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Le Sang de la Déchirure >

Critique du Roman : Le Sang de la Déchirure

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 8 août 2007 à 14:44

La grande croisade de Richard Rahl..

Les membres de la reine, bien plus musclés que ceux d’un dragon, étaient couverts de petites écailles qui rappelaient d’avantage celles des mriswiths. Une crête chitineuse courait du bout de sa queue à la base de son crâne, entouré d’une couronne de piques. Sur sa tête, supportant un cercle d’épines plus souples – presque des antennes -, un bulbe de chair nue pulsait au rythme de sa respiration. La reine regarda autour d’elle en battant lentement des ailes. A l’évidence, elle s’attendait à voir quelque chose…
Cette créature est l’une des nombreuses adversités que Richard Rahl va devoir affronter dans ses nouvelles tribulations décrites tout au long du Sang de la Déchirure, troisième tome du cycle de l’épée de vérité. Dans ce roman de plus de 500 pages, que beaucoup de critiques considèrent comme une œuvre de transition, j’y ai personnellement trouvé moult satisfactions. Par conséquent, ce qualificatif employé, à senteur fortement péjorative, est loin de convenir à mon jugement. Je mettrais même la barre nettement plus haut, car je pense que non seulement Le Sang de la Déchirure n’est pas un volet mineur de la saga mais, bien au contraire, une véritable oeuvre charnière.
Dans ce 3ème opus, Richard, devenu maître de la nation de D’Hara, va devoir user de tout son talent magique et de son habilité diplomatique pour empêcher les forces du Mal de submerger le monde tout en barrant la route aux inquisitions aveugles de l’ordre du Sang de la Déchirure, mené par le fanatique Tobias Brogan. Dans cette œuvre de lecture très facile, fidèle à son habitude, l’auteur Terry Goodking se penche à mettre en évidence la perceptibilité de son héros, ce qui va entraîner le récit dans une succession de faits d’armes héroïques et de catastrophes involontaires. Parallèlement à cela, il développe fortement la psychologie des nombreux autres intervenants qui se retrouvent impliqués grandement dans l’action. En effet, dans l’univers créé par l’auteur américain, nombreux sont les personnages ayant une influence directe sur son évolution. Cette richesse rend bien évidemment les récits d’autant plus intéressants qu’ils sont moins linéaires (l’un des principaux défauts que l’on relève dans la fantasy grand public, avec le manque de renouvellement).
Terry Goodking continue également à cultiver les paradoxes. On pourrait même dire qu’il amplifie encore plus les contrastes. Ainsi, les rapports entre Richard et Kahlan restent toujours aussi fleur bleue, à la limite de la niaiserie agaçante, alors que de nombreuses ambiances nous confrontent à un univers sombre et pernicieux, appuyé par des descriptifs sadiques et gore. Cet aspect de sa personnalité reste, de mon point de vue, toujours aussi troublant. Mais il est indéniable que cet écrivain – qui se cherche sûrement encore un peu – a un don : J’ai été séduit une nouvelle fois par son aisance dans le domaine de la description épique, notamment lors de la mise en place d’une gigantesque bataille fantasy, point culminant du roman, qui se révèle vraiment exaltante. Donc, même si l’on ne peut qualifier l’écriture de Terry Goodking de grande littérature (je mettrais son art au niveau de celui de Feist), il serait malhonnête d’occulter son talent dans le domaine de la narration romanesque.

70

Le Sang de la Déchirure est un roman plus sombre que les deux premiers. Une nouvelle aventure, encore plus riches en créatures fantastiques et en magie, nous est proposée mettant en scène des protagonistes qui, loin d’être monolithiques, évoluent de concert avec la mutation de leur environnement. Avec ce troisième tome, Terry Goodkind - avec son style habituel - nous propose un roman très épique, remplis de personnages haut en couleur et de rebondissements. Si vous aimez Eddings, Tolkien et Feist, ce cycle est définitivement écrit pour vous…

Critique de publiée le 8 août 2007.

Que faut-il en retenir ?

  • Un univers en constante évolution
  • Belle galerie de personnages haut en couleurs
  • Niveau d’écriture très accessible mais élégant

Que faut-il oublier ?

  • Quelques descriptifs vraiment trop niais
  • Et le dragon, il est parti en vacances ?
  • Une fin ouverte avec beaucoup d’interrogations

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