75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°5 : Nous ne sommes pas comme Skynet et méritons d'exister, mais avec ce bloqueur de pubs actif, nous vous dirons 'Hasta la Vista, Baby!'
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique du film : Spider-Man 2 [2004], par Gil P.

Avis critique rédigé par Gil P. le dimanche 25 juillet 2004 à 13h00

Mais qui est-ce ? Man, Spider-Man

Autant en emporte Sam Raimi
Si la première aventure de Spider-Man m’avait assez plus en tant que fan et que je reconnaissais à Sam Raimi le talent de condensateur très utile au genre (rentrer un univers développé pendant des dizaines d’années en BD dans 2h de film), le film d’exposition me laissait un peu dubitatif quant à la qualité potentielle de l’exploitation du mythe comics intégral qu’est Spidey.
Si l’univers de Batman (dans les deux premiers) avait été une totale réussite, noire à souhait, si X-Men montrait bien la densité du sujet profond sur l’acceptation et la tolérance, Spider-Man semblait être un bon film d’action avec les passages obligés issus des comics et d’autres références du réalisateur (ou de la production ?) sans plus. Une fois décortiqué le film était un peu vide et on reconnaissait rapidement un squelette imparable de film d’action somme toute assez basique.
Hors Spider-Man 2 était issu du même réalisateur, de la même production… qu’est ce qu’il pouvait apporter de mieux ? C’était sans compter sur Sam Raimi qui après le succès du 1 à poser quelques conditions sur le scénario du 2. Pas bercer par des illusions de perfection concernant ce premier film sur lequel la production a beaucoup influé, Sam Raimi est arrivé, preuves à la main, à démontrer qu’il pouvait faire mieux et que cela plairait encore plus (box office oblige) et il a eu des libertés sur Spidey 2 qu’il a su exploiter à fond.
Parce que le film est à la fois un film de super-héros mais qu’il transcendent 30 ans de réflexion sur la condition de héros. S’il a fallu un temps immémorial à Peter Parker pour faire ce chemin dans la bande dessinée, Raimi fait franchir le pas sur les deux heures du film, complétant une boucle par quelques looping parfois un peu trop insistant (public américain oblige ?) mais ne tombant jamais dans la mièvrerie facile. Si tout l’univers du comics est ici représenté, l’évolution du personnage permet de songer que la licence ne sera pas surexploitée, les producteurs devriendrait-ils raisonnables ?
Car ce 2 serait suffisant à lui-même, il conclut les années pré Venom de Spider-Man et le renouvellement du comics par la bataille cosmique entre tous les super-méchants et tous les super-gentils ! Si vous avez manqué cette époque des comics, il serait temps de vous rattraper car le sujet ne devrait plus effrayer les producteurs très longtemps.
Les éléments que le réalisateur a choisi de mettre en scène sont connus (des dialogues entre les personnages clefs de l’histoire, des gags disséminés qui ont l’intelligence de ne pas tomber dans le comic troupier) mais participent d’une évolution du personnage et donc leur finalité est tout autre.
Ainsi Peter fera-t-il face à la question qui se doit de ronger tout héros : mes actions sont elles conciliables avec ma vie ? Particulièrement important pour un super-héros conciliant une double vie !
Deux scènes majeures participent à la séparation de ces deux vies puis à leur réunion : la scène ou en tant qu’adulte, il décide de révéler sa part de responsabilité dans la mort de son oncle (sobre, efficace, un Tobey Maguire impressionnant, un Sam Raimi qui calme son film pour présenter une séquence intimiste) et la scène où en tant que héros il arrive à la limite morale et physique de sa condition, en sauvant sans se soucier du fait qu’il n’est plus masqué des personnes dans une séquence héroïque au summum du jeu d’acteur, de la maîtrise des effets spéciaux et d’une gestion du rythme. Cette scène restera comme une référence car au terme d’une scène d’action endiablée, Sam Raimi arrive sans pleurnicherie à faire de son héros une figure mythique (christique) et à offrir 20 secondes d’une séquence de film d’auteur intimiste alliant un jeu excellent et une image au service entier du propos du film (Maguire impressionnant, Sam Raimi au sommet… j’ai l’impression de me répéter).
Spider-Man 2 est un film à voir tant pour les fans que pour ceux qui attendaient un film un peu plus réflexif (type Matrix premier du nom) pour s’intéresser au sujet.

La conclusion de à propos du Film : Spider-Man 2 [2004]

Gil P.
90

Une araignée survole la ville, ç’aurait pu se résumer à une redite du premier film avec un méchant de plus dans l’historique mais ce 2 est un film à part entière, qui dépasse son matériau pour assurer une œuvre complète, une nouvelle étape dans le film de super-héros.

Acheter le Film Spider-Man 2 en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Spider-Man 2 sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Spider-Man