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Aliens, le retour >

Critique du Film : Aliens, le retour

Avis critique rédigé par Christophe B. le mardi 29 juin 2004 à 20:36

Un vrai film de guerre

Du sang neuf
Au cinéma, la suite d'un méga succès est rarement, très rarement, aussi convaincantes que l'original. Alors qu'en est-il de cette séquelle de James CAMERON ? On peut dire que c'est une des exceptions qui confirme la règle, comme les deux autres suites d'ailleurs.
Une évidence s'impose aux producteurs du film lorsque l'idée d'une suite est proposée : seule une approche totalement neuve peut relancer le mythe "Alien". Et c'est vers le jeune réalisateur de « Terminator » qu'ils se tournent. Il en sera de même pour les autres suites, du sang neuf est nécessaire afin de ne pas refaire indéfiniment le même film et lasser le spectateur.
Pour réellement apprécier "Aliens", il faut presque oublier ce qu'avait fait Ridley SCOTT avec "Alien". James CAMERON met à bas le mythe créé par son illustre prédécesseur. Fini le monstre indestructible, fini le spectacle d'horreur spatial. Place au film de guerre et d'action de science-fiction.
Après le film d’épouvante, le film de guerre
Oubliée la montée graduelle de l'horreur, le sappage psychologique des personnages. Il n'en a rien à cirer James CAMERON, pas plus que de distiller le mystère, l'indicible. Place à l'action et au spectacle. Dans ce film tout est décuplé : les personnages, les effets spéciaux, les dialogues, et surtout les monstres. Finie la dimension quasi religieuse de l'Alien, organisme suprême, aberrant croisement de chair et de métal dont la seule fonction était de survivre. L'Alien, démon exterminateur, solitaire et énigmatique chez SCOTT n'est ici qu'un intrus, un parasite (toujours aussi meurtrier) venu faire son nid dans les sous-sols d'une gigantesque usine. Le premier opus était centré sur des relations quasi biologiques entre le monstre et les personnages, ici tout est affaire de bruit et de fureur métallique.
"Aliens" ce n'est plus la lutte ténébreuse contre un tueur invincible qui se dissimule dans un vaisseau spatial, c'est le grand nettoyage au lance- flammes, un énorme jeu de massacre.
"Aliens" est un film de science fiction. L'horreur a été volontairement reléguée au second plan, parce que nous avions l'ambition de distraire un public plus large. L'horreur attire seulement les aficionados." James CAMERON
James CAMERON est le scénariste de "Rambo II" et cela se sent dans "Aliens". Si le propos n'était pas la science fiction, on pourrait presque dire que c'est un film sur le Viêt-Nam. CAMERON est un passionné de flingues et cela se voit. Le film est construit comme un film de guerre.
"Ce qui m'intéressait était l'idée d'une force technologique puissante face à une force organique. Et c'est la première force qui perd, non pas qu'elle soit moins efficace, mais à cause d'une mauvaise communication et d'un manque de compréhension envers ceux qu'elle combat." James CAMERON.
En effet dans le film les G.I. suréquipés passent rapidement de la position de chasseur à celle de gibier, en opposition à Newt la fillette qui réussit à survivre sans arme alors qu'eux se prennent une branlée formidable.
Une femme face aux monstres
Il ne faudrait cependant pas croire que le film n'est qu'un étalage de grosses pétoires.
Au début du projet les studios ne voulaient pas entendre parler de Sigourney WEAVER pour reprendre le rôle de Ripley dans le film. La crainte du surcoût dû à la présence de la star leur faisait peur. Mais CAMERON avait battit son scénario autours du personnage et il menaça de se retirer du projet si une autre actrice devait reprendre le rôle. Et bien lui en prit car si le film est un succès c'est en grande partie grâce à l'actrice.
Dans le film de SCOTT, l'héroïne donne une impression de fragilité. C'est une victime qui subit et qui finalement s'en sort plus grâce à son formidable instinct de survie qu'autre chose. CAMERON quant à lui nous décrit le personnage comme une femme extrêmement forte psychologiquement et physiquement. Elle s'engage volontairement dans le combat et son but c'est la destruction des Aliens. La femme fragile est devenue une véritable guerrière. Une "Rambo" au féminin.
L'autre intérêt d'"Aliens" c'est que CAMERON nous en dit plus sur le monstre lui-même, il clarifie les mœurs des extra-terrestres, décrie leur organisation comme une colonie comparable à une ruche, même si cela enlève beaucoup au mystère de la "bête".

99

Finalement, avec son budget de 18M de $, CAMERON nous propose un film de guerre avec beaucoup d'action, de rapports humains et d'ennemis plus tellement invisibles. Une guerre matriarcale opposant Ripley protégeant Newt face à la reine Alien protégeant ses oeufs. Un duel colossal.

Critique de publiée le 29 juin 2004.

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