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Along came a spider >

Critique du Musique : Along came a spider

Avis critique rédigé par Christophe B. le mercredi 17 décembre 2008 à 14:53

Le croque-mitaine est de retour...

Vincent Furnier alias Alice Cooper n'est pas né de la dernière pluie.
Présent depuis plus de 40 ans sur la scène Rock/Métal, à plus de 60 balais, le chanteur aura fait un sacré bout de chemin sur les routes tortueuses du rock'n'roll. D'abord avec le Alice Cooper Group de 1964 à 1974, puis en solo dès 1975 et un album qui va faire sa légende : Welcome To My Nightmare. Un album qui fera de lui le père fondateur du "shock rock", bien avant Kiss, Mötley Crüe, Marilyn Manson et autre Rob Zombie.
Mais la gloire des années 70 va voir arriver des années 80 beaucoup plus difficiles pour l'artiste : des disques qui se vendent moins bien et un alcoolisme à combattre. Pas évident... Et puis les années 90 et 2000 signent sa renaissance. Élevé au rang d'icône dans le film Waynes Worlds, il multiplie les apparitions cinématographiques et adapte sa musique en surfant sur toutes les modes. De la new wave à l'indus, en passant par un "Modern metal" assez extrême, l'artiste se laisse porter par les vent dominants.
Et voici que depuis peu, le chanteur opère un grand retour en arrière pour retrouver le hard rock "seventies" qui a fait son succès. Un hard rock modernisé cependant, ce qui prouve bien que le sexagénaire est loin de sombrer dans le gâtisme.


Along Came A Spider, est donc son nouvel album (son 25ème album studio pour être parfaitement exact). Un concept album qui nous plonge dans l'univers horrifique qui sied tellement au chanteur, et où il retrouve Steven, le personnage au centre de Welcome To My Nightmare en 1975 et de The Last Temptation en 1994. L'adolescent confronté au mal dans les précédents épisodes est désormais devenu un adulte totalement dérangé qui se fait appeler Spider et qui écume la région à bord de sa voiture pour assassiner d'innocentes jeune femmes. La police est totalement déconcertée tandis que nuit après nuit elle découvre les corps des victimes enroulées dans un cocon de soie, en partie dévorées et dont une des jambes est manquante. Car Steven est devenu serial killer dont le but ultime est de prélever une jambe à chacune de ses proies, afin de reconstituer une monstrueuse araignée à huit pattes. Mais alors qu'il touche au but, le tueur s'éprend de sa huitième victime... C'est à travers le journal intime du tueur que le chanteur nous entraîne à sa suite.
Along Came A Spider est une histoire typique de l'univers du chanteur. Mais pour une fois, Cooper ne monte pas son concept dans le seul but de flatter son ego. Le grandiloquent habituel est délaissé au profit d'une histoire aux ambiances redoutables (à l'image des premières parole d'un des morceaux : "Tu as la tête de quelqu'un qui pourrait tenir dans le coffre de ma voiture..."), où Spider évolue dans un monde totalement décalé, décadent, sombre, troublant, inquiétant, mais où le tueur psychopathe, tout à l'horreur de ses actes, sait également se faire sensible, voire totalement romantique par instants.
Le livret de l'album est en soit un véritable petit chef d'oeuvre. Les photographies de Gabrielle Geiselman pour illustrer la vie de Spider sont d'une qualité irréprochable. Et on y découvre Calico, la propre fille du chanteur, dans le rôle d'une scream-queen plus vraie que nature.
Concernant la musique elle-même, force est de constater avant toute chose, que vocalement, Alice Cooper est au sommet de sa forme, sa performance ne trahit aucunement son âge.
Les mélodies, quant à elles, nous font voyager dans la discographie complète du chanteur, rassemblant l'ensemble des ambiances de ses nombreux albums en privilégiant largement le son très rock et groovy de ses débuts. C'est classique, mais largement jouissif pour les aficionados du genre.

Dans l'ensemble les morceaux sont assez percutants et certains sonnent déjà comme de futurs "classiques" de l'artiste : Catch Me If You Can en premier lieu, avec son refrain qui se grave immédiatement dans la mémoire et un solo de guitare virtuose.
On a cependant l'impression que l'artiste s'auto-parodie sur certains morceaux tels que I Know Where You Live, Wrapped In Silk ou encore The One That Got Away, qui évoquent largement Constrictor, un des ses albums des années 80. Ces titres restent de très bonnes compositions, mais trop marquées par le poids du passé. Pourtant l'artiste fait de véritables efforts de modernisation, insérant quelques touches discrètes de machines ici ou là et musclant le son seventies d'effets très modernes.
Mais ce qui manque réellement le plus ce sont les ambiances auxquelles l'artiste nous avait habitué dans ses précédents albums conceptuels. Aucun bruitage ou ambiance particulière ne vient ici faire le lien entre les morceaux, ce qui est fichtrement dommage tant on attend de Alice Cooper qu'il nous propose ce type de friandises. Toute l'ambiance repose sur la tonalité très cinématographie de certains morceaux.
Autres déceptions de taille : les ballades faiblardes que sont Killed By Love et Salvation, qui malgré de bonnes mélodies, installent une ambiance gnan-gnan qui tombe comme un cheveu sur la soupe et, hélas, le morceau final I Am A Spider, indigeste à souhait...
L'ensemble manque terriblement de la basse vrombissante et des gros riffs plombés qui ont fait le succès de l'artiste, préférant ici un son de guitare sec et agressif.
Mais ne boudons cependant pas notre plaisir de retrouver un Cooper en pleine forme qui fait la part belle au passé. Les petits défaut s'oublient rapidement à l'écoute de morceau tels que Wake The Dead, étonnante ambiance pop-rock psychédélique pleine d'énergie.

68

Along Came A Spider a d'indéniables qualités. Vocalement, Alice Cooper est dans une forme olympique et le livret est une grande réussite. Mais on peut tout de même largement rester sur sa faim, tant on attendait mieux d'un artiste aussi emblématique que Cooper. Un arrière goût d'album inachevé vient ternir le tableau...

Critique de publiée le 17 décembre 2008.

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