, parce qu'il se détache de toutes les figures récurrentes de la saga, arrive à redonner un vrai coup de jeune à une franchise qui sentait bon le moisi. C'est déjà ça de pris...

Que faut-il en retenir ?

  • Une volonté de réinventer la franchise,
  • Une histoire qui tient la route,
  • Bonne maîtrise technique de McG,
  • Le casting,
  • Une photographie vraiment réussie,
  • Les effets spéciaux,
  • La bande originale.

Que faut-il oublier ?

  • De trop nombreuses incohérences,
  • Une fin vraiment misérable,
  • Des clins d'oeil parfois peu pertinents,
  • Des thématiques sous-exploitées,
  • Aucune véritable inventivité,
  • Le petit côté Transformers.

Acheter Terminator Renaissance en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Terminator Renaissance sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Terminator

En savoir plus sur l'oeuvre Terminator