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Critique du Film : Spider-Man 3
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Critique du Film : Spider-Man 3

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 15 septembre 2008 à 1424

Spider-man noir en demi-teinte

Tout le monde aime Spider-Man, l'adule, le vénère... Les filles ne rêvent que d'une chose; sortir avec une araignée en costume moule-burnes, les enfants n'ont d'yeux que pour ses exploits et la cité de New-York bichonne son super-héros encore plus que les stars des Giants ou des Yankees. Seules deux personnes, perdues au sein de cet univers de félicité, vivent mal la gloire de Spider-Man et le bonheur égoïste de Peter Parker. La première est Jonah Jameson, le patron du quotidien Daily Bugle, qui persiste dans ses tentatives de discrédit, et l'autre est la tendre Mary Jane, qui voit avec tristesse son chéri s'éloigner d'elle.
Sam Raimi et Ivan Raimi, auteurs du scénario, nous exposent dans un premier temps la vision d'un super-héros bien dans sa peau et joueur, contrastant avec celle, plus sombre de son entourage immédiat. Et l'on se rend compte, dés le début du métrage, du décalage entre les intentions et les actes. En effet, le récit veut positionner en victime Mary Jane mais la réalisation de Sam Raimi ne parvient jamais à discréditer Peter Parker - qui conserve son profil de garçon éminemment sympathique et gentil - au profit de sa fiancée. Par conséquent, Mary Jane, au lieu de nous apparaître comme une victime, revêt celle d'une fille égoïste et pleurnicharde, presque jalouse du bonheur de son petit ami. Une chieuse, quoi. Premier raté.


La deuxième maladresse apparait lors de la construction du personnage de l'Homme-Sable, soudainement projeté comme le "responsable" de la mort de l'oncle de Peter Parker. L'histoire de cet homme désespéré aurait pu endosser un poids dramatique intéressant si elle n'avait pas été noyée dans une trame narrative qui part vraiment dans tous les sens, qui butine des idées à droite et à gauche sans rien produire de solide. Ici, l'intervention de l'Homme-sable, idée à la base pertinente, se réduit donc à une simple astuce scénaristique, un élément alibi permettant l'introduction du personnage (on se demande même ce qui le pousse finalement ce brave type à entrer en conflit avec Spider-Man au cours du combat final). On se rend aussi compte que cette superficialité se reporte sur tout le métrage. En effet, avec l'obligation de se consacrer au développement d'un maximum d'éléments dramatiques (la carrière de Mary Jane, le drama de l'Homme-sable, l'arrivée du symbiote et les effets sur Spider-Man, la naissance de Venom, le trio amoureux Peter Parker / Harry / Mary Jane, l'étoile filante Gwen Stacy, ouf...), le récit se disperse, bâcle les phases dialoguées... et finit par émaner une puérile atmosphère de sitcom pour ados.
Même constatation (cause à effet oblige) en ce qui concerne le traitement du Spider-Man noir, que l'on nous a servi à toutes les sauces au cours d'une imposante campagne publicitaire. A la fin du film, l'on serait presque tenté de crier à l'escroquerie ou, en étant un poil plus poli, de laisser échapper un désappointé "tout ça pour ça". Car ce Spider-Man "obscur" non seulement ne l'est pas tant que ça - Tobey Maguire a beau essayer de se rendre antipathique, voire menaçant, il en devient juste petit merdeux - mais en plus, on le voit finalement assez peu. Seule satisfaction, un look génial, qui s'accorde de manière excellente à la photographie hyper travaillée de Bill Pope (la trilogie Matrix).

Finalement, Spider-Man 3 n'est qu'un film d'action superficiel qui ne tire son épingle du jeu que dans le domaine des effets spéciaux. Ces derniers, notamment ceux consacrés à l'Homme-sable, sont en effet totalement bluffant et l'on prend toujours autant de plaisir à admirer le super-héros se balancer de buildings en buildings. Une qualité de travail exceptionnelle, accompagnée d'une bonne gestion du rythme dans la réalisation et le montage des séquences d'action, qui fait que l'on reste accroché au déroulement de cette intrigue à la faible tenue dramatique.

La conclusion de

Cinq ans après un très bon premier volet, Sam Raimi semble avoir perdu le contrôle de son projet, ou du moins semble s'en être éloigné, peut-être plus par lassitude que par incompétence. Ce Spider-Man 3 est un pur film de technicien et j'imagine bien Sam Raimi pousser un pfiuu de découragement devant cette énorme machine qu'est la réalisation d'un blockbuster de SF. Il en ressort que n'importe quel quidam, n'importe quel tâcheron d'Hollywood aurait pu signer cette oeuvre superficielle, impersonnelle et neuneu (on n'aurait cependant pas eu droit aux jokes de Ted Raimi et Bruce Campbell, très drôles). Bref, il était temps que ce réalisateur génial et - en général - si spontané s'aère un peu en passant à autre chose, avant de nous revenir en forme en 2011 avec un nouveau volet, que j'espère moins décevant.

Que faut-il en retenir ?

  • La réalisation des séquences d'action
  • Des effets spéciaux réussis

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario bien trop superficiel
  • Trop de personnages, avec un traitement basique
  • Manque de personnalité

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