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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Spiderbabe

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 4 janvier 2008 à 13:32

Une araignée qui vous veut du bien

En compagnie de ses petits camarades, Patricia Porker (notez la désopilante référence, ça vous donne une indication sur le niveau hautement intellectuel des blagues) traverse brillamment son existence estudiantine, surmontant sans peine les quelques petits tracas quotidiens qui sont le lot de toute jeune fille douée pour les études… Jusqu’au jour où elle est mordue par une araignée radioactive.
En effet, la nuit suivant cette mésaventure, Patricia est sujette à de torrides rêves érotiques. Des rêves d’étreintes passionnées avec son ami Max qui la laisse au réveil dans un état de stupeur. Une stupeur qui se transforme même en effroi lorsqu’elle s’aperçoit qu’elle peut lancer des toiles d’araignées à partir de son sexe !
Désormais, Patricia n’est plus une jeune fille comme les autres, elle est… Spiderbabe !


Vous l’avez compris, le scénario de Spiderbabe reprend quasiment toute la trame du blockbuster de Sam Raimi, et la détourne pour aboutir à une comédie érotique bourrée de références et de clins d’œil. En général, il faut bien dire que ce genre d’initiative aboutit à de piètres résultats, les intentions des producteurs de ce type de métrage se résumant souvent à offrir aux spectateurs des expositions de filles dénudées et de situations friponnes sans queue ni tête (oup !). Il y a donc tout lieu d’être méfiant… Oui, sauf si l’on connaît la politique de Seduction Cinema, dont les membres dirigeants sont des passionnés de cinéma mais avant toute chose des timbrés !
Spiderbabe est donc un film érotique. Là-dessus, on ne peut tergiverser. Mais cet érotisme suggestif n’est en fait q’un – important - élément narratif parmi d’autres qui sont une forte dose d’humour générée par des situations cocasses, des effets spéciaux amusants et des dialogues assez épicés. De plus, les scènes chaudes sont toutes introduites (oups bis !) de manière logique dans le fil narratif, sans aucune impression de gratuité. Au final, l’équilibre trouvé est assez réussi et Spiderbabe se révèle par conséquent plutôt divertissant, comme peut l’être par exemple Lord of the G-Strings – un autre produit Seduction Cinema qui m’avait bien fait marré.

En fait, Seduction Cinema, c’est un peu la Troma, sans le gore et le crade, mais avec un érotisme plus poussé (l’intimité féminine y est fièrement exposée). La réalisation y est également plus consciencieuse que dans les films du catalogue de Lloyd Kaufman (en général), avec des gros efforts faits sur les cadrages et les éclairages. Ainsi, même si les prises de vue sont effectuées en DV, le résultat est la plupart du temps assez esthétique. C’est le cas de Spiderbabe qui bénéficie d’une mise en scène réfléchie, d’une réalisation vraiment très correcte et d’une photographie bien léchée (huhu, désolé, je n’ai pas pu m’empêcher…).
Spiderbabe, c’est Misty Mundae (Erin Brown dans la vrai vie) et mazette !.. que cette fille est jolie. Même lorsqu’elle se retrouve affublée de ces deux couettes ridicules, il reste très difficile de résister à son charme. Un charisme d’autant plus efficace que cette jeune nymphe est assez à l’aise dans la comédie et qu’elle effectue avec le même enthousiasme toutes sortes de polissonneries et de scènes burlesques. Dans le rôle de la supervilaine, on peut admirer une autre habituée des studios ; Julian Wells. Avec son physique plus « playmate » que Misty Mundae elle interprète Femtilian, une femme-reptile mauvaise comme la teigne mais peu avare des avantages que la nature lui a fait don. Enfin, l’expérimentée mais encore très séduisante Darian Caine clôt le trio de charme de ce film en incarnant Lisa, l’amie de Patricia.

Les effets spéciaux sont fauchés, entièrement réalisés en synthèse, mais ils ont l’avantage d’être complètement délirants. Les incrustations ubuesques amènent les situations désopilantes et les costumes ridicules achèvent de donner au film son aspect parodique. Au final, on se surprend à trouver le film techniquement réussi… ce qui est quand même assez incroyable!
En fait, le plus gros défaut de ce film – ainsi que de la plupart des œuvres de ce type - est son manque de rythme. La bonne tenue rythmique est en effet mise à mal par la présence régulière de ces scènes érotiques qui sont filmées de manière bien trop classique, donc assez lentes. On est très loin de l’hystérie à la Troma, on dirait plus l’effeuillage d’un magazine PlayBoy, si vous voyez ce que je veux dire… Cela fait bien entendu retomber cette atmosphère euphorique et potache qui enveloppe le reste du métrage.

50

Spiderbabe est une sympathique comédie de science-fiction qui marie assez bien l’érotisme poussé et le comique de situation. Le film n’est certes pas trépidant, et encore moins spectaculaire, mais il réserve quelques bons moments avec un ton qui reste très léger et privé de toute vulgarité. Si on ajoute le fait que le trio de pin-up qui tient le haut de l’affiche est tout à fait charmant, on obtient au final un petit film sans prétention mais plutôt divertissant.

Critique de publiée le 4 janvier 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • Parodie sympathique, fourmillant de références
  • Une réalisation consciencieuse
  • Des FX rigolo
  • Misty Mundae, décidemment très jolie

Que faut-il oublier ?

  • Aucune autre ambition que de divertir
  • Un rythme un peu trop lent

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