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Critique du film : Venom [2018], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le samedi 13 octobre 2018 à 14h00

Venom de nom !

Après une première apparition en demi-teinte dans Spider-Man 3 en 2007, Venom tente un retour sur les écrans plus de dix ans après en se la jouant solo.

Venom est un personnage issu des comics Spider-Man. Il s'agit d'un symbiote alien pouvant fusionner avec un hôte humain et en prendre le contrôle, voire simplement lui apporter plus de forces en lui accentuant son côté sombre. Un personnage iconique de la galaxie de vilains qui gravitent autour du tisseur, apparu en 1984 avant d'avoir sa propre série sous la plume de David Michelinie et les dessins de Todd McFarlane. Un personnage si populaire qu'une adaptation au cinéma de ses aventures fut envisagée dès 1997, avant que le producteur Avi Arad n'exige son apparition dans la trilogie de Sam Raimi (le très bordélique Spider-Man 3, à cause duquel les déhanchés de Tobey Maguire hantent encore nos cauchemars...). Un Venom qui avait déçu, avec une utilisation assez ridicule du personnage et une interprétation fadasse de Topher Grace en Eddie Brock (l'hôte le plus célèbre du symbiote alien après Peter Parker). Avi Arad avait d'ailleurs la volonté de proposé un spin-off dès 2007 avant que des années de développement transforment le projet en une sorte d'introduction d'un Sony Marvel Universe autour de la licence Spider-Man. Après de longues années de gestation, le projet produit par Avi Arad et Amy Pascal est confié au réalisateur Ruben Fleischer, principalement connu pour son délirant Bienvenue à Zombieland. Côté casting, le projet avait de quoi exciter avec des acteurs de la trempe de Tom Hardy, Michelle Williams et Riz Ahmed...

Le film se déroule de nos jours à San Francisco après qu'une navette spatial du richissime industriel/scientifique Carlton Drake (Riz Ahmed) se soit crashée en Malaisie libérant un des symbiotes alien glanés sur une comète. Le symbiote va commencer à prendre possession d'habitants du coin afin de rejoindre le centre de recherche de Drake. Pendant ce temps, les autres symbiotes préservés vont être testés à San Francisco. Sur place, le journaliste d'investigation Eddie Brock (Tom Hardy) doit faire une interview de Drake, mais son instinct va le pousser à trahir la confiance de sa petite-amie avocate Anne Weying (Michelle Williams) dont le cabinet travaille pour l'industriel. Il va lancer de nombreuses accusations à Drake lors de l'entretien, entraînant son renvoi, une sale réputation indélébile et la fin de sa relation avec Anne dont il était le fiancé. Des mois après, les tests de Drake commencent à prendre forme mais quand des expériences sont faîtes sur des humains. Une de ses scientifiques (Jenny Slate) décide de contacter Broke afin qu'ils dénoncent les pratiques de son patron. Une enquête qui va radicalement changer Eddie et le plonger dans un véritable cauchemar...

S'il se révèle être une œuvre globalement plaisante, le long-métrage ne peut prétendre à être mieux qu'un simple blockbuster divertissant à cause de son scénario. Notamment écrit par Jeff Pinkner et Scott Rosenberg, qui se sont inspirés de la série de comics Venom : Lethal Protector, le film est passé d'une ambition Rated-R à du PG-13, et cela se ressent grandement. Tout le début du film s'annonce assez sombre, voire dépressif, sur une montée en tension avec les expériences des symbiotes et amorçant une rédemption assez amère et sanglante pour Eddie Brock. Malheureusement, dés qu'il est infecté par Venom, le film joue beaucoup trop la carte de l'humour pour montrer la cohabitation entre le héros et son symbiote. Certaines scènes flirtent assez dangereusement avec le Nicolas Cage des Ghost Rider de triste mémoire... On a aussi le droit à une gestion trop comédie romantique pour la relation entre Eddie et Anne... Après, il faut rappeler que le réalisateur, Ruben Fleischer est connu pour Bienvenue à Zombieland, un film ou l'humour est très présent. Cet humour peut parfois fonctionner, mais il allège un film qui étonne ensuite par sa noirceur et sa violence (peu graphique néanmoins), amenant à des changements de ton mal gérés. Ensuite, il faut avouer que l'intrigue globale est assez prévisible de bout en bout, et que l'histoire avance souvent parce que le personnage principal agit comme un gros bourrin un peu con... Au final, Venom ne raconte pas grand-chose sur la rédemption ou la schizophrénie d'une telle relation humain/alien, et se contente d'enchaîner les poncifs des blockbusters modernes avec de l'humour pour alléger le tout...

Néanmoins, si on ne se montre pas trop exigeant, le film se laisse regarder avec grand plaisir car il sait se montrer divertissant et très bien rythmé. Il a le mérite de ne jamais lasser car il ne dépasse pas les deux heures inutilement, et les scènes d'action sont plaisantes à suivre. De même, si la volonté de Sony est de proposer un nouvel univers de films connectés, Venom a l'intelligence de ne pas forcer cette envie en se concentrant vraiment sur son histoire sans tenter de nous vendre de futurs films (sauf via une scène post-générique mais chut !). La question légitime que l'on pouvait aussi se poser était de savoir si Venom pouvait exister sans Spider-Man. Pour ma part la réponse est assez positive, même si le débat reste ouvert, quand bien même le personnage a su être un anti-héros détaché de Peter Parker dans les comics. Par ailleurs les fans du personnage apprécieront la direction artistique et le character design du film qui rend vraiment hommage à l'apparence du monstre puissant comme à son potentiel destructeur. On a vraiment le sentiment d'avoir affaire à Venom, même si on reste quand même un peu sur notre faim dans le traitement de sa relation avec Eddie Brock trop axée sur l'humour et la frilosité face à sa violence. Pourtant le budget autour de 100 millions de dollars pouvait laisser penser à une plus grosse prise de risque. Au final, le film peut se suivre comme une série B distrayante avec son lot d'aliens aux pouvoirs destructeurs, son rythme action/humour, son grand méchant mégalo et son anti-héros porté sur la violence...

Le plus gros point fort du film nous permettant d'apprécier l'adaptation sur grand écran du personnage de Venom est sans conteste les effets spéciaux. Venom a complètement été créé en images de synthèse et le résultats est aussi sublime que bluffant tant le symbiote évoque une masse gélatineuse grouillante et menaçante à « l'état naturel » dont on retrouve bien les propriétés quand elle prend le contrôle d'Eddie Brock. Lors des scènes d'action cela fonctionne parfaitement et permet d'en mettre vraiment plein les yeux. D'une manière générale, tout ce qui est effet spéciaux est réussi, permettant d'assurer un spectacle très efficace. Pour ce qui est de la réalisation de Ruben Fleischer, il nous propose du très (trop?) classique mais reste toujours assez lisible dans ses séquences d'action. On sent que le monsieur est aussi à l'aise dans l'action que les dialogues. Certaines scènes réussissent parfois à sortir du lot mais c'est trop rare. Quant au casting, Tom Hardy (The Dark Knight Rises, Mad Max : Fury Road...) démontre l'étendu de son talent, vraiment à l'aise dans différents registres de jeu, que cela soit la comédie où les moment plus difficiles pour son personnage. Il double aussi Venom à la perfection. En ce qui concerne Michelle Williams (Shutter Island, Le monde fantastique d'Oz...), son rôle de petite-amie brisée reste un peu indigne de son talent mais elle arrive quand même à s'offrir des sorties de route intéressantes. Pour ce qui est de Riz Ahmed (Jason Bourne, Rogue One...), il doit aussi lutter avec un rôle assez convenu tout en montrant une nouvelle fois son talent dans un mélange de bienveillance et de froideur.

La conclusion de à propos du Film : Venom [2018]

Bastien L.
63

Pris comme un divertissement, Venom rempli sans aucun problème son contrat. Le film est rythmé et efficace dans un mélange d'action et d'humour porté par un casting talentueux et une réalisation assez efficace. Néanmoins on ne peut s'empêcher d'y voir un film qui a le cul entre deux chaises, entre un personnage principal pouvant apporter tellement plus de folie et la stratégie d'un studio voulant être le plus grand public possible quitte à sacrifier son scénario...

Que faut-il en retenir ?

  • Les effets spéciaux
  • Le casting
  • Très divertissant

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario trop convenu
  • Trop d'humour, et des changements de tons mal gérés
  • Un Venom encore trop gentillet

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