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Le Tarnier de Gor >

Critique du Roman : Le Tarnier de Gor

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 17 février 2006 à 11:56

Du rhum, des femmes et d’la bière, nom de Dieu!

Morceau choisi (accrochez-vous les filles !) : Elle dansa devant moi pendant plusieurs minutes, ses soieries écarlates flamboyaient dans la clarté du feu, ses pieds avec leurs clochettes aux chevilles frappaient doucement le tapis. Avec un dernier tintement de cymbalettes, elle se laissa tomber sur le tapis devant moi, le souffle bruyant et rapide, les yeux enflammés de désir. Je me retrouvai auprès d’elle et elle dans mes bras. Son cœur battait à se rompre contre ma poitrine. Elle me regarda dans les yeux, les lèvres tremblantes, balbutiante mais audible. - Demande le fer, dit-elle. Marque-moi, Maître.
Ha la la, comment parler de Gor sans risquer de subir l’ire de toute féministe convaincue. Car Gor est reac, Gor est macho, Gor est à la littérature ce que Manowar est à la musique métal et Houellebecq à la littérature ; le paroxysme grossier d’un sexisme exacerbé. Mais est-ce vraiment nouveau, et si grave que ça ? Et doit t’on jeter l’opprobre sur son auteur, l’américain John Norman, qui manie probablement le seconde degré (même s’il peut sembler de mauvais goût) de manière tellement systématique que cela en devient louche. Il faudrait également avoir la même attitude envers Howard ou Burroughs, des auteurs bien mieux estimés mais qui n’était pourtant pas vraiment avant-gardiste sur le délicat sujet de l’émancipation féminine. Non ?
Le Tarnier de Gor est le premier livre appartenant à la colossale saga de Tarl Cabot, un terrien qui se retrouve projeté malgré lui sur Gor, un monde fantastique à la civilisation primitive et violente, plein de barbares musclés et de filles sculpturales légèrement vêtues (comme à Malibu, quoi). Pour entamer l’écriture de son cycle, John Norman a pris comme base créative la saga de Edgar Rice Burroughs, le cycle de Mars, de manière volontaire et affichée. Ainsi, comme John Carter, le héros de Burroughs, Tarl Cabot se retrouve involontairement ‘’téléporté’’ sur un monde inconnu et fantastique, un monde sur lequel il aura un rôle primordial à jouer et qui amènera un changement radical du visage de cet univers violent et bigarré.
La comparaison s’arrête à peu près là, car la terre de Gor est un univers beaucoup plus ‘’sword and sorcery’’ que Mars, et qui se rapproche plutôt des terres barbares chères à Conan ou à Thongor (avec la présence inédite d’une technologie étrange et élitiste). Un monde finalement dans l’air de son temps, ce premier tome ayant été écrit à la fin des années 60, en pleine période New Worlds and co (Moorcock, Carter, Leiber, etc.) . L’amateur d’heroic fantasy se retrouve alors en territoire connu, mais avec un personnage principal plus facilement identifiable puisqu’il lui est contemporain, et de classe sociale quelconque (un professeur d’Histoire).
Malgré les stéréotypes omniprésents ; le héros invincible et admiré (ou craint) de tous, les femmes esclaves ; objet du désir des hommes et totalement soumises, voir consentantes (sic), le cycle de Gor est cependant un univers très riche et totalement dépaysant. Dés le premier tome, dans le lequel Tarl Cabot va effectuer son initiation de véritable mâle, le lecteur est emmené dans une grande épopée épique, pleine de voyages, de cruels combats et d’actes héroïques. Norman ne perd d’ailleurs pas de temps. Dés le tome 1, Cabot va se trouver un père, une compagne, et une réputation. Sa transformation en guerrier farouche et belliqueux est d’ailleurs d’une rapidité assez risible. Mais qu’importe, le rythme est rapide, l’écriture agréable et légère, et l’action trépidante. Que demander de plus ?

67

Catalogué peut-être un peu trop rapidement comme de la littérature de bas de gamme, le cycle de Gor et son premier tome (le Tarnier de Gor) mériterait, je pense, qu’on lui accorde une deuxième chance. Car même s’il n’est pas vraiment original, ni inventif, il est doté d’une bonne dose d’action héroïque pleine de testostérone menée de manière assez jubilatoire , grâce à un style d’écriture pas si primaire que ça. Franchement, je me suis bien amusé à la lecture de ce premier tome. Mais je suis peux être mauvais juge, car moi, les femmes en strings enchaînées, ça m’excite…

Critique de publiée le 17 février 2006.

Que faut-il en retenir ?

  • Un monde riche et dépaysant
  • Une écriture agréable
  • Facile d’accès
  • De l’action, de l’action

Que faut-il oublier ?

  • Sexisme très poussé
  • Personnages stéréotypés
  • Manque de profondeur

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