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Critique du film : Nekromantik [1988], par Christophe B.

Avis critique rédigé par Christophe B. le mardi 26 février 2008 à 12h31

La transgression Allemande

Rob travaille pour une société mortuaire. Fasciné par la mort, il vole un cadavre et le ramène discrètement à la maison pour en faire un macabre objet de divertissement sexuel. Il a cependant la surprise de constater que sa femme finit par préférer la compagnie du cadavre à la sienne.


La nécrophilie n'est pas un thème souvent abordé au cinéma, mais il est loin d'être rare. Depuis L'effroyable secret du Dr Hichcock en passant par Love Me Deadly, Blue Holocaust, ou encore Baiser Macabre, le "sentiment nécrophile" a été traité de différentes manières. Mais pour la première fois, Nekromantik va nous l'exposer de la façon la plus crue et directe qui soit, en allant jusqu'au bout du sujet.
L'auteur de Nekromantik : Jörg Buttgereit, projectionniste de son état (24 ans au moment du tournage), s'est fait connaître dans l'underground horrifique par deux courts métrages particulièrement morbides (Horror Heaven et Hot Love), aujourd'hui introuvables, avant de compiler ses penchants transgressifs dans ce premier film.
Influencé par les faits divers morbides, la littérature criminelle et les auteurs érotiques, Nekromantik s'est immédiatement hissé au rang de film culte tant son sujet affiche un réel mépris des tabous et du "bon goût" cinématographique.
Le film étale devant les yeux du spectateur des scènes plus choquantes les unes que les autres. A travers la passion maladive des deux protagonistes pour la mort, le réalisateur multiplie les expositions d'organes et de corps pourrissants, fait se vautrer le couple dans des bains de sang, leur fait faire l'amour avec un cadavre en état de décomposition, lécher les liquides suintants de chairs putréfiées...
La réalisation hésitante, le format 16mm et les effets spéciaux miséreux renforcent, paradoxalement, l'ambiance lugubre, morbide, et la force évocatrice, très glauque, des images, capables de soulever l'estomac des plus coriaces amateurs de gore. Et le tout s'enrobe d'un style assez tragico-lyrique, poétique même parfois, en total décalage avec le thème.
Le réalisateur et son scénariste, Franz Rodenkirchen, envisagent d'étranges rapports entre l'amour, le sexe et la mort. Ils expriment sur pellicule leur vision de l'expression qui veut que l'orgasme ait été défini comme "la petite mort". Ils rapprochent ces moments pour n'en faire qu'une seule et même émotion, notamment dans la scène finale du film où le personnage jouit littéralement de sa propre mort. Ce suicide apparaît d'ailleurs comme un véritable élément positif du film. Une délivrance pour le personnage mais aussi pour le spectateur, éprouvé...

La conclusion de à propos du Film : Nekromantik [1988]

Christophe B.
68

Nekromantik n'est pas une oeuvre tout à fait comme les autres. Difficile de définir le style exact de ce film. Ici pas de frissons horrifiques, pas d'humour jubilatoire. Juste le malaise, l'obsession, la perversité, le dégoût, la transgression, la profanation, l'obscénité, et une flopée d'autres sensations difficiles à exprimer, qui en font un film culte pour les uns (John Waters l'a qualifié de génial) ou indéfendable pour les autres. Mais en tous cas, cette oeuvre ne laissera personne de marbre.

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