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Critique du roman : Conan le Cimmérien #2 [1982], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 11 octobre 2007 à 13h33

Les voyages exotiques et périlleux du jeune Conan

Heimdul poussa un rugissement et bondit ; son épée étincela comme elle décrivait un arc de cercle mortel. La lame s’écrasa en chantant sur le casque de Conan qui vola en éclats, au milieu d’étincelles bleutées. Le Cimmérien vacilla ; devant ses yeux flottèrent des brumes rouges. Pourtant, comme il titubait, il porta une botte, de toute la force de ses puissantes épaules. La pointe acérée arracha les mailles d’airain et s’enfonça, brisant les os et transperçant le cœur. Le guerrier aux cheveux roux mourut aux pieds de Conan…
Conan le Cimmérien est un recueil de nouvelles écrites en grande partie par Robert E. Howard. Ces textes inédits, découverts par L. Sprague de Camp au cours de l’année 1951, ont été retravaillés par lui-même et son ami Lin Carter pour les transformer en des récits publiables. Ce recueil est le deuxième volume – sur les douze existants – narrant les aventures de Conan (8 sont disponibles en français). Ces nouvelles sont consacrées aux jeunes années du guerriers du Nord (il a une vingtaine d’année) et chacune est précédée d’une introduction la situant chronologiquement et géographiquement.
- La malédiction du Monolithe, de Robert E. Howard (24 pages) : la nouvelle la plus « classique » du recueil. Conan escorte une mission diplomatique et est victime de la félonie d’un espion oriental qui le fait tomber dans un terrible piège : le magnétisme vampirique d’un monolithe maudit.
- Le dieu maculé de sang, de Howard et de Camp (28 pages) : une nouvelle plus « citadine », au parfum des mille et une nuits, dans laquelle Conan se retrouve face à Keraspa, un demi-dieu sanguinaire. Très épique et bien rythmé.
- La fille du Géant du Gel, de Robert E. Howard (15 pages) : courte nouvelle dans laquelle Conan, mercenaire dans les contrées d’Hyperborée, rencontre une magnifique et cruelle déesse. Rêve d’un soldat inconscient ou réalité, seul le dénouement nous donne un indice. Un récit un peu trop court pour que l’on s’y attache.
- Le repaire du Ver des Glaces, de Camp et Carter (24 pages) : Conan est toujours dans le Nord, cette nouvelle fait suite à la précédente. Passant un col, le guerrier va délivre une jeune fille des griffes d’hommes sauvages puis affronter un gigantesque serpent des glaces pour laver son honneur. Monstre vite expédié, situation périlleuse guère mise en valeur. Une des plus mauvaises nouvelles du livre.
A ce moment, les auteurs prennent la décision de proposer quatre nouvelles exotiques, loin des glaces d’Hyperborée. Ils nous racontent les aventures de Conan lors de ses voyages dans les contrées « africaines » de Kush et des Royaumes Noirs.
- La reine de la Côte Noire, de Robert E. Howard (41 pages) : une des meilleures nouvelles de la saga, qui mériterait un plus grand développement. Conan, capturé par Bêlit - une pirate - devient rapidement son amant et adjoint. Ensembles, avec leur équipage de redoutables flibustiers noirs, ils vont s’enfoncer dans les Royaumes Noirs par le fleuve Zorkhéba, à la recherche de butins. Ils vont alors découvrir, enfouie dans la jungle, une antique cité à demi-détruite, occupée par une créature redoutable et millénaire.
- La vallée des femmes perdues, de Robert E. Howard (29 pages) : Conan, suite à la perte de sa chère Bêlit s’est installé dans la région. Il est devenu un puissant chef de guerre, un pillard sans pitié. Il va cependant faire preuve de bonté en sauvant d’une mort affreuse un jolie esclave et éliminer sans défaillir un démon ailé. Une nouvelle assez sympa, avec un Conan peu fréquentable, mais qui est un peu gâchée par un dénouement précipité.
- Le château de la terreur, de Camp et Carter (28 pages) : Remontant vers le Nord, Conan échappe de justesse à une attaque de lions. Menacé par un violent orage, il trouve refuge dans des colossales ruines. C’est dans cet endroit qu’il va recevoir de la visite, à savoir des fantômes assoiffés d’âmes humaines et une équipée de négriers Stygiens. Une bonne ambiance, assez glauque, proche des récits Lovecraftiens.
- Le groin dans les Ténèbres, de Howard, Camp et Carter (39 pages) : toujours résident en pays Kushite, Conan est désormais capitaine de la garde (et amant) de la belle et vénéneuse Tananda, reine de Meroê. C’est alors que des morts étranges surviennent, sanglantes et immondes. On soupçonne les actes d’un démon. Oui, mais pourquoi, et invoqué par qui ? Pendant ce temps, dans les rues de la Cité Extérieure, le peuple, affamé et opprimé, gronde… Là, j’ai pas du tout accroché, de nombreuses incohérences et raccourcis osés plombent un récit qui aurait pu être intéressant.

La conclusion de à propos du Roman : Conan le Cimmérien #2 [1982]

Nicolas L.
65

Conan le Cimmérien est un excellent panorama portant sur l’univers de Conan. Bien rythmées, issues d’une écriture facile, ces nouvelles dégagent un indéniable parfum épique malgré un permanent aspect rétro, voire démodé, qui colle aux textes. En effet, certains risquent fort d’être contrariés par ces nombreuses allusions machistes (les filles sont tout le temps à poil, même dans les pays enneigés) et racistes qui étaient les poinçons d’origine de la littérature populaire d’avant-guerre (Je l’ignore ; mais je suis là des contrées noires. On arrive à rien avec ces gens-là…, déclare sur la fin Conan à la belle Diana, une blanche aux seins d’albâtre).

Que faut-il en retenir ?

  • Un regard assez général sur les contrées exotiques
  • Un excellente nouvelle : la Reine de la Côte Noire
  • Conan, un héros intemporel à connaitre si l’on veut causer fantasy en société

Que faut-il oublier ?

  • Démonstration d’idées machistes et racistes plutôt dépassée
  • Niveau d’écriture peu enrichissant

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