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Alien - Le Huitième Passager >

Critique du Comics : Alien - Le Huitième Passager

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 18 mai 2013 à 1202

Alien Reborn

Au printemps 1979 sortait dans les salles américaines (et quelques mois plus tard en France) Alien, un film qui allait, tout à la fois, marquer d’une pierre noire l’histoire du cinéma et traumatiser toute une génération de fans de science-fiction. Réalisé par un Ridley Scott au sommet de son art, sur un scénario du regretté Dan O'Bannon, ce film terrifiant et claustrophobe remettait au gout du jour un genre un peu oublié - l’horreur-fiction – et initiait une nouvelle mythologie exploitant une créature au design extrêmement réussi (grâce au talent créatif du scuplteur Hans Rudi Giger). Monstrueux (dans tous les sens du terme) carton au box-office, Alien s’installait donc pour longtemps au sommet des concepts bankable, initiant même une série de séquelles qualitativement inégales. Mais ceci est une autre histoire...

La même année, le magazine Heavy Metal décide de récupérer pour son compte le scénario d’Alien, le huitième passager. Mais hors de question de confier la tâche à quelques sous-fifres au talent discutable, il leur faut les meilleurs, tant à l’écriture de l’adaptation qu’au dessin. C’est donc Archie Goodwin et Walt Simonson qui se voient confier la difficile mission de  retranscrire sur papier la terrifiante atmosphère du film de Ridley Scott. En 1979, le premier ne se présente déjà plus. Auteur de nombreux comic books pour DC et Marvel, il est même depuis deux ans le rédacteur-en-chef de Marvel Comics. Une pointure, une star du milieu, l’homme de la situation. Par contre, Walter Simonson, alors âgé de 33 ans, est surtout connu à l’époque pour son travail sur Thor et Hulk, chez Marvel Comics, mais il est déjà très proche de Goodwin (en fait, depuis 1973 et leur collaboration sur Manhunter). On devine toutefois en son art une future légende du milieu. Et c’est tout naturellement que le grand scénariste va solliciter son trait énergique et viscéral pour mettre en forme les terribles évènements qui secouent les passagers du Nostromo.

La bande dessinée d’Alien, le huitième passager, voit son script construit sur les ébauches du story-board de Ridley Scott. Il exploite même les quelques scènes qui ont été coupées au montage. Inutile, donc, de préciser que le lecteur d’aujourd’hui ne sera pas captivé par un récit qu’il connait par cœur. Par contre, le connaisseur reconnaitra l’habileté des auteurs dans leur méthodologie narrative et la pertinence des inserts de gros plans. Bénéficiant d’un découpage qui retranscrit parfaitement les différentes « couleurs » du métrage, ce comic book se déguste comme une madeleine de Proust. On s’amuse également à noter que certains plans du film, encore trop frais pour être cultes, ne sont pas présents dans la BD, comme lorsque Ripley, en lingerie, se cache dans le vestiaire pour enfiler une combinaison. Au dessin, Walter Simonson a choisi de magnifier la créature en lui donnant plus de volume que dans le film. Elle apparait plus massive et moins reptilienne. Un choix qui peut occasionner une petite gène, bien vite oubliée quand on se penche sur l’œuvre dans son ensemble, riche en planches saisissantes, comme la page 38, consacrée à « l’accouchement » , construite à partir d’un angle de vue inédit… et spectaculaire ! Ainsi, s’il serait exagéré de dire que le cette bande dessinée nous fait redécouvrir l’œuvre, elle est loin d’être intrinsèquement inintéressante, à la fois de par son approche graphique, assez réussie, que par sa construction, très efficace. Enfin, son coté « collector » ne manquera pas d’intéresser les fans de la franchise qui ne posederaient pas la version de 1979.

La conclusion de

S’il est indéniablement plus un objet de collection qu’autre chose, Alien, le huitième passager est apte à intéresser toutes les catégories de lecteurs, à la condition qu’ils aiment, bien entendu, la SF. Avec un récit excellemment retranscrit et un dessin efficace, ce comic book témoigne à la fois du talent de deux grandes figures du milieu et nous offre un regard sur la pratique de cet art à la fin des années 70. Une excellente initiative de Soleil US Comics.

Que faut-il en retenir ?

  • Une habile retranscription
  • Des dessins efficaces
  • Un objet de collection

Que faut-il oublier ?

  • Une histoire forcément connue

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